Côte d’Ivoire : 10 ans après le déversement, les victimes ignorent encore tous les impacts des déchets toxiques

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18 February 2018

Côte d'Ivoire: Déchets toxiques/Sit-in devant la RTI : Le RENADVIDET-CI annule sa manifestation

Auteur: Salif D. Cheickna, Fraternité Matin (Côte d'Ivoire)

Le Réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Renadvidet-Ci) a décidé d’annuler son sit-in pacifique devant la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti), prévu le 22 février 2018. Au cours de cette manifestation, il entendait exiger la démission du directeur général. Pour rappel, "le Renadvidet-Ci entendait ainsi dénoncer le relai aux journaux télévisés...d’une conférence organisée par Gohourou Claude". Pour le Réseau, la télévision ne devait pas relayer la conférence de presse de M. Gohourou. Le Renadvidet-Ci évoque sa « condamnation à 20 ans de prison ferme le 27 Juillet 2016 par la Première Chambre Correctionnelle de la Cour d’ Appel du Plateau pour avoir avec ses complices détourné 4, 658 milliards de F CFA destinés à l’indemnisation des victimes des déchets toxiques ». Pour le Réseau, en couvrant les activités de M. Gohourou, « la Rti s’érige en complice des nouveaux actes  (…) orchestrés » par ce dernier. Le bureau exécutif du Réseau a levé le mot d'ordre...indique...son président Charles Hanon Koffi...[qui précise que]...après son annonce de manifestation pacifique, le président du Renadvidet-Ci et son chargé à la communication ont été reçus...par la direction générale de la Rti. M. Charles Koffi a indiqué qu’au cours de cette rencontre, M. Degny Maixent, représentant la direction générale de la télé, a fait  observer que la direction générale de la Rti n’avait pas connaissance de la décision de justice condamnant à 20 ans de prison Gohourou Claude et autres. Poursuivant, il a souligné que la télévision publique n’a reçu aucune décision de justice interdisant à Gohourou Claude et à son association d’exercer.  Par ailleurs, il a précisé, selon le Réseau que l’élément diffusé n’avait pas pour objet d’attaquer quiconque. Aussi a-t-il rassuré les responsables du Renadvidet-Ci que « la direction générale de la Rti encore moins les autorités compétentes n’ont pris aucune mesure tendant à la censure de leurs différentes activités ». 

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23 January 2018

Côte d'Ivoire: Des victimes des déchets toxiques attendent la décision de justice concernant le détournement de l'argent qui leur était destiné

Auteur: Salif D. Cheickna, Fraternité Matin (Côte d'Ivoire)

"Déchets toxiques/ Détournement de 4,658 milliards de FCFA : Le verdict du tribunal de commerce attendu le 25 janvier", 22 janvier 2018

Le Réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Renadvidet-Ci), après avoir porté sa saisine devant le Tribunal de commerce d’Abidjan, attend impatiemment le délibéré dudit tribunal. C’est le jeudi 25 janvier 2018 que le tribunal de commerce d’Abidjan videra son délibéré sur l’affaire du détournement de la somme de 4,658 milliards de FCFA destinés à l’indemnisation de 6.624 victimes, membres du Renadvidet-Ci...Rappelons que  dans la nuit du 19 au 20 août 2006, un navire dénommé le Probo-Koala affrété par la société Trafigura a déversé 500 tonnes de déchets toxiques à Abidjan et ses banlieues. « Suite à cela, nous avons constitué courant novembre 2006, le cabinet d’avocats Anglais dénommé Leigh Day &Co pour poursuivre la société Trafigura devant la justice de Grande-Bretagne », explique M. Hanon. En août 2009, un accord à l’amiable a abouti entre Trafigura et le cabinet Leigh Day & Co à un montant de 22,5 milliards de FCFA pour indemniser l’ensemble plaignants.

