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Afrique: Des groupes armés, dont des jihadistes, trouvent dans l’exploitation aurifère artisanale une nouvelle source de financement et un terrain de recrutement, selon un nouveau rapport

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Article
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Auteur: Boundi Ouoba, Le Pays

[此中文翻译由企业责任资源中心提供]

国际危机组织(ICG)说伊斯兰圣战组织正在开采萨赫勒地区的金矿……该组织表示,“自2016年以来,武装组织利用国家控制薄弱或出现权力真空的情况,控制了该地区的金矿。他们希望利用2012年发现萨赫勒金矿矿脉后出现的黄金需求热。”涉及的相关国家包括马里、布基纳法索和尼日尔;众所周知,这些国家深受恐怖袭击的困扰……

有了上述背景信息,我们就不难理解11月6日发生的针对加拿大矿业公司塞马佛(SEMAFO)的袭击……

包括圣战组织在内的武装组织正在从经济上扼杀萨赫勒地区的国家。在战争中,一切手段都是有效的。他们染指金矿,意图在经济和军事上取得优势。这正好解释了在布基纳法索、马里和尼日尔金矿开采区日益增多的袭击事件。在提供经济来源之外,矿区对恐怖分子而言还是招募和训练人员以及组装和试验爆炸物的理想场所……

如果恐怖分子控制了金矿,他们将会挑战我们的国防和安全部队(Defence and Security Forces)……因此,需要提请相关国家的领导人承担相应的责任,采取必要的措施确保所有尚未被恐怖分子控制的金矿的安全……正如国际危机组织所说,仅控制金矿是不够的,主要的萨赫勒黄金进口国,如中国、瑞士和阿联酋等国应改善有关黄金进口的法律框架,以降低涉及洗钱和资助武装组织的风险……

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Article
+ 繁體中文 - Cacher

Auteur: Boundi Ouoba, Le Pays

[此中文翻譯由企業責任資源中心提供]

國際危機組織(ICG)說伊斯蘭聖戰組織正在開採薩赫勒地區的金礦……該組織表示,“自2016年以來,武裝組織利用國家控制薄弱或出現權力真空的情況,控制了該地區的金礦。他們希望利用2012年發現薩赫勒金礦礦脈後出現的黃金需求熱。”涉及的相關國家包括馬里、布基納法索和尼日爾;眾所周知,這些國家深受恐怖襲擊的困擾……

有了上述背景信息,我們就不難理解11月6日發生的針對加拿大礦業公司塞馬佛(SEMAFO)的襲擊……
包括聖戰組織在內的武裝組織正在從經濟上扼殺薩赫勒地區的國家。在戰爭中,一切手段都是有效的。他們染指金礦,意圖在經濟和軍事上取得優勢。這正好解釋了在布基納法索、馬里和尼日爾金礦開採區日益增多的襲擊事件。在提供經濟來源之外,礦區對恐怖分子而言還是招募和訓練人員以及組裝和試驗爆炸物的理想場所……

如果恐怖分子控制了金礦,他們將會挑戰我們的國防和安全部隊(Defence and Security Forces)……因此,需要提請相關國家的領導人承擔相應的責任,採取必要的措施確保所有尚未被恐怖分子控制的金礦的安全……正如國際危機組織所說,僅控制金礦是不夠的,主要的薩赫勒黃金進口國,如中國、瑞士和阿聯酋等國應改善有關黃金進口的法律框架,以降低涉及洗錢和資助武裝組織的風險……

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Article
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Auteur: Boundi Ouoba, Le Pays (Burkina Faso)

[Excerpt translation from French to English provided by Business & Human Rights Resource Centre]

Jihadists are rolling in gold in the Sahel says International Crisis Group (ICG)... Indeed, according to ICG, “armed groups have been seizing gold mining sites in areas where the state is weak or absent since 2016. Their desire is fueled by the boom in the artisanal gold sector since the discovery in 2012 of a Saharan vein.” The countries concerned are Mali, Burkina Faso and Niger, which, as we know, are in the grip of terrorist violence... Therefore, it’s easy to understand the motives behind the attack on a convoy of the mining company SEMAFO on 6 November last...

