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Le Collectif Ethique sur l'étiquette enjoint les donneurs d’ordre à assumer leur obligation de vigilance pendant la pandémie de COVID-19

« Rana Plaza, 7 ans déjà. D'épidémies en effondrements : à quand une industrie fondée sur les droits fondamentaux des travailleur.euse.s ? », 24 avril 2020

L’anniversaire du plus grave accident survenu dans l’industrie de l’habillement se déroule dans le contexte d’une crise sanitaire mondiale qui affecte de manière directe ses travailleur.euse.s, privés de leur travail mais surtout de leur salaire, victimes subites de la loi du seul marché et des comportements court-termistes des donneurs d’ordre. 7 ans après la prise de conscience internationale sur le secteur, d’effondrements d’immeubles en pandémies, combien de catastrophes encore pour que des mesures contraignantes sanctionnent les comportements économiques qui violent les droits fondamentaux ? Il faut élaborer un devoir de vigilance international.

La pandémie de COVID-19 a mis en lumière de manière brutale la précarité extrême des ouvrier.e.s de l’habillement, dont les conditions de survie, en l’absence de systèmes nationaux de protection sociale, sont étroitement liées aux fluctuations de l’économie – et au comportement des multinationales...

Les grandes enseignes ont eu des réflexes délétères face à la chute drastique de la consommation de vêtements : nombre d’entre elles ont annulé des commandes, pour certaines déjà produites, auprès de leurs fournisseurs, usant de manière abusive d’une clause de « force majeure » dans des contrats déjà majoritairement en leur faveur, faisant peser le risque sur les maillons les plus faibles de la chaîne.

Ce comportement irresponsable en a entraîné d’autres : fermetures d’usines du jour au lendemain, renvoi des travailleur.euse.s sans préavis et non versement des salaires dus, ajoutant de l’insécurité à la pauvreté chronique...

Dans l’immédiat, nous enjoignons les donneurs d’ordre du secteur à se reprendre et à assumer leur obligation de vigilance...

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