Côte d'Ioire: Un chocolatier local promeut une cacaoculture durable et la fin du travail des enfants dans ce secteur

Auteur: abidjan.net (Côte d'Ivoire), Publié le: 15 January 2019

"Un chocolatier ivoirien condamne le fléau des « enfants esclaves » dans les champs de cacao", 15 janvier 2019

L’artisan chocolatier ivoirien, Axel Emmanuel Gbaou, a condamné...le fléau des « enfants esclaves » dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial...« Le travail des enfants dans la cacaoculture est un fléau qu’il faut véritablement condamner parce que la place des enfants est à l’école (obligatoire jusqu’à 16 ans) », a dit...M. Gbaou, ajoutant que c’est un phénomène qui « jette du discrédit sur le cacao de la Côte d’Ivoire »...Selon Axel Gbaou, « si les paysans sont payés de façon équitable » à travers un prix rémunérateur, ils auront inéluctablement « le choix que de mettre leurs enfants à l’école »...les acteurs des zones rurales devraient sortir de la misère grâce à un relèvement des cours du marché mondial...le secteur rural qui constitue « la vache à lait de la filière et des grands industriels du chocolat » pourrait bénéficier des retombées de ses labeurs...« Tout le cacao de Côte d’Ivoire...ne peut pas être produit par des enfants », a fait observer Axel Gbaou, pour qui ce nombre « marginal » de ces enfants dû aux « flux migratoires » ne peut cesser que par la répression...Axel Gbaou...travaille sur cette problématique pour adresser la question de la traite des enfants. Il a formé 1.000 femmes de la filière, capables d’apporter une valeur ajoutée primaire aux fèves de cacao, qu’il achète entre 3.000 et 5.000 le Kg, contre 750 Fcfa le prix bord champ...  Selon lui, ce projet qui vise à terme 25.000 femmes, a permis de valoriser les produits de ces femmes, qui s’occupent de leurs enfants, car ayant les ressources financières nécessaires pour assurer la scolarité de leurs progénitures, et mieux faire face aux dépenses du foyer...Axel Emmanuel Gbaou...[insiste]...la nécessité de promouvoir un cacao durable et la traçabilité des fèves. « Aujourd’hui, si les enfants sont exploités dans les plantations, c’est parce que le prix n’est pas suffisant », a-t-il soutenu, soulignant avoir mis en place ce « schéma » qui se veut une alternative en vue de la transformation des fèves de cacao dans le pays, détenu par des firmes étrangères. Le secteur du cacao fait vivre quelque 6 millions de personnes en Côte d’Ivoire. Il représente près de 40% des recettes d’exportation du pays. Un autre défi pour l’Etat ivoirien reste la déforestation liée à la cacaoculture dans les aires protégées. 

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