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Amnesty pointe à nouveau du doigt les grands acteurs de la filière cobalt

Auteur: Antoine d’Abbundo, La Croix (France), , Publié le: 16 November 2017

« Les géants industriels de l’électronique ou de l’automobile ne font pas assez pour mettre fin aux atteintes aux droits de l’homme dans leurs chaînes d’approvisionnement en cobalt en République démocratique du Congo (RDC). » Tel est...la conclusion du rapport publié...par Amnesty International sur la manière dont 29 multinationales contrôlent – ou plutôt ne contrôlent pas – les conditions dans lesquelles est extrait ce minerai si essentiel à leurs activités...Deux ans plus tard, le constat dressé par le rapport « Temps de recharge » montre que peu de chose a changé. « Nous avons interrogé 29 entreprises pour évaluer leurs politiques de diligence. Aucune n’a fourni de réponse convaincante prouvant qu’elles avaient pris des mesures suffisantes pour se conformer aux normes internationales. Alors même que toutes sont au courant des risques d’atteintes aux droits humaines liés aux activités d’extraction », souligne Sabine Gagnier. L’ONG reconnaît que certaines entreprises du secteur informatique ont fait des efforts ; notamment Apple, Dell et HP. « Ce qui ne fait pas d’eux de bons élèves, mais de moins mauvais, car la plupart des autres n’ont guère fait de progrès », nuance Sabine Gagnier. La situation est pire encore dans le secteur de l’automobile électrique, épinglé dans un chapitre intitulé « La face sombre de la technologie verte ». « Renault et Daimler présentent des résultats particulièrement mauvais. Ils ne respectent pas les règles minimales et leurs chaînes d’approvisionnement présentent d’importantes zones d’ombre », soutient le rapport. « Une réalité d’autant plus inquiétante que la demande de véhicules électriques est en pleine croissance. D’où l’importance que les industriels adoptent des pratiques plus vertueuses », plaide Sabine Gagnier. Dans ses recommandations, l’ONG pointe également la responsabilité de Pékin... mais aussi celle de la RDC qui s’est engagée, entre autres, à mettre fin au travail des enfants pour l’année 2025.

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