Cameroun: Une pétition demande au Président de la République d'arrêter un projet de plantations de palmiers à huile

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22 December 2016

Cameroun - Accaparement des terres: Les populations du Sud-Ouest saisissent Paul Biya

Auteur: Jean-Marie Nkoussa, Cameroon-Info.Net, (Cameroun)

Elles dénoncent l’occupation illégale de leurs terres par la société Sithe Global Sustainable Oils Cameroon...Elle fait suite à l’occupation, jugée illégale, des terres de cette région par une importante multinationale. Une pétition de 180 000 signatures vient d’être adressée au Président de la République dans ce sens. Soutenues par l’ONG Greenpeace, les pétitions ont été recueillies par 244 fermiers de la région du Sud-Ouest. En septembre 2016, ils avaient déjà porté plainte pour « violation du droit de propriété » à Sithe Global Sustainable Oils Cameroon (SGSOC). Cette société, ex-filiale de la firme américaine Heracles Farms, rachetée depuis par de nouveaux investisseurs, veut installer un projet de palmiers à huile sur 20 000 hectares. Plusieurs localités sont concernées...Les plaignants accusent la multinationale de confiscation des terres et de non respect des engagements. SGSOC devait en effet respecter une zone tampon de 5 km autour des fermes. Ce qui n’a pas été fait. La pétition transmise à Paul Biya demande le non renouvellement par le gouvernement du contrat de SGSOC. Signé en 2013, ce contrat est arrivé à expiration le 25 novembre 2016. La société a entrepris des démarches pour un renouvellement dudit contrat, ce à quoi s’opposent les riverains des zones d’exploitation. Selon Samuel Nguiffo, le fondateur de l’ONG Centre pour l’Environnement et le Développement (CED), « le développement dans l’agro-industrie se superpose à l’exploitation forestière, à la construction des grandes infrastructures, au développement du secteur minier. Tous ces développements qui surviennent au même moment et qui ont pour espace la zone forestière, constituent une menace extrêmement forte qui n’a pas été perçue. Il faut donc se rassurer que le terrain ne va pas être sacrifié sur l’hôtel du développement », affirme-t-il.

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21 December 2016

180 000 personnes demandent au Président de la république du Cameroun une rupture de contrat avec l’entreprise en charge de l’exploitation des palmiers à huile SGSOC

Auteur: Greenpeace

...une pétition a été soumise au Président de la république du Cameroun, a fin de lui demander de ne pas renouveler le contrat d’exploitation des plantations de palmiers à huile de l’entreprise ‘’Sithe Global Sustainable Oils Cameroun’’ (SGSOC) dans la région du sud-ouest. Cette pétition est accompagnée de 180 281 signatures recueillies si bien au Cameroun qu’à l'étranger. Le contrat initial d’approbation de trois ans octroyé à l'entreprise a expiré le 25 novembre 2016, pendant qu’un nouvel accord était en attente ; Greenpeace Africa, Save Wildlife Conservation Fund, Rettet den Regenwald EV (Rainforest Rescue) ont vu cela comme une opportunité, ceci en  s’associant pour recueillir des signatures a fin de démontrer la forte opposition publique contre l'entreprise. "Nous sommes encouragés par le fait que tant de Camerounais ont signé cette pétition contre l’approbation du SGSOC. Nous espérons que, le gouvernement écoutera avec plus d’intérêt les cris de détresse des gouvernés ", déclare Eric Ini, responsable des activités forestièrespour Greenpeace Africa. «Le projet d'huile de palme de l’entreprise SGSOC ne détruirait pas seulement les moyens de subsistance des populations locales de la région du Sud-ouest, mais serait aussi une menace pour les forêts tropicales primaires, les parcs nationaux ainsi que les réserves forestières abritant une biodiversité unique», déclare ReinhardBehrend, directeur de Rainforest Rescue. Plusieurs autorités traditionnelles des villages environnants de la zone de concession ont écrit le 25 octobre 2016 une lettre au Président de la république du Cameroun pour s’abstenir d’une nouvelle mise en place des plantations de palmiers à huile par la SGSOC, «c’est une controverse qui ne respecte en aucun cas les meilleures pratiques et règles de développement". " il est l’origine de nombreux conflits fonciers et des conflits inter-villageois, qui n'ont jamais existé "déclare la lettre. «Nous ne nous attendions pas à ce que le SGSOC empiète sur nos terres agricoles ainsi que nos forêts non concessionnelles. Nous prions que le président réagisse en conséquence après lecture de cette pétition», explique le chef Ejuba de Babensi II. Greenpeace Afrique et ses partenaires espèrent que la présidence de la république entendra la voix de milliers de Camerounais insatisfaits, qui s'opposent fermement à ce projet situé dans une atmosphère de biodiversité.

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21 December 2016

Cameroun : pétition contre des palmiers à huile remise à Biya

Auteur: AFP dans Afrique Expansion

Une pétition qui a recueilli 180 000 signatures a été transmise mercredi au président du Cameroun Paul Biya pour demander l'arrêt d'un projet de plantations de palmiers à huile, a rapporté Greenpeace. "Une pétition a été soumise au président de la République du Cameroun (Paul Biya) afin de lui demander de ne pas renouveler le contrat d’exploitation des plantations de palmiers à huile de l’entreprise Sithe Global Sustainable Oils Cameroun (SGSOC)", ex-filiale de la société américaine Herakles Farm"..."Cette pétition est accompagnée de 180 281 signatures recueillies si bien au Cameroun qu’à l'étranger", ajoute Greenpeace qui espère que le président Biya entendra la voix "de milliers de Camerounais" contre "ce projet situé dans une atmosphère de biodiversité". En novembre 2013, le gouvernement camerounais a octroyé à la SGSOC une concession provisoire de trois ans pour créer une plantation de palmiers à huile sur une superficie de 20 000 hectares. Un "nouvel accord est en attente", souligne Greenpeace. Au Cameroun, 244 fermiers ont porté plainte pour "violation de propriété" contre la SGSOC. Prévue le 9 novembre, la première audience a été reportée en raison des troubles dans cette zone anglophone. Le 25 octobre, plusieurs chefs traditionnels de la région du Sud-Ouest qui soutenaient précédemment le projet ont écrit à M. Biya pour lui demander d'y mettre un terme.

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