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France : Les agriculteurs ne seraient pas suffisamment protégés des pesticides, selon une étude

Author: Olivier Monod, Le Monde, Published on: 14 January 2020

« Pesticides : l'efficacité des équipements de protection des agriculteurs en question », 10 janvier 2020

Les équipements de protection des agriculteurs sont-ils efficaces ?...«L'efficacité des équipements individuels de protection (EPI) en conditions réelles est surestimée. 

Parfois c'est l'image négative des EPI renvoyée aux voisins qui empêche l'utilisation de la combinaison. Viennent ensuite les problèmes de confort (combinaisons trop chaudes ou mal adaptées aux mouvements) ou encore la réalité sociale de l'exploitation. 

En France, on compte près 800 000 travailleurs non permanents dans les exploitations agricoles... Dans cette catégorie, on trouve des migrants, des travailleurs détachés, des personnes payées par des prestataires de services... «Les travailleurs non permanents... n'ont...pas une exposition directe aux pesticides mais indirecte, par les résidus dans les feuilles, sur les fruits, dans les poussières. Or, ces expositions indirectes aux pesticides sont très peu prises en compte, quand bien même des recherches tendent à prouver que l'on peut arriver à des niveaux d'exposition comparables de manière directe ou indirecte», explique [Catherine Laurent, coauteure de l’étude].

Le problème que pointe l'étude est de nature à remettre en cause les autorisations de mise sur le marché des molécules les plus dangereuses. En effet, le risque pour l'opérateur n'est parfois acceptable qu'avec le port d'EPI. Mais si lesdits EPI ne sont pas efficaces sur le terrain, faut-il continuer à autoriser ces substances ? En 2016, déjà, l'Anses notait que «le port d'EPI n'est pas toujours pratiqué par les applicateurs pendant les phases de travail pour lesquelles il constitue pourtant une des conditions de l'autorisation de mise sur le marché des produits utilisés».

...en 2013, l'Inserm affirmait... : «Il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l'adulte : la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et certains cancers hématopoïétiques (lymphome non Hodgkinien, myélomes multiples).» 

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