Armed groups, including jihadists, are seeking to suffocate the Sahel countries economically. And as in war, all means are good, they try to get their hands on the gold mines in order to achieve financial and military health. This explains the increase in attacks in gold zones in Burkina Faso, Mali and Niger. Because, in addition to being sources of income, gold sites constitute, for terrorists, a favorable ground for recruitment and training as well as for handling of explosives....

Because, if they manage to control gold mining sites, terrorists could more effectively stand up to our Defence and Security Forces (DSF)... It is therefore necessary to appeal to the responsibility of the leaders of the countries concerned, who must take full measure of the danger by making all what is possible to secure all gold mining sites that are not yet under terrorists control... It is not enough simply to take control of gold sites. It will be necessary, and ICG is right to point this out, for the "main importers" of Sahelian gold, namely China, Switzerland, the United Arab Emirates, etc., to work to strengthen the legal framework for gold imports in order to minimise the risks of money laundering and the financing of armed groups...

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Article
18 November 2019

Exploitation artisanale de l’or : Une source de financement des groupes terroristes

Auteur: Lefaso.net (Burkina Faso)

Le Burkina Faso, à l’image de plusieurs autres pays de l’espace sahélo-saharien, connaît un boom minier qui se vit à la fois par l’exploitation industrielle et l’orpaillage dans plusieurs localités du pays. Si cette seconde activité constituait jusque-là la principale source de revenus pour certaines populations, notamment rurales, des études apprennent aussi qu’elle nourrit l’action de groupes terroristes. C’est ce que fait ressortir le dernier de l’International Crisis Group...sur l’exploitation aurifère artisanale au Mali, au Burkina et au Niger...

Le rapport de l’International Crisis Group vient renforcer la crainte longtemps exprimée par ces Burkinabè. Cette étude repose sur des entretiens conduits dans les trois pays (Burkina, Mali, Niger) avec des acteurs gouvernementaux et internationaux, des responsables du secteur aurifère, des acteurs de l’orpaillage artisanal, des membres des groupes armés et des spécialistes du secteur aurifère et de l’économie des ressources extractives. L’étude propose aussi des pistes pour identifier les modes publics et privés de sécurisation des sites, pour encourager la formalisation des activités aurifères et mieux contrôler les circuits de commercialisation de l’or...

Selon le document, des réseaux informels sont de plus en plus impliqués dans le transport de l’or. « L’orpaillage artisanal risque donc d’alimenter la violence et les réseaux criminels transnationaux », avertit le document qui estime que les Etats sahéliens devraient encourager la formalisation des activités aurifères, tout en veillant à ne pas s’aliéner les orpailleurs...

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Article
14 November 2019

Exploitation de l'or par des terroristes au Sahel

Auteur: Boundi Ouoba, Le Pays (Burkina Faso)

Les djihadistes roulent sur l’or au Sahel. C’est International Crisis Group (ICG) qui le dit...En effet, selon ICG, « des groupes armés s’emparent depuis 2016, de sites d’orpaillage dans des zones où l’Etat est faible ou absent. Leur convoitise est attisée par le boom du secteur aurifère artisanal depuis la découverte en 2012 d’un filon saharien ». Les pays concernés sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger qui, on le sait, sont en proie à des violences terroristes...Dès lors, on comprend davantage les mobiles de l’attaque du 6 novembre dernier, contre un convoi de la société minière SEMAFO...

