RDC: Le PCA de la Gécamines nouvellement reconduit répond aux ONG qui l'accusent de manque de transparence et de mauvaise gestion

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Author: Jeune Afrique

Kasongo Mwema Yamba Y'amba, porte-parole du président Félix Tshisekedi, a frontalement mis en cause lundi la gestion de la Gécamines par Albert Yuma, un proche de l'ex-président Joseph Kabila...C’est avec des termes habituellement utilisés par les ONG que le porte-parole du président Félix Tshisekedi s’est interrogé sur le manque de transparence présumée de la Générale des carrières et des mines (Gécamines – GCM). « Où va l’argent? », a ainsi questionné sur Twitter le porte-parole du chef de l’État, Kasongo Mwema Yamba Y’amba.

La GCM ne paie que 20 millions de dollars d’impôts chaque année. Dans le même temps, elle reçoit la redevance de contrats d’une vingtaine de multinationales. Kasongo Mwema Yamba Y’amba a nommément mis en cause le président du conseil d’administration de la Gécamines, Albert Yuma, proche de l’ex-président Kabila qui avait été pressenti comme Premier ministre. « On comprend pourquoi l’ordonnance “dépouillant” Yuma de ses pouvoirs exorbitant dérange », a ajouté Kasongo Mwema Yamba Y’amba...le porte-parole du président a confirmé ses critiques. « Les deux dernières ordonnances du président dans les entreprises publiques ont provoqué des remous. La situation est telle que je devais réagir », a-t-il déclaré...Le 3 juin, le président Tshisekedi a reconduit par ordonnance Albert Yuma au poste de président du conseil d’administration (PCA) de la Gécamines...Une autre ordonnance a nommé un vieil opposant, Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président du conseil d’administration (PCA) de la Société des chemins de fer congolais (SNCC)...Ces deux ordonnances ont suscité la colère de la majorité pro-Kabila du Front commun pour le Congo (FCC)...« Cette initiative affichée par nos collègues du FCC consistant à débattre des ordonnances signées par le président de la République est inacceptable et inconstitutionnelle », ont répliqué les députés du groupe parlementaire Cap pour le changement (Cach) pro-Tshisekedi.

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Author: RFI

La Gécamines s'est de nouveau retrouvée dans la ligne de mire d'ONG pour son manque présumé de transparence au détriment du Trésor public de la République démocratique du Congo. Des accusations auxquelles l’entreprise publique minière a répondu...Parmi les clarifications, celle sur l'écart entre les déclarations faites au Trésor public, de 372 millions de dollars versés, et celles faites à l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives, de 109 millions de dollars entre 2010 et 2014.

Pour la Gécamines, il n’y aurait pas de contradiction ou de volonté de dissimuler : seuls 109 millions de dollars auraient été effectivement versés par l'entreprise au Trésor public pendant cette période. Le reste, à savoir 263 millions de dollars, ayant été versé précédemment sous forme d'avances sur fiscalité. En clair, cet argent aurait été avancé par l'entreprise à l'État en vue du paiement d'impôts futurs, et donc pas effectivement versé à l'État sur cette période. Des avances comptabilisées dans les comptes de la Gécamines, insiste l’entreprise.

Reste que ce système d'avances fiscales est critiqué par de nombreuses ONG de par son manque de traçabilité, et des justifications a posteriori. Autre clarification : celle sur l'obligation de rendre publics ses états financiers, comme le lui demande la société civile. La Gécamines, elle, affirme que la loi n'impose pas aux sociétés publiques de son type de rendre publics leurs états financiers. Et la Gécamines de rappeler que 51 entreprises congolaises ont échoué à fiabiliser leurs données selon les critères de l'ITIE - et que les ONG gagneraient donc à se pencher sur ces entreprises plutôt que sur leur entreprise minière publique.

 

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Author: RFI

La Ligue congolaise de lutte contre la corruption appelle les nouveaux dirigeants de la société des chemins de fer, tous deux d'ex-opposants, à demander un audit de l'entreprise, non seulement sur les fonds versés par le gouvernement congolais, mais aussi par la Banque mondiale...l'institution, qui avait investi dans les transports dans le pays, se plaignait du peu de résultats alors que cette société d'État était dirigée par celui qui est devenu Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Pour la Banque mondiale, le bilan à l'issue de cinq années de soutien, c'est que la situation financière à la SNCC est « malsaine ». La Société nationale des chemins de fer du Congo est même « en faillite », selon le rapport de fin de projet de l’institution... 

Il a fallu se séparer d'un tiers des employés – quelque 4 000 –, réhabiliter des wagons et locomotives... Malgré cela, les auteurs de ce rapport se disent « hautement insatisfaits » des résultats et redoutent que les investissements ne survivent pas à la fin du projet. L'institution de Bretton Woods avait investi dans le secteur du transport en République démocratique du Congo près de 400 millions de dollars en cinq ans...

Pour la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (Licoco), il faut arracher un audit, non seulement sur les fonds versés par le gouvernement congolais, mais aussi sur ceux versés par la Banque mondiale, même si cela risque d'éclabousser le tout nouveau Premier ministre. Nous réclamons qu'il y ait un audit et que les coupables soient traduits devant les tribunaux...[dit] Ernest Mpararo, président de la Licoco...

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Author: RFI

Alors que les discussions sur le gouvernement n’ont toujours pas abouti en RDC, le président Félix Tshisekedi a confirmé Albert Yuma, un proche de l’ex-président Kabila, à la tête de la Gécamines, l’entreprise minière du Congo qu’il dirige depuis 2010. Albert Yuma est un fidèle parmi les fidèles de Joseph Kabila. L’ex-président avait d’ailleurs rêvé pour lui le poste de Premier ministre. Mais le nouveau chef de l’État, Félix Tshisekedi, l’a écarté de la course, en raison des accusations de corruption portées contre lui par plusieurs ONG, notamment Global Witness et le Centre Carter qui ont toutes deux signalé la disparition de centaines de millions de dollars de recettes publiques versées à la Gécamines pendant son mandat.

Des accusations dont Albert Yuma se défend mais qui n’auront pas empêché Félix Tshisekedi de le reconduire à la tête de l’entreprise minière, dont la gestion est capitale pour les ressources publiques. Également président de la FEC, la Fédération des entreprises du Congo, Albert Yuma est artisan du nouveau code minier adopté l’an passé pour, selon lui, rééquilibrer le partage des revenus miniers entre la RDC et ses partenaires étrangers.

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