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L'industrie du chocolat est responsable de la déforestation illégale liée à la culture du cacao en Côte d'Ivoire et au Ghana, selon Mighty Earth

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Author: Kamagaté Issouf, Fraternité Matin (Côte d'Ivoire)

Dans le contexte agricole actuel, marqué par la dégradation des sols, le vieillissement des cacaoyers et  leur infection par des ravageurs, les acteurs du domaine réfléchissent à l’adoption de nouvelles pratiques agricoles respectant l’environnement. Ainsi, ils  veulent produire plus de cacao sur moins de terre. Cette nouvelle stratégie vise non seulement à pérenniser la production du cacao, mais aussi à préserver la forêt. Car, selon des études de la Banque mondiale, entre 1988 et 2007, 2,3 millions d’hectares de forêt ont disparu en Afrique de l’Ouest à cause de la culture du cacaoyer, provoquant une dégradation des sols, des pénuries d’eau et des mauvaises récoltes. Face à ce constat, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont lancé un cadre d’action, dans le souci d’accélérer les investissements pour la production cacaoyère durable. Aussi, la Banque mondiale, en collaboration avec la Fondation mondiale du cacao et Climate Focus, a publié un nouveau rapport pour aider ces pays et entreprises à mettre en œuvre des cadres d’action au niveau des producteurs de cacao, intitulé « Forest- and Climate -Smart Cocoa in Côte d'Ivoire and Ghana: Aligning Stakeholders to Support Smallholders in Deforestation-Free Cocoa ». Ce rapport met en évidence huit mesures prioritaires que les acteurs publics et privés peuvent prendre afin d’orienter les pratiques agricoles vers une gestion plus durable de la production de cacao en Afrique de l’Ouest, et ainsi mettre fin à la déforestation. « Si l’on veut accélérer la transition vers une production de cacao climato-intelligente en Côte d’Ivoire et au Ghana, il est impératif que les autorités publiques, les entreprises, les populations et les organisations de la société civile partagent une même vision » a soutenu Charlotte Streck, directrice de Climate Focus.

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Author: Etelle Higonnet, Mighty Earth (Etats-Unis)

L’industrie du chocolat a décidé aujourd’hui  de mettre fin à la déforestation liée à la culture du cacao en Afrique de l’Ouest. Après avoir connu un passé amer, les forêts d’Afrique peuvent désormais aspirer à des lendemains meilleurs. En promettant de mettre un terme à la destruction de ces forêts et de restaurer les zones précédemment détruites, un véritable avenir pour la faune et la flore d’Afrique de l’Ouest se dessine. Cette annonce intervient après l’enquête de Mighty Earth sur l’industrie du cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana, qui a montré que la production de cacao entraînait une déforestation massive, notamment dans les aires protégées comme les parcs nationaux ou forêts classes...Le pacte signé aujourd’hui n’est que le début d’un long chemin à parcourir, car  plus de 90 % des forêts de Côte d’Ivoire ont disparu et 7 000 kilomètres carrés de forêts ont été défrichés au Ghana entre 2001 et 2014. Les éléphants, les chimpanzés et d’autres espèces de singes moins connues, mais non moins remarquables, ont été contraints par l’activité liée à l’industrie du chocolat de se réfugier dans de minuscules parcelles résiduelles de forêt. La tâche sera en effet ardue avant que les consommateurs puissent à nouveau manger en toute bonne conscience le chocolat de leurs marques préférées. Mais ces consommateurs et les Africains de l’Ouest savent au moins que le secteur du chocolat et leurs gouvernements s’attaquent enfin de manière sérieuse au problème...Cette avancée est bien sûr le fruit d’un travail d’équipe. Un projet de cette envergure n’aurait tout simplement pas pu voir le jour sans la participation des gouvernements ghanéen et ivoirien, la créativité et les efforts sans faille de la fondation Sustainable Trade Initiative (IDH) et de la Fondation mondiale du cacao...Mais ces bonnes intentions doivent maintenant se traduire concrètement et rapidement sur le terrain...l’industrie du chocolat doit annoncer qu’elle étendra son engagement pour un cacao « zéro déforestation » à la production de chocolat dans le reste du monde...Ce secteur devra également renforcer son engagement auprès des travailleurs et des communautés qui vivent à proximité des plantations de cacao en interdisant l’utilisation de pesticides dangereux et en adoptant rapidement des systèmes de cultures biologiques et sous ombrage.