Les groupes armés, y compris les djihadistes, cherchent à asphyxier économiquement les pays du Sahel. Et comme en guerre, tous les moyens sont bons, ils tentent de faire main basse sur les mines d’or afin de se faire une santé financière et militaire. C’est ce qui explique la multiplication des attaques dans les zones aurifères aussi bien au Burkina qu’au Mali et au Niger. Car, en plus d’être des  sources de revenus, les sites aurifères constituent, pour les terroristes, un terrain propice au recrutement et à la formation, en l’occurrence le maniement des explosifs...

Car, s’ils arrivent à contrôler des sites d’orpaillage, les terroristes pourraient davantage tenir tête à nos Forces de défense et de sécurité (FDS)...C’est le lieu donc d’en appeler à la responsabilité des dirigeants des pays concernés qui doivent prendre toute la mesure du péril en mettant un point d’honneur à sécuriser tous les sites d’orpaillage qui échappent jusque-là à leur contrôle...il ne suffit pas seulement de prendre le contrôle des sites aurifères. Il faudra, et ICG fait bien de le relever, que « les principaux importateurs » de l’or sahélien que sont la Chine, la Suisse, les Emirats arabes unis, etc., travaillent à renforcer le cadre légal des importations d’or pour minimiser les risques de blanchiment d’argent et de financement de groupes armés...  

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Article
14 November 2019

Sahel: un boom aurifère suscite la convoitise croissante de divers groupes armés

Auteur: Idrissa Fall, Voice of America

Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, un boom aurifère suscite la convoitise croissante de divers groupes armés. Les forces de sécurité peinent à contrôler les zones d’orpaillage dans des régions délaissées et parfois même abandonnées par l’Etat les groupe djihadistes s’y engouffrent. Idriss Fall a joint Mathieu Pellerin auteur du rapport à International Crisis Group. [Entretien à écouter]. 

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Article
13 November 2019

Les sites d’orpaillage au Sahel visés par les jihadistes pour se financer

Auteur: RFI

L'or pourrait devenir une nouvelle source de revenus pour les groupes terroristes dans le Sahel, conclut un rapport d’International Crisis Group (ICG). Les pays sahéliens connaissent un véritable boom de l'or depuis 2012, mais cette manne pourrait tomber entre de mauvaises mains. C’est en 2012 qu’un filon aurifère d'importance a été découvert au Sahara, d'abord au Soudan. Mais celui-ci traverse l'Afrique d'Est en Ouest. Avec une cinquantaine de tonnes d'or produites par an, le Mali et le Burkina Faso sont les deuxième et troisième producteurs ouest-africains. D'après le rapport d'ICG portant sur le Mali, le Burkina Faso et le Niger, l'orpaillage, c'est-à-dire l'extraction artisanale, représente aujourd'hui près de la moitié de cette production.

Ce sont les sites d'orpaillage notamment qui seraient particulièrement vulnérables aux groupes terroristes...Le rapport souligne d'ailleurs que les États sahéliens ont tendance à sous-traiter la sécurité des sites miniers à des groupes locaux...Cette stratégie a des limites puisque l'autorité des États étant de plus en plus contestée au Sahel il y a un risque de voir ces groupes s'autonomiser et mettre la main finalement sur les ressources minières.

D'autre part, ces sites attisent la convoitise des groupes terroristes. Par exemple dans le Soum, au nord du Burkina, certains groupes jihadistes se font payer par les orpailleurs en échange d'une protection. D’autres prélèvent la zakat, cette aumône définie par le Coran comme un pilier de l’islam. C’est ce que fait notamment Ansar Dine, au nord de Kidal, au Mali.ICG affirme que pour l’heure l’or reste encore une source secondaire de financement pour les groupes terroristes...

