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Afrique: Des gouvernements s'attaquent aux faux médicaments qui déciment les populations et nourrissent le terrorisme

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Auteur: Danielle Paquette, Washington Post

"Fake drugs kill people and fund terror. African leaders hope to do something about it.", 18 January 2020

The pills tend to come surreptitiously from China, India and Nigeria...They land on street corners...But fake drugs kill tens of thousands of people each year in a global counterfeit trade worth an estimated $200 billion, thwarting progress in the fight against malaria...experts say, while funding organized crime. The scourge is particularly alarming in West Africa, where...“You are poor, and you are spending your money on something that is going to kill you,” Faure Gnassingbé, the president of Togo... “Yet, it is not treated as a crime.”...

The Togolese leader hosted his counterparts from Senegal and Uganda on Saturday in Lome, where...Representatives from Ghana, Congo, Niger and Gambia also signed a pact to ramp up intelligence sharing and security at the borders...Peddling fake drugs is illegal in most countries, but enforcement is shaky...About 122,000 children die each year on the continent from fake antimalarial drugs, according to an estimate from the Brazzaville Foundation, a London group that focuses on the issue. In some areas, as many as 60 percent of drugs sold are thought to be counterfeit, the nonprofit said...

“This abject trafficking generates enormous profits for criminals and terrorists, destabilizing some of the most fragile countries in the world,” said Jean-Yves Ollivier, the foundation’s president...Counterfeit goods have long been linked to criminal gangs, with studies tying knockoff sales to terrorist organizations that exploit child labor...Those militants fund the war by ambushing towns and stealing livestock, taking over artisan gold mines and kidnapping people for ransom, officials have said. They also profit from counterfeit drugs, said Gnassingbé, the Togolese president. “Terrorists,” he said, “are living on fake medicine traffic.”

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20 January 2020

Faux médicaments : à Lomé, s'est ouvert un nouveau front africain de combat… cette fois-ci sur le plan politique

Auteur: Idriss Linge, Agence Ecofin (Suisse)

Les chefs d'Etat de l'Ouganda, du Sénégal ainsi que les représentants du président du Ghana, du Niger et du Congo-Brazzaville se sont réunis les 17 et 18 janvier à Lomé autour du président togolais Faure Gnassingbé, pour lancer une nouvelle initiative de lutte contre le trafic de faux médicaments...« La particularité de notre initiative est double. Pour la première fois, elle est portée par des chefs d'Etat africains et repose sur un fondement politique fort », a expliqué le président Gnassingbé...La déclaration de Lomé a été effectivement signée et donne mandat à la Fondation Brazzaville...de poursuivre les études qui permettront de déboucher sur un accord-cadre des Etats, parties prenantes de l'initiative.

Une des orientations fortes défendues par les experts de la fondation est celle d'un renforcement de l'arsenal juridique...« Aujourd'hui, des trafiquants peuvent être simplement condamnés à des amendes ou à des peines de prison ridicules, donc il n'y a aucun effet de dissuasion. Une des missions de l'accord-cadre sera de créer des infractions nouvelles qui sont spécifiques à la fois au trafic et à la distribution des médicaments faux ou contrefaits. Elles seront assorties de peines lourdes qui pour les trafiquants, ne doivent pas être inférieures à 15 ans », a fait savoir Jean-Louis Bruguière, un ex-juge antiterroriste en France qui travaille aujourd'hui avec la fondation...

« Il est en effet important d'avoir de bons instruments juridiques de répression sur ce trafic de faux médicaments ou de faible qualité, mais de l'autre côté, il ne faut pas oublier que les facteurs aggravants du phénomène sont la faible accessibilité aux médicaments de qualité, une faible gouvernance dans le secteur de la santé des pays, et une faible capacité technique sur la chaîne d'approvisionnement des médicaments », a rappelé le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS...

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20 January 2020

Le sommet de Lomé sur la lutte contre le trafic des faux médicaments a pris fin samedi.