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Author: La Côte d'Ivoire et les entreprises signataires

Nous, les signataires de ce Cadre d’Action Commune, nous nous engageons à travailler ensemble sur les plans techniques et financiers, pour la préservation et la réhabilitation des forets de Côte d'Ivoire, en accord avec la politique forestière nationale en vigueur...Ce Cadre d’Action s’appuie sur la Déclaration d’Intention Collective annoncée à la réunion de haut niveau organisée par Son Altesse Royale le Prince de Galles à Londres en mars 2017. Il définit les engagements principaux, les actions tangibles, les objectifs assortis de délais précis et d’autres prérequis nécessaires pour une chaîne de valeur du cacao sans déforestation en Côte d’Ivoire. Le Cadre d’Actions a été développé au travers d’un processus multi-parties prenantes qui a rassemblé le Gouvernement, le secteur privé y compris les producteurs et organisations de producteurs, les organisations de la société civile nationales et internationales, les partenaires au développement et autres parties prenantes en Côte d’Ivoire et à l’international. Il est organisé autour des trois thématiques suivantes: • Protection et restauration de la forêt : cette thématique comprend la conservation des parcs nationaux et réserves, l’amélioration de la couverture forestière dans le domaine rural ainsi que la restauration des forêts classées, ayant été dégradées par les activités humaines, en particulier par l’empiètement des plantations de cacao; • Production durable et sources de revenu des producteurs: cette thématique comprend l’intensification responsable et la diversification de la production afin d’accroitre les rendements et revenus des producteurs de cacao, et de réduire la pression sur les forêts; et • Participation des communautés et inclusion sociale: cette thématique couvre les garanties sociales au travers de l’engagement de la société civile et des communautés...En signant ce Cadre d’Action, le Gouvernement et les entreprises signataires s’accordent sur huit engagements principaux...Actions pour la Protection et Restauration des Forêts: Les signataires reconnaissent l’importance cruciale de la protection et la restauration des forêts ayant été précédemment dégradées en Côte d’Ivoire. Ils s’engagent sur les points suivants...

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16 November 2017

Joint Framework for Action - Ghana

Author: Government of Ghana and undersigned companies

We, the Government of Ghana – through the Minister of Land & Natural Resources - and undersigned companies, commit to work together to end deforestation and promote forest protection and restoration in the cocoa supply chain in Ghana through this Joint Framework for Action. The Framework builds on the Statement of Intent launched at a High - Level Meeting in London hosted by HRH The Prince of Wales in March 2017. It defines core commitments, verifiable actions, and timebound targets required for a deforestation-free and forest positive cocoa supply chain in Ghana. The Framework was developed through a multi-stakeholder process that brought together government, private sector, farmers and farmers’ organizations, national and international civil society organizations, development partners, and other stakeholders in Ghana and at the global level. It is structured around the following three themes: Forest protection and restoration: this covers the conservation and rehabilitation of National Parks, Wildlife Sanctuaries, Wildlife Resource Reserves, Forest Reserves, and unprotected off-reserve forest lands; Sustainable production and farmers’ livelihood : this covers sustainable intensification and diversification of production in order to increase farmers’ yields and income and to reduce pressure on forests ; and Community engagement and social inclusion: this covers social safeguards through civil society and community engagement...By signing the Framework,Government and signatory companies agree to eight core commitments...Signatories recognize the critical importance of protecting Ghana forests and of restoring forests that have been previously degraded. They commit to the following: A.There will be no further conversion of any forest land (as defined under national regulations and using methodologies such as High Carbon Stock (HCS) and High Conservation Value (HCV) approach) for cocoa production as of 1 January 2018. B. There will be no production and sourcing of cocoa from National Parks, Wildlife Sanctuaries, and Wildlife Resource Reserves, except from farms with existing legal status, as of 1 January 2018. C. A differentiated approach for Forest Reserves will be adopted by Government by 31 December 2018. It will be based on the following categories and will specify the number of hectares, timeline, roles and responsibilities, budget and fund-mobilization strategy for each category.

