Corée du Sud : La justice ordonne la saisie d’actifs de Mitsubishi pour travail forcé pendant la Seconde guerre mondiale

Auteur: Frédéric Ojardias, RFI, Publié le: 25 March 2019

« Travail forcé : la justice sud-coréenne ordonne la saisie d’actifs de Mitsubishi », 25 mars 2019

Les Coréens victimes de travail forcé continuent leur combat judiciaire. Suite à leur demande, un tribunal de Daejon, au sud de Séoul, a ordonné la saisie de six brevets et de deux marques déposées appartenant à Mitsubishi Heavy Industries. Si le géant nippon persiste à refuser de les dédommager, ces actifs seront vendus, se félicite une association de plaignants.

Selon la Corée du Sud, près de 780 000 Coréens ont été forcés de travailler dans les usines japonaises pendant la période coloniale.

Le Japon estime que cette question a été réglée par un traité signé en 1965, mais en novembre 2018, la justice coréenne a exigé de Mitsubishi des réparations à titre individuel. La décision avait provoqué la fureur de Tokyo et la saisie d’actifs devrait aggraver la dispute.

En Corée, les blessures ouvertes par la colonisation restent béantes. Ce mois-ci, une province coréenne envisage même de coller sur des photocopieuses et des appareils photo japonais utilisés dans ses écoles des autocollants où il est écrit :« Fabriqué par une entreprise coupable de crimes de guerre ».

Tout lire

Entreprises concernées: Mitsubishi Group