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Côte d’Ivoire : 10 ans après le déversement, les victimes ignorent encore tous les impacts des déchets toxiques

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12 August 2016

Probo Koala: les victimes réclament les indemnisations dues

Auteur: RFI

En Côte d'Ivoire, une manifestation des victimes des déchets toxiques a été empêchée, jeudi matin à Abidjan, par la police ivoirienne. Plusieurs dizaines de manifestants ont été sommés de quitter les lieux peu de temps après s'être réunis devant l'ambassade américaine. Les faits remontent à 2006, lorsqu'un cargo, le Probo Koala, a déversé des tonnes de résidus toxiques autour d'Abidjan, faisant officiellement 17 morts, et des dizaines de milliers de victimes. Dix ans après l'affaire dite du Probo Koala, les victimes devaient être toutes indemnisées, conformément à une décision de justice prise à Londres en juin dernier. La négligence du cabinet chargé d'indemniser les victimes avait alors été actée. Celui-ci avait en effet versé l'argent à un intermédiaire ivoirien peu digne de confiance et une partie de la somme destinée aux victimes avait été détournée. Mais les victimes s'impatientent comme l'explique à RFI, Charles Koffi, président du Réseau national pour la défense des victimes des déchets toxiques de Côte d'Ivoire...Les victimes, souffrent, certaines sont handicapées à vie du fait « des effets pervers des déchets », d'autres décèdent, insiste Charles Koffi qui reproche aux autorités leur passivité. L'association continuera son action jusqu'à ce qu'une issue soit trouvée à leur problème.

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Article
27 June 2016

Côte d'Ivoire: Déchets toxiques: Le RENADVIDET-CI dénonce "une vaste escroquerie" qui s’organise

Auteur: Cheikhna D. Salif, Fraternité Matin (Côte d'Ivoire)

4000 mille victimes des déchets toxiques, déversés à Abidjan et ses alentours en août 2006, anciennement clientes du cabinet d’avocat anglais Leigh Day & Co seront indemnisées. Une décision à leur profit intervenue devant le tribunal de Londres. Le président du Réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Renadvidet-Ci), Charles Hanon Koffi est revenu sur cette décision...« Cette décision n’est pas définitive à partir du moment où Leigh Day & Co peut faire appel », a prévenu M. Koffi. Avant de préciser: « Cette action n’a pas été initiée contre la société Trafigura mais plutôt contre Leigh Day & Co pour faute contractuelle. »  Observant l'attitude des "recruteurs" de victimes des déchets toxiques, à l'annonce de cette décision, le Renadvidet-Ci a demandé à l’État de ‘‘mettre fin à une vaste escroquerie’’ qui s’organise...Selon lui, cette faute est justifiée par le fait que ce n’est pas une décision de justice qui a autorisé Gohourou Claude président de la Coordination nationale des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Cndvt-Ci) à recevoir  l’indemnisation des 29.624 victimes. « Curieusement, Leigh Day & Co sans nous avoir consultées au préalable comme l’exigeait le mandat individuel (…) quant à la supposée offre transactionnelle de 750 mille F CFA décidée par Trafigura pour notre indemnisation individuelle, Leigh Day & Co a passé un accord avec la coordination fictive de Gohourou Claude pour lui confier notre indemnisation », a-t-il expliqué. Cette situation, dira-t-il, qui engage sa responsabilité contractuelle ouvre droit non seulement au remboursement de cet argent mais également à des dommages et intérêts pour le préjudice causé par son acte.

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20 June 2016

«Probo Koala»: dans le quartier de Plateau Dokui d'Abidjan, soulagement et fierté