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Author: Eugène Yao, Fraternité Matin (Côte d'Ivoire)

Mighty Earth,...a publié en collaboration avec le Regroupement des acteurs ivoiriens des droits humains (Raidh), un rapport intitulé « la déforestation amère du chocolat »...Selon Etelle Higonnet, directrice juridique et de campagne de cette organisation, « le mode d’approvisionnement en chocolat est considéré comme la première cause de déforestation dans la sous-région. Et la Côte d’Ivoire est le premier pays qui perd très rapidement ses forêts devant le Cameroun (2è), le Ghana (3è) et le Liberia (4è) ». Le rapport indique qu’en 1960, la Côte d’Ivoire était en grande partie couverte de forêts et celles-ci constituaient l’habitat de prédilection des éléphants et des chimpanzés. Mais aujourd’hui, une grande partie de cet habitat de la faune a disparu. « Il ne reste que 200 à 400 éléphants sur une population qui à l’origine en comptait des dizaines de milliers. Aussi, les forêts occupent aujourd’hui moins de 11% du territoire et moins de 3,7% de forêts denses », révèle le rapport. Ce document souligne que le cacao ne s’est pas contenté de détruire les territoires qu’on pouvait défricher légalement mais a contribué à la destruction à grande échelle des parcs nationaux et des réserves...Les résultats de l’enquête montrent également que de grands chocolatiers et négociants de cacao sont impliqués dans ce processus. C’est donc à juste titre que ce rapport invite les acteurs du secteur à la cessation immédiate des pratiques illégales destructrices de la forêt  « Notre objectif n’est pas d’inciter un embargo sur le cacao car, la demande de chocolat ne cesse de croître (2 à 5% par an), mais d’encourager des comportements responsables. Notamment en amenant les chocolatiers à investir dans les produits durables, en encourageant le cacao cultivé sous le couvert forestier et l’amélioration de leur rendement », soutient Etelle Higonnet.

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Author: Espoir Olodo, Agence Ecofin (Suisse)

Le chocolat n’est pas seulement un produit de consommation de luxe, il représente surtout une source de destruction de nombreuses couvertures forestières chez les principaux pourvoyeurs de la matière première que sont la Côte d’Ivoire et le Ghana. C’est la principale conclusion du nouveau rapport de...Mighty Earth, intitulé « La déforestation amère du chocolat »...Pour l’Organisation...les acteurs de l’industrie mondiale du chocolat qu’ils soient négociants (Barry Callebaut, Cargill et Olam) ou chocolatiers (Hershey’s, Nestlé, Mondelez, Lindt et Ferrero), entretiennent la déforestation dans ces deux pays et s’approvisionnent en matière première au niveau de plantations cacaoyères installées dans des zones protégées. « Nous avons pu identifier sept coopératives ayant acheté du cacao provenant des aires protégées que nous avons visitées, et ayant confirmé l’avoir ensuite vendu à d’importants négociants internationaux comme Cargill, Olam et Barry Callebaut. Il est évident que ces négociants sont responsables de la création d’un marché pour le cacao cultivé illégalement, qui finit par rentrer dans les barres chocolatées consommées à travers le monde entier.», indique l’ONG. « Une étude menée par l’Université de l’Etat d’Ohio concernant 23 aires protégées de Côte d’Ivoire, a conclu que sept d’entre elles avaient été presque entièrement converties en cultures de cacao.  Non loin de là, au Ghana, le deuxième producteur mondial de cacao, la situation est identique : entre 2001 et 2014, 117 866 hectares d’aires protégées ont été défrichés et le Ghana a perdu plus de 7 000 kilomètres carrés de forêts, soit au moins 10 % de l’ensemble de son couvert forestier ; un tiers de la déforestation du pays peut être imputé aux activités liées au secteur du chocolat.», ajoute Mighty Earth...Face au récent engagement de 35 sociétés de production de cacao et de chocolat du monde, vers la présentation d’un cadre d’action devant aboutir à une chaîne d’approvisionnement en cacao sans déforestation en novembre prochain lors de la 23ième Conférence des Parties (COP23) en Allemagne, l’Organisation reste sceptique. « Ces sociétés peuvent faire une immense différence puisqu’elles détiennent ensemble l’écrasante majorité du marché du chocolat et du cacao. Mais pour l’instant, Celles-ci n’ont fourni aucun détail quant à la nature exacte de leur programme, ce qui doit être fait d’ici la fin de l’année. Par exemple, elles n’ont pas encore garanti que les futures expansions des cultures seront menées sans déforestation, afin de protéger les paysages à haut stock de carbone. Elles n’ont pas non plus explicité leur action à l’égard des territoires défrichés dans les parcs nationaux et les aires protégées de Côte d’Ivoire.», estime le rapport.