 

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19 August 2016

10e anniversaire de l’incident ‘Probo Koala’ - Vendredi 19 août 2016 - Dix ans après, les survivants d’un déversement illégal de déchets toxiques en Côte d’Ivoire demeurent dans l’ignorance

Auteur: Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) (Suisse)

A propos du 10e anniversaire du déversement illégal de déchets toxiques en Côte d’Ivoire, un groupe d’experts des Nations Unies* exhorte le gouvernement ivoirien, l’ensemble des Etats responsables et de la communauté internationale à saisir cette occasion pour aborder les répercussions constantes des droits de l’incident. Les spécialistes des droits de l’homme de l’ONU appellent aussi Trafigura, la compagnie derrière l’incident ‘Probo Koala ", pour soutenir ce processus en divulguant tous les renseignements dont elle dispose, concernant le contenu et la nature des déchets déversés dans la Côte d’Ivoire, et de sa probable continuité des conséquences sur la santé et l’environnement. « Le 19 août 2006, le cargo ‘Probo Koala’ avait déchargé 500 tonnes ou l’équivalent de plus de douze conteneurs d’expédition de 20 pieds) des déchets toxiques à Abidjan, Côte d’Ivoire. Les substances dangereuses, qui appartenaient à...Trafigura, ont ensuite été abandonnées dans  18 sites   autour de la ville...Selon les estimations officielles, 15 personnes sont mortes, 69 personnes ont été hospitalisées et plus de 108 000 personnes ont demandé un traitement médical après ce qu’on a appelé « l’affaire du Probo Koala »...Dix ans après, les victimes du dumping et autres résidents à Abidjan restent dans l’ignorance des dangers actuels pour leur santé. Les résidents se plaignent encore  de l’odeur de déchets lors des fortes pluies, ainsi que des maux de tête, des problèmes de peau et de troubles respiratoires dont ils pensent qu’ils sont liés à cette affaire. De nombreuses victimes n’ont pas reçu une réparation adéquate pour les préjudices causés par l’affaire et déclarent qu’elles n’ont pas été en mesure de se payer un traitement médical notamment après octobre 2006 quand le traitement médical gratuit  applicable avait pris fin...Nous exhortons également les autorités ivoiriennes et la communauté internationale à prendre des mesures efficaces pour protéger le droit à la santé et à un environnement sain de toutes les victimes et leurs familles, cela incluant un traitement médical gratuit pour les conséquences subies à long terme sur la santé et les mesures préventives de menaces environnementales...Trafigura à faciliter ce processus en divulguant tous les renseignements dont elle dispose concernant le contenu et la nature des déchets et ses effets probables sur la santé et l’environnement. »

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19 August 2016

Côte d’Ivoire/Probo Koala: «Trafigura continue de nier toute responsabilité»

Auteur: Jean-Jacques Louarn, RFI

Le déversement de résidus toxiques du cargo Probo Koala le 18 août 2006 avait causé la mort de 17 personnes et provoqué près de 100 000 intoxications. La multinationale Trafigura, spécialisée dans le courtage pétrolier, a toujours nié toute responsabilité et n'a jamais été condamnée pour le déversement. Trafigura qui est toujours présente en Côte d'Ivoire à travers des sociétés offshore. Toutes les victimes sont loin d'avoir été indemnisées dix ans après. Pour évoquer cette catastrophe, nous recevons Marc Guénia, spécialiste des questions pétrolières pour l'ONG suisse la Déclaration de Berne. « Il est difficile de comprendre comment se fait-il que les autorités ivoiriennes aient laissé Trafigura continuer ses activités à la suite de la catastrophe du Probo Koala. Dès l’année 2007 se mettent en place des structures off-shore, sociétés amis de Trafigura, gérées pars des anciens employés ou des proches (…). Ce n’est pas illégale de créer ces sociétés off-shore mais cela a clairement pour but de dissimuler, la véritable identité de Trafigura en Côte d’Ivoire et puis quant au recours du neveu du président d’Alassane Ouattara, en tant que président de la filiale locale de Trafigura, c’est une méthode que Trafigura applique ailleurs dans le continent africain… C’est un peu la règle du jeu, malheureusement, dans plusieurs pays africains lorsque l’on veut toucher au pétrole : il est question de gros sous, il est question de gouvernement et c’est un jeu auquel se prête bien volontiers Trafigura notamment dans ce cas de la Côte d’Ivoire (…). 10 ans après ce scandale, Trafigura continue de nier toute responsabilité, elle adopte une double stratégie de défense : la première c’est de nier sa responsabilité dans la catastrophe et la deuxième c’est de nier les effets sur la santé du déversement des déchets toxiques. »