Auteur: RFI

Dix ans après l'affaire du Probo Koala en Côte d'Ivoire, toutes les victimes des déchets toxiques de ce cargo vont toutes être indemnisées. C'est une décision de justice rendue à Londres jeudi 17 juin. Les faits remontent à 2006, lorsqu'un cargo, le Probo Koala, a déversé des tonnes de résidus toxiques autour d'Abidjan. Les autorités ivoiriennes ont alors recensé 17 morts et des milliers victimes. Un bras judiciaire a été entamé. Mais entre négociations internationales, corruption et détournement d'argent, obtenir dédommagement a été difficile pour certaines d'entre elles. Près de 5000 personnes n'avaient jusque là rien touché. Mais elles n'ont jamais baissé les bras. Amadou Ouattara n'a jamais déménagé. Cela fait 33 ans qu'avec sa famille, le jeune homme vit à Plateau Dokui. Un quartier d'Abidjan devenu maudit en 2006. Des déchets toxiques du Probo Koala ont été entreposés à moins de 500 mètres des habitations. « Ca a commencé par les mauvaises odeurs. On est tombé malade. J'avais mal au ventre, je vomissais, j'avais mal à la tête. Le cas de mon petit frère nous a beaucoup inquiétés. Il a été hospitalisé, et le médecin nous avait dit de l'emmener du quartier », se souvient-il. Presque tous les membres de sa famille sont tombés malades. Aujourd'hui encore, Amadou souffre de violents maux de tête qui empêchent parfois cet informaticien de travailler devant son écran. Cela fait dix ans qu'il mène bataille pour obtenir réparation. « On voulait vraiment faire entendre notre voix. On n'est pas des animaux. Après toutes ces années, je ne pensais pas que l'on pourrait aboutir. Je me suis dit que c'est gars sont vraiment puissants donc que ce serait difficile. Grâce à Dieu, avant-hier on nous a dit que l'on a gagné au combat. On est fiers, on est heureux. » Amadou va enfin recevoir son indemnité : 750 000 FCFA, soit environ 1100 euros. Au total, le déchargement des déchets toxiques du cargo pétrolier Probo Koala a fait 17 morts et plus de 40 000 victimes, selon un bilan officiel.

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18 June 2016

Côte d'Ivoire: Les victimes du «Probo Koala» seront indemnisées

Auteur: RFI

Dix ans après l'affaire dite du Probo Koala, les victimes vont toutes être indemnisées, après une décision de justice prise à Londres. Les faits remontent à 2006, lorsqu'un cargo, le Probo Koala, a déversé des tonnes de résidus toxiques autour d'Abidjan, faisant officiellement 17 morts, et des dizaines de milliers de victimes. C'est une grande victoire pour les victimes des déchets toxiques en Côte d'Ivoire. Entre négociations internationales et détournement d'argent, l'affaire semblait indémêlable et sans fin pour les victimes. La justice anglaise vient de leur donner gain de cause. Elle a constaté la négligence du cabinet chargé de les indemniser. Celui-ci avait en effet versé l'argent à un intermédiaire ivoirien peu digne de confiance et une partie de la somme destinée aux victimes avait été détournée. Dix ans après l'arrivée du Probo Koala dans le port d'Abidjan, toutes vont enfin recevoir leurs 750 000 FCFA. Un soulagement pour Denis Yao Pipira, le président de l'Union nationale des victimes de déchets toxiques de Côte d'Ivoire. « C'est une victoire importante parce que des gens ont souffert. Les conséquences ont été multiples : psychologiques, morales, des problèmes de santé récurrents, la perte du travail. Nous pensons que justice a été rendue et c'est un grand soulagement pour nous. » Au total, 17 morts et plus de 43 000 victimes avaient officiellement été recensés suite à la catastrophe. C'était en 2006. Le Probo Koala, un cargo pétrolier avait alors déchargé dans le port d'Abidjan plus de 500 tonnes de déchets hautement toxiques. L'armateur du paquebot, condamné, n'a toutefois jamais reconnu sa responsabilité.

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17 June 2016

Affaire déchets toxiques – La Haute Cour de Justice de Londres ordonne à Leigh Day de dédommager les victimes qui ont été privées de leur compensation

Auteur: Abidjan.net (Côte d'Ivoire))

Plus de 4000 victimes de la Côte d'Ivoire victorieuses dans le cadre de la procédure contre le Cabinet Leigh Day pour faute professionnelle dans le litige contre Trafigura suite à la catastrophe des déchets toxiques du Probo Koala survenue en août 2006. Le 27 Août 2014, une assignation a été délivrée au nom des victimes de la catastrophe des déchets toxiques qui n’avaient pas reçu leur part des fonds de compensation reçus suite au protocole d’accord entre Leigh Day et Trafigura, signé le 8 Septembre 2009 et la disparition éventuelle des fonds en 2010 . Leigh Day avait négligemment transféré les fonds de compensation en une seule tranche dans un compte bancaire en Côte-d’Ivoire en dépit de la corruption et de potentielles revendications malhonnêtes concernant la somme d’argent. Après plus de deux années de litige, la Haute Cour de justice a rendu son jugement. Le cabinet Harding Mitchell Solicitors, basé à Londres, représente les victimes qui ont été privées de compensation...Aujourd’hui, le juge Andrew Smith a rendu son jugement. La réclamation des victimes pour dommages et intérêts a été acceptée par le juge qui a conclu que Leigh Day avait manqué à [son] obligation de diligence envers les victimes. Une nouvelle date d’audience sera fixée pour l’évaluation du montant des dommages intérêts...Après une longue lutte pour que justice soit faite, les victimes qui ont été privées de leur compensation ont finalement été reconnues comme telles. 