Auteur: BBC

Ouvert vendredi, le sommet de Lomé sur la lutte contre le trafic des faux médicaments a pris fin samedi dans la capitale togolaise. Cette rencontre a réuni des représentants du Congo Brazzaville, de l’Ouganda, du Sénégal, de la Gambie, du Ghana, du Niger et du Togo, pays hôte.

Lors de la clôture des assises, le président Faure Gnassingbe a annoncé "la mise en place des structures et l’adoption des lois pour endiguer le phénomène et criminaliser les différentes formes de trafic". Il a aussi annoncé la signature d’un accord entre les parties prenantes pour définir un cadre légal et imposer des sanctions pénales.

Pour aborder le sujet, BBCAfrique a eu comme invité le président du conseil de l'ordre des pharmaciens du Togo, Innocent Koundé Kpeto, par ailleurs vice-président pour l'Afrique de l'ouest de la conférence internationale des pharmaciens francophones.

Il commente les conclusions du sommet de Lomé sur la lutte contre les faux médicaments. Innocent Koundé Kpeto répond aux questions d'Alain Serge Markis.

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19 January 2020

Jean-Yves Ollivier: «Le trafic des faux médicaments nourrit le terrorisme, spécifiquement en Afrique»

Auteur: Alexis Guilleux, RFI

Pendant deux jours, vendredi 17 et samedi 18 janvier 2020, la lutte contre le trafic de faux médicaments était au cœur d’un sommet à Lomé au Togo, avec, autour de la table sept chefs d’État du continent. Ce trafic est un fléau pour les populations - 100 000 morts par an - mais aussi pour les économies africaines, car les sommes générées se comptent en milliards de franc CFA. Jean-Yves Ollivier, président de la fondation Brazzaville, une organisation non gouvernementale internationale dédiée à la paix et à la préservation de l’environnement en Afrique, est à l’initiative de ce rendez-vous de Lomé. Il répond aux questions de RFI...

RFI: Peut-on rappeler les risques d’une consommation de faux médicaments ?

Jean-Yves Ollivier: Les risques sont immenses. Cela va depuis l’incapacité du médicament à soigner la maladie pour laquelle on le prend, jusqu’à entraîner la mort. Dans tous les cas, la consommation de faux médicaments ne peut apporter que des désastres et des désordres sanitaires.

Pourquoi l’Afrique est-elle particulièrement concernée par ce trafic ?

C’est le prix. Le prix des médicaments officiels est tellement élevé pour des revenus qui sont faibles que les gens vont chercher ce qu’ils pensent être l’équivalent, à un prix abordable. C’est ça le problème. C’est par rapport au prix des médicaments qu’il faudra trouver la solution.

Cet argent qui échappe aux économies nationales, sait-on à quel type d’activité il sert ? Est-ce que cela finance, par exemple, des activités terroristes en Afrique de l’Ouest ?

Nous savons aujourd’hui que le trafic des faux médicaments nourrit le terrorisme, spécifiquement en Afrique, mais ce trafic de faux médicaments va beaucoup plus loin. Il corrompt depuis la base jusqu’au plus haut niveau de l’État et, souvent, ces montants sont mis à disposition pour des campagnes électorales. C’est inimaginable le mal que fait ce trafic...

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19 January 2020

Sept pays africains s'engagent contre le trafic de faux médicaments

Auteur: RFI

...lors d’un sommet à Lomé, les chefs d’État de sept pays d’Afrique (Togo, Congo-Brazzaville, Ouganda, Niger, Sénégal, Ghana, Gambie) ont pris l’engagement de criminaliser de manière plus harmonisée le trafic de faux médicaments. C’est un grand point de départ pour une action politique en Afrique : régler le problème d’accès à des médicaments sûrs, abordables et arrêter la commercialisation des faux médicaments. « Pour la première fois, elle est portée par des États africains, elle repose sur un fondement politique fort », a déclaré Faure Gnassingbé, le président du Togo.

Très lucratif avec près de 85 milliards de dollars (environ 77 milliards d'euros) en 2010, le trafic de faux médicament atteindra 500 milliards de dollars (plus de 450 milliards d'euros) dans trois ans, selon les prévisions, et fait des ravages sanitaires...

