abusesaffiliationarrow-downarrow-leftarrow-rightarrow-upattack-typeburgerchevron-downchevron-leftchevron-rightchevron-upClock iconclosedeletedevelopment-povertydiscriminationdollardownloademailenvironmentexternal-linkfacebookfiltergenderglobegroupshealthinformation-outlineinformationinstagraminvestment-trade-globalisationissueslabourlanguagesShapeCombined Shapelocationmap-pinminusnewsorganisationotheroverviewpluspreviewprofilerefreshnewssearchsecurityPathtagticktooltiptwitteruniversalityweb

This page is not available in English and is being displayed in French

Article

Côte d'Ivoire: Pour acheter les stocks de cacao dont disposent les exportateurs locaux, des multinationales exigent une importante réduction du prix du kilogramme

"Côte d’Ivoire : Les 6 multinationales exigent du CCC des réductions massives de prix pour acheter 100 000 tonnes de cacao aux mains des exportateurs ivoiriens", 23 février 2021

Le Conseil Café Cacao (CCC) qui, afin d’aider les producteurs Ivoiriens, a laissé les petits exportateurs ivoiriens acheter massivement des fèves de cacao sans contrats de déblocage au moment du ralentissement des achats entre décembre et février cherche à présent à vendre environ 100,000 tonnes de cacao détenues par ces exportateurs locaux qui n’ont pas de contrepartie, ont affirmé des sources chez les multinationales, au CCC et des exportateurs ivoiriens.

Habituellement, il est interdit à un exportateur d’acheter des fèves de cacao sans contrats d’exportation et sans contrepartie mais, volontairement, le CCC n’a pas appliqué cette règle pour permettre aux planteurs de vendre les stocks dont ils disposaient entre décembre et février...

Aujourd’hui, pour vendre aux filiales des 6 multinationales en Côte d’Ivoire le reste de la récolte de cacao encore aux mains des planteurs, le CCC a été contraint de baisser son différentiel d’origine à un niveau très bas et en dessous du marché, de -200 à -250 livres Sterling par tonne (hors DRD), soit 400 dollars US/ tonne (220 fcfa par kilo) plus bas que ce qu’elles payaient avant la mise en place du Différentiel de Revenu Décent (DRD), ce que plusieurs observateurs commentent comme un remboursement forcé du DRD sur le prix d’origine...

“Aucune multinationale ne souhaite reprendre ces stocks, si le différentiel n’est pas attractif. Disons entre -£350 et -£400 par tonne pour ces volumes » a déclaré le directeur d’une société internationale d’exportation qui justifie cela par le fait qu’ils ont déjà leurs propres contrats à exécuter.