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19 August 2016

Côte d’Ivoire: des victimes des déchets toxiques entament une grève de la faim ’’illimitée’’ devant l’Ambassade des États-Unis

Author: Abidjan.net (Côte d'Ivoire)

Quelque 100 victimes des déchets toxiques ont manifesté..devant l’Ambassade des États Unis à Abidjan, entamant une ’’grève illimitée de la faim’’, pour réclamer le paiement de leurs indemnisations estimées, selon elles, à 4658 milliards FCFA...Selon Charles Koffi, président du Réseau national des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire, ’’cette grève illimitée de la faim brutalement interrompue par la police ivoirienne...reprend ce jour devant l’Ambassade des États-Unis pour exiger qu’il soit décerné des mandats d’arrêts contre Koné Cheick Oumar, Gohourou Claude et autres, dénoncer la rétention irrégulière de l’arrêt de paiement par la Première présidente de la Cour d’appel d’Abidjan-Plateau’’. M. Koffi dont le Réseau revendique ’’60.000 victimes’’ s’insurge contre ’’la gestion des 22,5 milliards FCFA confiée à l’association des victimes de Claude Gohourou, une structure fictive pour assurer le processus d’indemnisation de toutes les victimes diligenté par Leigh Day and Co’’. ’’Suite au constat des malversations criardes dans la gestion des dits fonds, 25 mille victimes sur les 29624 concernées par la procédure en cause avaient saisi la juridiction...et...obtenu le 19 mars 2010 un séquestre portant sur leur part à hauteur de 18, 750 milliards FCFA....Selon M. Koffi, l’ambassade des États-Unis à été choisie pour ’’confier notre sort à la communauté internationale après plusieurs manifestations devant les institutions nationales’’ sans résultats.

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19 August 2016

Déchets toxiques en Côte d’Ivoire: dix ans après, la dépollution des sites "pas complète"

Author: AFP

La dépollution des sites d’Abidjan contaminés en 2006 par un déversement de déchets toxiques qui a fait 17 morts "n’est pas complète", ont dénoncé vendredi des associations de victimes. "Nous exigeons la dépollution totale et entière de la nappe phréatique contaminée par la boue toxique", a déclaré Claude Gohourou, président de la Coordination nationale des victimes des déchets toxiques (CNVDT-CI)...Le déversement de résidus toxiques du cargo Probo Koala le 18 août 2006 avait causé la mort de 17 personnes et provoqué près de 100.000 intoxications, selon la justice ivoirienne. M. Gohourou a demandé la mise sur pied "d’une contre-expertise sur la dépollution" et réclamé à la multinationale Trafigura, affréteur du cargo Probo Koala, "de respecter ses engagements sur l’enlèvement total et complet des boues toxiques". De son côté, l’Union nationale des associations des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (UNAVDTCI), une autre association, évoque un "flou sur la dépollution effective des sites de déversement... ". L’indemnisation de victimes de cette catastrophe écologique est au coeur des discussions entre les associations de victimes et Trafigura depuis dix ans...Un tribunal de Londres a condamné le 17 juin le cabinet Leigh Day à dédommager les 4.752 victimes qui ont été privées de leur compensation...Chaque plaignant devait recevoir 750.000 francs CFA (1.150 euros), selon l’accord. Toutefois, les fonds n’ont pas été versés à toutes les victimes...[Trafigura]...a toujours nié toute responsabilité et n’a jamais été condamnée pour le déversement. Mais en février 2007, Trafigura avait conclu un accord à l’amiable avec l’Etat ivoirien qui arrêtait toute poursuite en contrepartie du versement d’une indemnisation globale de plus de 100 milliards de francs CFA (152 millions d’euros).

