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Brésil : Volkswagen a soutenu et collaboré avec la dictature militaire de 1964 à 1985, selon un rapport commandé par le groupe

volkswagen

Le 15 décembre 2017, l'historien Christopher Kopper de l’Université de Bielefeld a presenté un rapport sur le rôle de Volkswagen pendant la dictature militaire de 1964 à 1985. Le rapport a été commandé par le groupe Volkswagen, et se base sur les archives de Volkswagen en Allemagne et au Brésil, sur les archives publiques brésiliennes ainsi que sur des témoignages.

Une enquête civile sur la presumée complicité des dirigeants de l’époque avec le régime militaire et des violations des droits de l'homme est actuellement menée par les procureurs fédéraux. Elle fait suite à une plainte en action civile déposée en septembre 2015.

Ce rapport a été critiqué par les victimes, dont une qui dénonce un exercise de communication et une tentative d'appropriation du passé de la part du Groupe Volkswagen:

Voir le rapport en question(disponible en anglais, allemand et portugais)
Voir le communiqué de Volkswagen (en anglais)

Voir le resumé du procès contre Volkswagen (dictature militaire au Brésil)

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Article
18 December 2017

Brésil: Volkswagen fait la lumière sur son rôle pendant la dictature

Auteur: Le Point et AFP (France)

..."Une collaboration entre certains membres des services de sécurité de Volkswagen do Brasil et la police politique (DOPS) de l'ancien régime militaire a bien eu lieu", a expliqué jeudi dans un communiqué Christofer Kopper, historien allemand de l'université de Bielefeld (nord) chargé en 2016 par le groupe automobile d'enquêter sur cette période.

...Cette collaboration a duré de 1969 à 1979 et a conduit à l'arrestation "d'au moins sept salariés", à une époque où l'usage de la torture par la police politique était chose connue...

...Volkswagen se présente comme le premier constructeur automobile à avoir réalisé une expertise sur son rôle pendant cette sombre période de l'histoire brésilienne. Sa démarche fait suite à une plainte déposée en 2015 par d'anciens travailleurs et militants qui lui reprochent d'avoir permis des persécutions et la torture d'opposants au régime.

..."Aucun indice clair n'a pu être trouvé sur le fait que la collaboration (avec la police politique, ndlr) était institutionnalisée au sein de l'entreprise", a toutefois conclu M. Kopper. La direction des services de sécurité de l'entreprise "a agi de sa propre initiative en surveillant et dénonçant les activités d'opposants", d'après ses recherches.

... VW do Brasil a profité financièrement de l'effacement des droits du travail les plus élémentaires et s'est montré totalement loyal à l'égard du régime militaire, pointe encore le document...

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Article
15 December 2017

Le groupe Volkswagen reconnaît son soutien à la dictature au Brésil

Auteur: Christophe Bourdoiseau, 24heures (Suisse)

...[L]a torture était notoire au Brésil et dans l’opinion publique allemande», insiste Christopher Kopper, historien de l’Université de Bielefeld qui vient de présenter un rapport – indépendant et accablant – commandé par le groupe Volkswagen lui-même.

...Conclusion: les membres de la direction de Volkswagen do Brasil ont accueilli «positivement» la mise en place de la dictature en raison d’une politique plus favorable aux entreprises...Au siège de Wolfsburg, on savait que la filiale brésilienne surveillait et dénonçait les opposants politiques.

...[L]es soupçons qui pèsent sur une aide matérielle de Volkswagen do Brasil au centre de torture n’ont pas été confirmés par les recherches...En revanche, il est très probable que le constructeur ait mis à disposition des voitures gratuitement aux cadres du régime.

...«Volkswagen reconnaît sa responsabilité morale pour actes d’injustice commis sous la dictature militaire et veut indemniser financièrement les victimes», a assuré Dieter Landenberger, le chef du département historique du groupe Volkswagen.

Mais le constructeur veut auparavant un compromis judiciaire avec le procureur fédéral brésilien, qui a ouvert une enquête sur la complicité des dirigeants de l’époque avec les militaires. Les conclusions pourraient apporter de nouvelles révélations sur le degré d’implication du constructeur dans la dictature. 

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