 

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Author: RFI

Radio France Internationale...ont pu obtenir avant sa publication un rapport de l'organisation de défense de l'environnement Mighty Earth...[qui]...montre qu'une partie du chocolat consommé dans le monde proviendrait de forêts et de parcs protégés en Côte d'Ivoire. L'ONG affirme avoir mis à jour une longue chaîne d'exploitation illégale du cacao dans les zones forestières où toute plantation est interdite. L'ONG a remonté le fil jusqu'à la vente de cette production aux grands industriels des secteurs cacao-chocolat...En dégustant un Ferrero, un carré de Lindt ou encore une barre de Mars, il est possible que votre pause gourmande soit en partie d'origine illégale. Mighty Earth appelle cela le côté obscur du chocolat. L'ONG met à jour une chaîne de complicité dans le secteur du cacao ivoirien, partant des zones boisées protégées, parfois à 90% colonisées par des exploitations illégales...Rick Scobey, président de la World Cocoa Foundation, qui rassemble les intérêts des plus grands producteurs de cacao et fabricants de chocolat, explique que les entreprises agissent pour combattre la déforestation et qu'un nouveau plan sera annoncé prochainement. « Ce problème, dit-il, est connu depuis des années. Les entreprises ont déjà pris des mesures en investissant dans la traçabilité du cacao, en travaillant sur de l’agroforesterie mixte avec des plantations plus respectueuses de l’environnement, et en agissant en faveur de la restauration de certaines zones. En début d’année, 35 entreprises du secteur ont décidé de s’unir pour lancer un nouveau partenariat avec le gouvernement ivoirien et mettre fin à la déforestation au Ghana et Côte d’Ivoire. Notre programme sera annoncé en novembre à la COP 23. Mais pour vous donner quelques pistes, nous instaurons des limites à l’exploitation en zone forestière, il y aura des efforts dans la protection, une restauration des secteurs protégés, avec un renforcement des lois de protection. Nous chercherons à augmenter la productivité des plantations pour obtenir davantage de cacao sur un espace plus réduit. Enfin, il y aura un volet pour aider à la reconversion des fermiers. Car ce rapport a des faiblesses. Il ne reconnaît pas la dimension sociale de la déforestation. Il faut respecter les droits des centaines de milliers de cultivateurs de cacao et leurs familles qui dépendent de ces forêts. Le rapport ne tient pas compte des conséquences de ses recommandations. Enfin Mighty Earth ne dit pas qu’une intensification agricole durable est aussi une étape essentielle pour réduire la pression sur les forêts protégées. »

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Report
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Author: Etelle Higonnet, Marisa Bellantonio and Glenn Hurowitz, Mighty Earth (Etats-Unis)