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19 August 2016

Déchets toxiques: Des victimes remettent un mémorandum à l’ambassade des USA

Author: Cheickna D. Salif, Fraternité Matin (Côte d'Ivoire)

Le 10e anniversaire du déversement des déchets toxiques en Côte d’Ivoire a été marqué par un sit-in organisé...par les victimes membres du Réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Renadvidet-Ci). Les victimes...ont remis un mémorandum qui retrace les événements et observations sur l’affaire du détournement de leur indemnisation. Après avoir pris note, des émissaires de l’ambassade des États-Unis ont demandé aux représentants  des victimes de se « référer aux Nations unies pour le traitement de ce type d’affaires. »...« Nous avons décidé...de reprendre notre grève illimitée de la faim pour exiger l’arrestation immédiate de Koné Cheick Oumar, Gohourou Claude, Awa N’Diaye épouse M’Baye et Digbeu Léocadie condamnés à 20 ans de prison ferme...», a expliqué Charles Koffi Hanon, président du Renadvidet-Ci...le 19 août 2006, un navire, le Probo Koala battant pavillon panaméen, a déversé à Abidjan et ses banlieues plus de 500 tonnes de déchets toxiques faisant de nombreuses victimes dont 15 morts, selon Amnesty international.

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19 August 2016

Déchets toxiques: Des victimes remettent un mémorandum à l’ambassade des USA

Auteur: Cheickna D.Salif, Fratmat.info (Côte d'Ivoire)

Le 10e anniversaire du déversement des déchets toxiques en Côte d’Ivoire a été marqué par un sit-in organisé, ce vendredi 19 août 2016, par les victimes membres du Réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Renadvidet-Ci). Les victimes après avoir expliqué les raisons de leur présence devant cette ambassade, ont remis un mémorandum qui retrace les événements et observations sur l’affaire du détournement de leur indemnisation. Après avoir pris note, des émissaires de l’ambassade des États-Unis ont demandé aux représentants  des victimes de se « référer aux Nations unies pour le traitement de ce type d’affaires. » Il faut signaler qu’une centaine de victimes des déchets toxiques étaient, vendredi, devant l’ambassade des États-Unis à Abidjan pour « exiger qu’il soit délivré des mandats d’arrêt contre les auteurs du détournement des 4,658 milliards Fcfa destinés à l’indemnisation de 6624 victimes… » « Nous avons décidé, à partir de ce vendredi, de reprendre notre grève illimitée de la faim pour exiger l’arrestation immédiate de Koné Cheick Oumar, Gohourou Claude, Awa N’Diaye épouse M’Baye et Digbeu Léocadie condamnés à 20 ans de prison ferme, le mercredi 27 juillet 2016, par la première chambre correctionnelle de la Cour d’appel du plateau », a expliqué Charles Koffi Hanon, président du Renadvidet-Ci. Signalons que le 19 août 2006, un navire, le Probo Koala battant pavillon panaméen, a déversé à Abidjan et ses banlieues plus de 500 tonnes de déchets toxiques faisant de nombreuses victimes dont 15 morts, selon Amnesty international.

