abusesaffiliationarrow-downarrow-leftarrow-rightarrow-upattack-typeburgerchevron-downchevron-leftchevron-rightchevron-upClock iconclosedeletedevelopment-povertydiscriminationdollardownloademailenvironmentexternal-linkfacebookfiltergenderglobegroupshealthinformation-outlineinformationinstagraminvestment-trade-globalisationissueslabourlanguagesShapeCombined Shapeline, chart, up, arrow, graphlocationmap-pinminusnewsorganisationotheroverviewpluspreviewArtboard 185profilerefreshnewssearchsecurityPathStock downStock steadyStock uptagticktooltiptwitteruniversalityweb

This page is not available in English and is being displayed in French

Article

En Colombie, la mort aux trousses pour les activistes indigènes

Au début des années 1970, les peuples indigènes du Cauca ont commencé à s'organiser pour lutter contre les grands producteurs de canne à sucre, qu'ils accusaient de les chasser de leurs terres fertiles pour développer leur activité.

"Les forêts d'autrefois disparaissent, la faune, la flore... C'est très inquiétant", déplore Mme Umenza.

Pour cette membre de la tribu Nasa, pas de doute, la monoculture de la canne à sucre est la principale responsable de la déforestation. Car la canne "consomme beaucoup d'eau et assèche les sols".

Les conclusions du rapport de Global Witness vont dans le même sens: de nombreuses industries "agissent de manière irresponsable depuis des décennies". Elles "contribuent et sont les premières bénéficiaires des attaques contre les défenseurs de l'environnement", accuse l'ONG.

En 2020, l'exploitation minière et l'agro-industrie peuvent être considérées comme responsables de 34 meurtres, selon Global Witness, qui a observé un contrôle croissant des "groupes paramilitaires et criminels" sur les populations rurales.

Le Cauca, l'une des régions les plus troublées de Colombie, illustre parfaitement les menaces conjointes qui pèsent sur la nature et ses défenseurs.

Près de Toribío, où vit Mme Umenza, l'extraction illégale d'or pollue l'eau au mercure et, plus au nord, les pesticides utilisés pour la culture illégale de la marijuana empoisonnent les sols.

Ces deux négoces enrichissent des dissidents de l'ex-guérilla de FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, signataire d'un accord de paix signé 2016), les rebelles marxistes de l'ELN (Armée de libération nationale), et des groupes paramilitaires d'extrême droite.

Selon Mme Umenza, certaines entreprises ayant pignon sur rue profitent également de l'exploitation illégale d'or qu'elles achètent à bas prix. "Ils parrainent tous ces creuseurs et mineurs artisanaux, soit-disant illégaux"....

"Dans les territoires indigènes, nous avons heureusement réussi à empêcher l'exploitation minière", se réjouit le leader indigène...

Part of the following stories

2020 : Année la plus meurtrière pour les défenseurs de l'environnement dans le monde, selon Global Witness

Global: 227 environment and land defenders were killed in 2020, reveals Global Witness