À des milliers de kilomètres des foyers européens et américains où il est goulûment dévoré s’étend le vaste paysage désolé de la Côte d’Ivoire, le plus important producteur de cacao au monde...afin de satisfaire la demande de géants de la chocolaterie comme Nestlé, Cadbury et Mars, de nombreux parcs nationaux du pays et d’aires protégées ont été défrichés pour laisser place à des exploitations de cacao, la matière première du chocolat...Mighty Earth a mené une enquête approfondie et internationale au cœur du secteur du cacao. Pour confectionner leurs tablettes et barres chocolatées, les chocolatiers s’approvisionnent en cacao auprès de grosses entreprises de l’agroalimentaire comme Olam, Cargill et Barry Callebaut...Cette enquête a pu démontrer que de toute évidence, en plus d’être à l’origine de vastes défrichages à travers le pays, ces firmes achètent depuis des années du cacao cultivé sur des zones défrichées illégalement situées dans des parcs nationaux et des forêts protégées. Il est maintenant avéré que le marché créé par le secteur du chocolat est le premier facteur de déforestation en Côte d’Ivoire et au Ghana, les deux plus importants producteurs de cacao...Un grand nombre de parcs nationaux et d’aires protégées de Côte d’Ivoire ont été entièrement ou presque entièrement défrichés et remplacés par des exploitations de cacao...au Ghana...la situation est identique...les grandes marques de chocolat ont commencé à reconnaître publiquement leur responsabilité et se sont engagées à lutter contre le phénomène de déforestation. Début 2017, 34 grandes entreprises du secteur ont rejoint l’initiative du prince Charles et s’apprêtent à annoncer en novembre prochain un plan pour mettre fin à cette déforestation...Enfin, ce rapport conclut que le secteur du chocolat doit immédiatement cesser ses pratiques illégales et destructrices, doit remédier aux dégâts causés et prendre des mesures concrètes afin de garantir qu’il ne reproduira pas ailleurs ses erreurs passées...trois des plus grands négociants de cacao — Olam, Cargill et Barry Callebaut — achètent du cacao cultivé illégalement sur des aires protégées. Ces négociants vendent ensuite ce cacao aux poids lourds du chocolat. Mars, Hershey, Mondelēz et Ferrero en font partie...En Côte d’Ivoire, les cultivateurs de cacao gagnent quotidiennement 0,5 $ environ, et près de 0,84 $ au Ghana...le secteur du chocolat est connu pour ses violations régulières des droits du travail et des pratiques comme l’esclavagev ou le travail des enfants D’après le Département du travail des États-Unis en 2015, le nombre d’enfants travaillant illégalement dans les plantations de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire s’est accru de 21 % en cinq ans. Près de 2,1 millions d’enfants sont toujours impliqués dans la récolte dangereuse et pénible du cacao en Afrique de l’Ouest. Plutôt que d’éliminer ce problème, le secteur s’est contenté de s’engager à réduire le travail des enfants en Côte d’Ivoire et au Ghana de 70 % d’ici 2020...

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Author: Mighty Earth (Etats-Unis)