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19 August 2016

Déversement des déchets toxiques : dix ans après aucune victime n’est prise en charge (UNAVDT-CI)

Author: Abidjan.net (Côte d'Ivoire)

Dix ans après le déversement des déchets toxiques en Côte d’Ivoire aucune victime des émanations des boues toxiques n'est prise en charge ni médicalement ni psychologiquement par le pollueur a confié jeudi le président de l’Union des associations des victimes de déchets toxique de Côte d’Ivoire (UNAVDT-CI) Pipira Dénis Yao, appelant le soutien des organisations des droits de l'homme et de la communauté internationale afin que justice soit rendue à travers l'action judiciaire engagée par les victimes devant la haute cour de justice d’Amsterdam. Le président de l’UNAVDT-CI s’exprimait à l’occasion de la commémoration des 10 ans du déversement des déchets toxiques du cargo Probo Koala en Côte d'ivoire...« Il est tout à fait regrettable, voire même impensable qu'au XXIème siècle, siècle dit des droits de l'homme, que ce crime abject international connaisse pareille impunité sans qu’aucune juridiction nationale ou internationale n'ait pris ses responsabilités vis-à-vis du convoyeur de la boue toxique qui lui est toujours en cabale », a déploré le président de la UNADVT-CI...[Il]...juge inacceptable qu’à ce jour il n’existe pas de structures sanitaires d'accueil allouées aux victimes des déchets toxiques qui sont livrées à elles-mêmes. Selon lui « Les pseudos indemnisations » arrachées à la compagnie Trafigura se font sur la base d'arrangements « fantoches » et jamais à la suite d'une condamnation judiciaire « La dernière condamnation en date du 16 Juin n'est qu'une injonction au respect des clauses d'un de ces arrangements », a confié le président de l’UNADVT-CI. Il a par ailleurs dénoncé « un flou » sur la constatation de l'enlèvement total des boues toxiques et sur la dépollution effective des sites de déversement soulignant que jusqu'en 2014, il existait des sites non encore dépollués ou mal dépollués.

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19 August 2016

« Probo Koala »: il y a dix ans, Abidjan suffoquait au milieu des déchets toxiques

Auteur: RFI

Il y a dix ans, le 19 août 2006, Abidjan...se réveillait dans une puanteur insoutenable. Une odeur mortelle de produits déversés par le « navire poubelle » Probo Koala, dans différents sites de la ville. L'un des plus gros scandales environnementaux d'Afrique débutait...les épidémies de nausées, de diarrhées, les démangeaisons de peaux et les infections oculaires étaient telles que ceux qui en avaient les moyens fuyaient Abidjan...Au total, 550 tonnes de déchets toxiques, dérivés du pétrole, ont été déversées autour d'Abidjan par...Trafigura, et une entreprise de retraitement véreuse, Tommy. Le bilan de 17 morts, 34 400 empoisonnements, et probablement des dizaines de milliers d'autres cas non officiels...Dix ans plus tard : les dizaines de millions d'euros, qui sont en jeu au titre de l'indemnisation des victimes, sont distribués de manière aléatoire et on ne compte plus les tentatives d'arnaques et fraudes aux indemnités. Trafigura est parvenue à un accord avec l'Etat ivoirien en 2007 et devait verser une somme de 152 millions d'euros pour nettoyer les sites et indemniser les victimes contre l'abandon des poursuites par Abidjan. Mais aujourd'hui, cette manne n'est pas intégralement redistribuée aux victimes. « Cet argent n’a pas servi uniquement aux victimes, déplore Drissa Traoré, avocat et vice-président la FIDH. Je ne veux pas dire qu’il y a eu des intermédiaires, mais il y a également des centres de santé qui ont été réhabilités, il y a eu des routes qui ont été refaites avec cet argent-là dans un certain nombre de quartiers, comme à Yopougon et à Koumassi. Puis l’indemnisation a commencé, mais on ne sait pas où elle s’est achevée. »...De plus, des ONG regrettent que seuls quelques responsables de second rang aient été condamnés dans ce scandale environnemental. « La procédure pénale est en cours, [mais] aucun responsable de Trafigura n’a vu sa responsabilité retenue, regrette encore Drissa Traoré. C’est seulement, j’allais dire, quelques sous-fifres qui ont eu à avoir des condamnations. Mais les procédures se poursuivent toujours. »

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