 

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Rapport
13 November 2019

Reprendre en main la ruée vers l’or au Sahel central

Auteur: International Crisis Group (Belgium)

Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, des pays du Sahel central, des groupes armés s’emparent depuis 2016 de sites d’orpaillage dans des zones où l’Etat est faible ou absent. Leur convoitise est attisée par le boom du secteur aurifère artisanal depuis la découverte...Ces groupes armés, y compris jihadistes, trouvent dans ces mines d’or une nouvelle source de financement, voire un terrain de recrutement. Des réseaux informels sont de plus en plus impliqués dans le transport du métal précieux. L’orpaillage artisanal risque donc d’alimenter la violence et les réseaux criminels transnationaux. Les Etats sahéliens devraient encourager la formalisation des activités aurifères, tout en veillant à ne pas s’aliéner les orpailleurs. Ils devraient redoubler d’efforts pour sécuriser les sites d’orpaillage et éviter que les forces de sécurité ou les milices alliées ne deviennent des éléments prédateurs. Les gouvernements de ces pays et de ceux qui achètent leur or devraient renforcer leur régulation du secteur.

Dans les zones aurifères marquées par l’insécurité, les Etats devraient soit déployer leurs forces de sécurité à proximité des sites (mais pas nécessairement dans les mines elles-mêmes), soit formaliser le rôle des acteurs locaux non étatiques en matière de sécurité des espaces miniers et mieux les encadrer...les dispositifs de sécurisation des sites devraient s’accompagner de mécanismes de gouvernance afin d’éviter que les forces chargées de la sécurité deviennent des éléments prédateurs, ce qui pousserait les orpailleurs dans les bras des groupes armés qui s’opposent à l’Etat.

Dans les zones où les Etats peuvent exercer leur autorité sans devoir mobiliser d’importants moyens sécuritaires, ils devraient encourager la formalisation des activités aurifères, notamment en délivrant des permis d’orpaillage et en mettant en place des comptoirs aurifères...Les Etats du Sahel central devraient renforcer le contrôle des circuits de commercialisation de l’or afin de réduire le risque de blanchiment d’argent et de financement des groupes armés.

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Article
17 October 2019

L’or illégal, maillon faible du Sahel face au terrorisme

Auteur: Claire Fages, RFI

Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, les groupes terroristes multiplient les attaques et les enlèvements dans les mines d'or industrielles et artisanales, depuis quelques mois. Source de financement du terrorisme, avertissent l'OCDE et l'Autorité du Liptako-Gourma - organisation de coopération qui réunit ces trois pays, l'or du Sahel pourrait surtout faciliter le blanchiment des revenus illégaux de ces groupes, si les activités d'orpaillage ne sont pas mieux encadrées...

« Le mécanisme est assez simple en fait, explique Louis Maréchal, conseiller de l’OCDE sur les industries extractives, tous les revenus générés par l’ensemble des activités illégales de ces groupes transnationaux doivent être intégrés dans le " circuit légal ". Et l’or est un vecteur parfait pour ça, parce qu’il permet de blanchir de l’argent de manière assez simple. Donc on récupère des dollars en vendant des cigarettes ou de faux médicaments ou des drogues. Avec ces dollars, on achète de l’or sur le marché illégal et on peut ensuite revendre l’or assez facilement... »

Le risque est d’autant plus important que la vente illégale d’or est déjà couramment pratiquée dans les pays du Sahel pour financer l’import-export...« Les grands commerçants, dans les grands centres de commerce des trois pays, qui achètent de l’or, parfois à un prix même supérieur au prix du marché international, exportent cet or de manière frauduleuse, non déclarée, détaille l’expert de l’OCDE. L’or est ensuite revendu dans un pays frontalier en échange de devises et c’est avec ces devises, en fait, que des biens de consommation sont achetés et ensuite réimportés, en général en sous-déclarant la valeur des biens importés, de telle sorte que l’opération dégage au global un profit. »

Ce circuit illégal, mais très utilisé, qui aboutit souvent à Lomé au Togo, d’où l’or est réexporté, pourrait être utilisé par les groupes terroristes du Sahel, d’où l’urgence, estiment l’OCDE et l’Autorité du Liptako-Gourma, de rendre plus transparente cette filière aurifère, avec l’aide des pays importateurs d’or et des bailleurs.

 

 

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