Qatar : L'Emirat responsable pour les abus de droit du travail à l'encontre des travailleurs migrants, selon Amnesty International

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Author: Aymeric Le Gall, 20minutes (France)

Le Qatar s’est engagé ce mercredi à parachever une réforme du Code du travail destinée à améliorer les conditions des travailleurs migrants, en réponse aux doutes exprimées par Amnesty International…

L’ONG de défense des droits humains a estimé que le Qatar risquait de ne pas tenir ses promesses d’amélioration des conditions de centaines de milliers de travailleurs immigrés avant le début du Mondial de football prévu dans l’émirat en 2022…

« Le Qatar comprend que des changements sont nécessaires et reste déterminé à les mettre en œuvre le plus rapidement possible, tout en veillant à ce qu’ils soient efficaces et adaptés aux conditions de notre marché du travail », a réagi [le 5 février] dans un communiqué le gouvernement qatari.

« Un changement efficace et durable prend du temps et c’est ce à quoi nous nous sommes engagés », ont précisé les autorités...

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Author: Aymeric Le Gall, 20minutes (France)

Selon Amnesty International, le Qatar risque de ne pas tenir ses promesses d’amélioration des conditions de centaines de milliers de travailleurs immigrés avant le début du Mondial de football qu’il accueillera en 2022…

Bien que le rapport se concentre sur la situation des deux millions de travailleurs immigrés présents dans cet émirat, et non pas seulement sur celle des 30.000 d’entre eux employés directement pour la préparation des infrastructures pour le Mondial 2022, Amnesty estime que la Fifa a une « responsabilité » en ce qui concerne la prévention des abus…

L’ONG a appelé le Qatar à renforcer et faire respecter les lois sociales, à augmenter le salaire minimum afin d’éviter que les travailleurs immigrés ne soient étranglés par des dettes, à faire cesser la pratique de certains employeurs qui retiennent les passeports de leurs salariés. L’ONG a aussi plaidé pour une meilleure protection des quelque 175.000 employés domestiques, qui « restent loin des yeux et oubliés »…

Le Qatar a été contraint, sous la pression internationale, à des réformes telles que l’instauration d’un salaire minimum ou l’abolition partielle du visa de sortie qui obligeait les travailleurs immigrés à obtenir l’autorisation de leurs patrons pour pouvoir quitter le pays. Il a aussi accepté en 2017 de travailler plus étroitement avec l’Organisation internationale du travail (OIT) qui dispose maintenant d’un bureau à Doha.

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