La culture du cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana est responsable de la disparition de vastes étendues boisées...Une nouvelle enquête menée par Mighty Earth et intitulée "L’amère déforestation du chocolat", révèle qu’une quantité importante du cacao avec lequel Mars, Nestlé, Hershey, Godiva et d’autres grandes marques fabriquent leur chocolat est cultivée illégalement dans des parcs nationaux et des aires protégées en Côte d’Ivoire et au Ghana...Ce rapport démontre que plusieurs parcs nationaux et aires protégées ont vu 90 % de leur surface, voire davantage, convertie en cultures de cacao, alors que les forêts denses ne recouvrent plus que 4 % de la Côte d’Ivoire. Le laxisme des chocolatiers en matière d’approvisionnement a également entraîné une déforestation massive au Ghana...Trois sociétés, Cargill, Olam et Barry Callebaut, contrôlent à elles seules près de la moitié du marché mondial du cacao. L’enquête de Mighty Earth a remonté la filière du cacao...là où les grandes sociétés de chocolaterie le transforment en tablettes...« Le degré d’implication de marques célèbres de chocolat comme Mars dans la destruction des parcs nationaux et des aires protégées est choquant », a déclaré Etelle Higonnet, Directrice juridique et Directrice de campagne pour Mighty Earth. « Ces sociétés doivent immédiatement prendre des mesures fortes pour mettre un terme une bonne fois pour toutes à la déforestation, et remédier aux dégâts causés par le passé. »...« Nous espérons que ces autres pays prendront conscience des méfaits de l’industrie du chocolat en Côte d’Ivoire, et qu’ils empêcheront ses acteurs de répéter ailleurs leurs mauvaises pratiques », poursuit Etelle Higonnet. « Les anciennes forêts de notre nation étaient autrefois un paradis pour la faune comme les chimpanzés...Aujourd’hui, elles sont fortement dégradées et déboisées, et sont sur le point de disparaître », a déclaré Signo Kouamé Soulago Fernand, Secrétaire général du ROSCIDET...« Cette déforestation est due principalement à la culture du cacao. Or, nous devons parvenir à développer une agriculture respectueuse des forêts et qui profite réellement aux communautés et à l’économie du pays. Les grands groupes chocolatiers doivent soutenir les actions du gouvernement en ce sens à la fois financièrement et sur un plan technologique. »...Nous avons pu démontrer que des négociants achetaient ouvertement ces fèves cultivées illégalement pour les vendre ensuite aux plus grands chocolatiers du monde. Malgré les nombreuses initiatives publiques en matière de développement durable lancées par ces derniers, ces pratiques se sont perpétuées sans réel changement. « L’industrie du cacao poursuit son exploitation des forêts et des communautés d’Afrique de l’Ouest pour un cacao vendu pour une bouchée de pain », a déclaré Sindou Bamba, Coordinateur général de Regroupement des acteurs ivoiriens des droits humains (RAIDH). « Mais ce cacao bon marché coûte en revanche fort cher à la Côte d’Ivoire en matière de déforestation et d’abus des droits humains. Il est grand temps que ce secteur achète le cacao à un prix décent aux agriculteurs et qu’il mette en œuvre des pratiques de production durables afin d’assurer la résilience des écosystèmes locaux, car nous finirons tous par payer tôt ou tard le prix de la destruction de ces forêts. » Les cultivateurs de cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana gagnent en moyenne moins de 0,82 $ par jour et travaillent souvent de longues heures dans des conditions dangereuses. Le travail des enfants reste encore une pratique courante pour ce secteur, malgré les promesses de nombreux chocolatiers d’éliminer cette pratique. Ce rapport arrive à point nommé pour le secteur du chocolat qui doit saisir cette occasion pour prendre de véritables mesures orientées vers un futur plus responsable sur le plan environnemental...le Prince Charles a convoqué les PDG et hauts dirigeants de 34 grandes entreprises du secteur du chocolat pour les exhorter à agir contre la déforestation. Ces entreprises ont promis de présenter un plan concret en novembre, à l’occasion du prochain sommet sur le climat à Bonn. « Ce rapport montre que le secteur du chocolat proclame depuis longtemps des engagements en matière de développement durable, mais que cela ne l’a pas empêché de se comporter de manière indigne, a déclaré Etelle Higonnet. Le Prince Charles est parvenu à réunir les acteurs de ce secteur autour d’une table afin qu’ils réfléchissent enfin à des actions concrètes, et a créé ainsi une occasion unique pour impulser un changement possible. »


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Report
17 July 2017

Forest Friendly Cocoa in Côte d'Ivoire

Author: Mondelez International, MINSEDD, REDD+Côte d'Ivoire and UNDP

How government, farmers, civil society, the private sector and other key stakeholders can work together and take action to remove deforestation from cocoa supply chains, safeguarding livelihoods as well as nationally and globally significant forests in Côte d'Ivoire...Côte d'Ivoire has seen extensive deforestation over the past decades. Cocoa farming, with 98 per cent of its production yielded by small holders, is one of the primary causes of deforestation in the country, making the cocoa production sector the key focus of the REDD+ mechanism. As consumer concern grows, there is growing momentum, led by the Government and increasingly supported by the private sector and other key stakeholders, to eliminate deforestation from cocoa supply chains in the country. This is especially critical in the country’s Southwest, where farmers are increasingly encroaching on the nationally and globally significant Tai National Park, one of the largest remnants of the vast forest system that once stretched across the region. Due to its biodiversity and crucial forest ecosystem, this National Park was designated a UNESCO Biosphere Reserve and World Heritage Site. Meanwhile, with the degredation of the environment around them, farming communities are also seeing a decrease in their quality of life, while their incomes are also dwindling, due to poor production practices and lack of investment into their farms. Today, the majority of Côte d'Ivoire forest cover is concentrated in protected areas and gazetted forests (2.16 million ha). This discussion paper puts forward a Strategy for Reduced Encroachment of Cocoa Farming into Legally Protected State-owned Forests. It lays out five steps for the sector – public and private – to work together to achieve this in a way that would enable those who rely on the producton of cocoa the most – smallholders – to gain the support they need to shift towards a more sustainable and profitable way of producing cocoa in Côte d'Ivoire.

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