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Devoir de vigilance. Les eurodéputés veulent des entreprises responsables jusque dans leurs filiales

Le Parlement européen adopte mercredi 10 mars 2021 un projet d’initiative sur le devoir de vigilance et la responsabilité des entreprises dans l’Union européenne (UE). Les eurodéputés veulent ainsi faire pression sur la Commission pour qu’elle présente de façon urgente une législation garantissant que les entreprises soient tenues responsables lorsqu’elles portent atteinte (ou contribuent à porter atteinte) aux droits de l’homme ou à l’environnement, même lorsque c’est leur filiale qui est mise en cause localement.

Ce texte suscite une vive opposition du patronat européen, mais le principe fait consensus dans tous les groupes politiques. Comme le diable est souvent dans les détails du texte, Ouest-France a interrogé, pour mieux en comprendre les enjeux, Chloé Stevenson, chargée de campagne pour ActionAid France...

Pourquoi a-t-on besoin d’un cadre européen en la matière ?

Beaucoup d’organisations militent depuis longtemps pour ce devoir de vigilance, notamment dans les pays du Sud, et ont documenté de nombreuses violations des droits humains et des atteintes graves à l’environnement, liées à l’activité de grandes entreprises. Or, l’Europe abrite un certain nombre de multinationales qui, dans le monde, sont soit coupables, soit complices de ce genre d’abus. Dans le textile, on a eu l’exemple connu du Rana Plaza, mais ça peut être aussi le travail infantile dans le secteur du cacao.

Pour caricaturer, si une entreprise de pâte à tartiner détruit la forêt en Indonésie pour produire de l’huile de palme, les associations locales pourront se retourner contre elle et non plus seulement contre les sous-traitants payés localement…

C’est exactement ça. C’est extrêmement difficile d’entamer cette démarche de recherche de justice au niveau local. Les défenseurs des droits humains ont pas mal d’obstacles et pas mal de discriminations, voire de violence extrême à leur encontre...

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