Mali: Violentes manifestations de jeunes contre la mine de Randgold - L'entreprise regrette l’utilisation de la violence contre les individus et les institutions

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Author: Diala Thiény Konaté, maliactu.net (Mali)

Kéniéba, chef-lieu de Cercle éponyme, est surtout connue pour sa richesse en or. Cependant, depuis quatre mois, la cité se singularise par des manifestations aux conséquences parfois dramatiques...Il y a environ deux mois, ce sont les femmes de Kéniéba qui prenaient la même ville en otage en installant des barrages sur les grandes artères et en enflammant des pneus. Hier, lundi, c’était le tour des jeunes rassemblés dans une association dénommée Bureau Communal de la Jeunesse de se manifester de façon très violente dans un conflit avec la société Randgold qui exploite la mine de Gounkoto...il ressort que c’est une mauvaise gestion de la crise qui est à la source de ce déferlement de violence des jeunes de Kéniéba. L’attaque des symboles de l’État, qui est inacceptable quelles que soient les raisons évoquées, montrent cependant que les autorités locales n’ont pas su prendre la mesure de la crise qui couvait et n’ont, par conséquent, pas su y apporter les réponses de nature à calmer les ardeurs et faire baisser la tension dans les cœurs et les esprits. Pourtant, la sortie des femmes de Kéniéba contre la pénurie d’eau potable dans la ville et la marche de protestation des populations pour se désolidariser de la délégation de la ville venue soutenir IBK, auraient dû inciter les autorités locales à prendre au sérieux toutes les questions sociales de la cité minières et environs...Si l’intermédiation a pleinement fonctionné dans cette crise grâce à l’Huissier Sylvain Famakan Kéita qui a obtenu la levée du siège de la mine de SOMILO par les jeunes frondeurs, on ne comprend pas la décision des responsables de la société minière de poursuivre en justice des travailleurs de la mine impliqués dans l’occupation de celle-ci, après un début de solution. En plus, le Préfet...n’aurait pas accordé toute l’attention nécessaire aux sollicitations des jeunes du Bureau Communal de la Jeunesse...il semble que toutes les voies de recours ayant été épuisées pour le règlement pacifique de ce qui n’était qu’un différend, les jeunes de Kéniéba étaient désespérés de voir leurs problèmes se régler un jour. Cela ne justifie certes pas l’explosion de violences constatées, car celles-ci n’ont fait qu’empirer les choses, mais il l’explique en partie.

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Author: Intellivoire (Côte d'Ivoire)

Randgold Resources a confirmé qu’un «mouvement de jeunes» dans la ville de Kéniéba, dans l’ouest du Mali, est à l’origine  la destruction de biens appartenant aux autorités locales et au gouvernement malien. Kéniéba se trouve à 17 kilomètres de la mine Gounkoto de Randgold qui employait plus de 300 personnes de la ville. “L’entreprise regrette l’utilisation de la violence contre les individus et les institutions qui font partie de la communauté plus large de Gounkoto”, a déclaré Randgold. “Son information est que le gouvernement prend des mesures appropriées pour remédier à la situation.”...A la suite d’un différend entre des travailleurs et la Somilo (Société minière de Loulo Gounkoto), des manifestants se sont attaqués aux édifices publics en saccageant les bureaux de la préfecture, la résidence du préfet ainsi que celles de ses deux adjoints, selon un communiqué du ministère malien de l’Administration. Selon des habitants de la ville, les critères d’embauche dans la mine d’or de Gounkoto, jugés “discriminatoires” par les jeunes de Kéniéba sont à l’origine des violences. Selon des informations officielles ,un manifestant a été tué lors de violents affrontements qui ont opposé ce lundi des populations aux forces de l’ordre à Kéniéba (région de Kayes) à l’ouest du Mali.

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Author: Intellivoire (Côte d'Ivoire)

Un manifestant a été tué lors de violents affrontements qui ont opposé ce lundi des populations aux forces de l’ordre à Kéniéba (région de Kayes) à l’ouest du Mali, a-t-on appris de source officielle. A la suite d’un différend entre des travailleurs et la Somilo (Société minière de Loulo Gounkoto), des manifestants se sont attaqués aux édifices publics en saccageant les bureaux de la préfecture, la résidence du préfet ainsi que celles de ses deux adjoints, selon un communiqué du ministère malien de l’Administration. Selon des habitants de la ville, les critères d’embauche dans la mine d’or de Gounkoto, jugés “discriminatoires” par les jeunes de Kéniéba sont à l’origine des violences. Réunis au sein de l’association dénommée Bureau Communal de la Jeunesse, ils ont déclenché un mouvement de protestation en prenant le contrôle de la mine qu’ils ont mis à l’arrêt. Durant trois jours, les négociations engagées avec la direction de Randgold n’ont pas permis de trouver une issue à leur revendication fondamentale, à savoir le recrutement automatique des jeunes qui ont effectué des stages de plusieurs mois au sein de la société. Le gouverneur de la région de Kayes devait se rendre à Kéniéba avec une forte délégation d’élus et de notabilités pour essayer de calmer les esprits.

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Author: Maliactu.net (Mali)

Plusieurs civils ont été blessés ce lundi 11 juin suite à des affrontements qui les ont opposés avec les forces de l’ordre. La préfecture et le domicile du Préfet ont été incendiés par une foule en colère contre les autorités locales. Toute la matinée, la tension était forte dans cette ville aurifère. A l’origine des affrontements, l’employabilité des jeunes locaux au sein de Gounkoto, une mine de la société Rand Gold, dans laquelle la population a demandé sans succès un quotas dans le recrutement.

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