La déclaration de Lomé a pour but de criminaliser le trafic de faux médicaments dans l’ensemble des pays africains. À l’issue du sommet, une déclaration politique est adoptée... « Cette déclaration devra conduire très rapidement à un accord-cadre », selon Jean-Louis Bruguière, juge antiterroriste français, membre du Conseil consultatif de la Fondation Brazzaville, membre du Comité de pilotage sur les médicaments de qualité inférieure et falsifiés. « Une des missions de cet accord-cadre [sera de] créer des infractions nouvelles assorties de peines plus lourdes », poursuit le magistrat français.

 

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17 January 2020

L'Afrique se lève contre le trafic de faux médicaments

Auteur: Le Point (France)

À Lomé, capitale du Togo, sept chefs d'État ont décidé de passer à l'action contre les faux médicaments en durcissant la réglementation...C'est un pas de plus dans la lutte contre le trafic de faux médicaments. Ces 17 et 18 janvier, sept chefs d'États africains se réunissent à Lomé en vue de la signature d'un accord-cadre. Objectif de la rencontre : la création d'une législation pour criminaliser ce circuit, l'intégration des pays présents aux accords internationaux déjà existants et le renforcement des services de détection et de répression...

...sur les 128 pays du monde touchés par ce trafic, le continent paye le plus lourd tribut. Selon l'OMS, 42 % des « produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés » découverts depuis 2013 l'ont été en Afrique. Dans certains États, on estime même que les médicaments contrefaits représentent 30 à 60 % des produits médicaux...

...ces produits falsifiés...peuvent être très nocifs, voire mortels...en plus de financer la criminalité internationale et le terrorisme, les faux médicaments seraient responsables, toujours d'après l'OMS, de plus de 100 000 morts par an en Afrique. Une étude...indique qu'entre 72 000 et 169 000 enfants décèdent probablement chaque année d'une pneumonie traitée avec des antibiotiques de qualité inférieure ou falsifiés...

Parmi les responsables de ce fléau, comme bien souvent, la pauvreté...Selon la Fédération internationale de l'industrie du médicament (FIIM), un investissement de 1 000 dollars dans les faux médicaments peut générer 500 000 dollars de profits. Résultat, les faux médicaments sont plus rentables que la plupart des stupéfiants...

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17 September 2017

Trafic : des laboratoires impuissants face aux faux médicaments

Auteur: Rémy Darras, Jeune Afrique

Très rentables, souvent indétectables, les faux produits pharmaceutiques inondent le continent. Les fabricants, parfois trompés par leurs propres sous-traitants, n’arrivent pas à endiguer le phénomène. Et l’absence d’une législation adaptée n’arrange rien...Selon l’OMS et la revue Défis, son chiffre d’affaires est passé de 75 milliards à 600 milliards de dollars entre 2010 et 2015... Deux cent mille personnes succomberaient chaque année suite à la consommation de contrefaçons...

Pour contrer ce fléau...les laboratoires développent depuis une dizaine d’années des solutions pour détecter les faux médicaments...« Nous mettons désormais un scratch sous blister sur les boîtes, les gens grattent et envoient l’image par SMS. Cela a repoussé la contrefaçon sur certains produits », assure le responsable de Merck. Le laboratoire a également conçu la petite valise Minilab, capable d’analyser sur place les 85 substances les plus répandues dans les antibiotiques...

De son côté, Sanofi travaille aussi sur la sérialisation, qui permettra d’identifier chaque boîte à l’unité. « Si le numéro d’un même médicament apparaît deux fois, cela voudra dire que le second a été contrefait. L’idée est de protéger le médicament, de l’achat de la matière première à la destruction », assure...Sanofi. Autre dispositif : des pattes de fermeture posées sur les boîtes. « Si vous voulez l’ouvrir, vous devez déchirer la boîte », explique-t-on chez Sanofi...

 La convention Médicrime, instaurée en 2010 par le Conseil de l’Europe et érigeant ce trafic en infraction pénale, n’a été ratifiée que par la Guinée et le Burkina Faso. Institut financé par Sanofi depuis sa création en 2010, l’IRACM devrait prochainement rassembler huit laboratoires... 

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