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Auteur: John Hyde, Law Society Gazette (UK)

The High Court has ruled that national firm Leigh Day breached a contract and its duty of care by failing to protect a multi-million-pound fund for victims of a discharge of chemical waste in Ivory Coast.

The firm had secured a £30m settlement in September 2009 from global energy company Trafigura, with the settlement paid into an Ivorian bank nominated by Leigh Day...

A third-party organisation made a fraudulent claim against the funds which was upheld in the Ivorian Supreme Court, a decision the firm admitted was 'borne of corruption'. By March 2010, Leigh Day had made an agreement with the organisation for 23,000 of the victims to be paid their share of the settlement sum, leaving 6,624 claimants with nothing...

...[T]he court ruled Leigh Day did not take proper steps to protect the settlement sum from being acquired dishonestly by third parties making claims to it...

...[A] Leigh Day spokesperson said: ‘We are entirely sympathetic with the position the claimant...

‘We fought hard to gain compensation for all 30,000 of our clients and we were devastated when some of the monies were misappropriated. We did our damnedest to recover the monies resulting in the great majority of our clients having received their compensation.

...[H]owever we believe the judgment of Mr Justice Smith looks at what happened through the prism of hindsight.’

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16 March 2016

Procès déchets toxiques: Nouveau report de l'audience au 20 avril prochain

Auteur: Cheickna D. Salif, Fratmat.info (Côte d'Ivoire)

Il faut signaler que cette audience qui avait été mise en délibéré pour le 25 novembre 2015, a été successivement reportée, pour cause de comparution de Gohourou Claude, au mercredi 9 février 2016 puis au mercredi 10 mars 2016. La première chambre correctionnelle de la Cour d’appel d’Abidjan Plateau a encore reporté au 20 avril 2016, le procès relatif au détournement de 4,658 milliards de Fcfa destinés à l’indemnisation de 6 624 victimes des déchets toxiques. Au cours de l’audience prévue, ce mercredi 16 mars, l’avocat général, M. Bakayoko a indiqué au tribunal qu’il a reçu du conseil de Koné Cheick Oumar un certificat médical. M. Koné bénéficie d’un repos maladie de deux semaines. A cela vient s’ajouter l’absence de Gohourou Claude. C’est donc l’indisponibilité des principaux accusés dans cette affaire qui semble être à la base de ce report...Ce report ne semble pas être du goût de ces victimes réunies au sein du Réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Renadvidet-Ci). D’ailleurs, Botty Bi Raoul, responsable de la communication dudit réseau, a annoncé que les victimes entameront une grève illimitée de la faim, le 30 mars prochain, devant le palais de la Présidence de la République et le ministère de la justice. Pour eux, il s’agit à travers cette action d’interpeller ces autorités pour que finalement la  justice tranche cette affaire.

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2 March 2016

En Côte d'Ivoire, les affaires toxiques continuent comme si de rien n'était

Auteur: Roberto Valussi, Equal Times

Le 19 août 2006, le pétrolier Probo Koala, affrété par la société multinationale de courtage pétrolier basée aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Suisse, Trafigura Beheer BV, a déchargé 500 tonnes de déchets pétrochimiques hautement toxiques sur différents sites d’Abidjan...Selon les informations officielles, l’exposition aux déchets toxiques a provoqué 17 décès et plus de 100.000 personnes ont eu recours à des soins médicaux pour des symptômes allant d’irritations cutanées à des vomissements, de difficultés respiratoires à des brûlures chimiques...Les habitants craignent que les effets de la pollution se fassent encore ressentir aujourd’hui et l’émotion est toujours vive...En 2007...Trafigura est parvenue à un accord avec le gouvernement ivoirien : elle acceptait de verser une indemnisation de 95 milliards de francs CFA (soit environ 195 millions de dollars US) et obtenait en retour la garantie que les autorités ivoiriennes n’entameraient aucune poursuite. Trafigura a aussi eu affaire à la justice dans les pays dans lesquels elle est légalement implantée. En 2010, un tribunal hollandais l’a jugée coupable d’exportation illégale de déchets des Pays-Bas et l’a condamnée à une amende d’un million de dollars US, mais aucune enquête n’a été menée sur ce qui s’est produit en Côte d’Ivoire...au Royaume-Uni, Trafigura a obtenu un accord à l’amiable en vertu duquel elle s’est engagée à verser environ 1500 dollars US à chacun des 30.000 plaignants, mais, une fois encore, sans aucune reconnaissance de responsabilité...La bataille juridique à propos du détournement des fonds destinés aux victimes est toujours en cours. Environ 6000 des 30.000 personnes concernées attendent toujours un dédommagement...[Se réfère aussi à Puma Energy (copropriété de Trafigura et Sonangol maintenant), Petroci et Tommy].   

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