abusesaffiliationarrow-downarrow-leftarrow-rightarrow-upattack-typeburgerchevron-downchevron-leftchevron-rightchevron-upClock iconclosedeletedevelopment-povertydiscriminationdollardownloademailenvironmentexternal-linkfacebookfiltergenderglobegroupshealthinformation-outlineinformationinstagraminvestment-trade-globalisationissueslabourlanguagesShapeCombined Shapeline, chart, up, arrow, graphlocationmap-pinminusnewsorganisationotheroverviewpluspreviewArtboard 185profilerefreshnewssearchsecurityPathStock downStock steadyStock uptagticktooltiptwitteruniversalityweb
Article

France : Des entreprises de ramonage devant le tribunal correctionnel pour travail forcé

"Esclavage moderne : les employeurs des ramoneurs jugés en Essonne," 30 juin 2020

Ce mercredi, au deuxième jour du procès de sept personnes jugées pour travail dissimulé et d’hébergement indigne par le tribunal correctionnel d’Evry-Courcouronnes, la procureure de la République a requis des peines allant de deux ans d’emprisonnement avec sursis à huit ans ferme.

Méthodiquement, les sept prévenus ont contesté chacune des pièces du dossier. Depuis ce mardi et jusqu'à jeudi, le tribunal correctionnel d'Evry-Courcouronnes juge cinq hommes et deux femmes soupçonnés d'avoir organisé à Brétigny-sur-Orge et à Nîmes (Gard), par le biais de leurs entreprises de ramonage, ce que l'on pourrait qualifier « d'esclavage moderne ».

Selon les victimes, une quinzaine au total, les patrons les auraient obligés à travailler parfois plus de dix heures par jour pour un maigre salaire payé en espèces. Ils les auraient également logés dans des caravanes insalubres. Sur l'ensemble des prévenus, dont une partie est issue de la même famille, cinq ont déjà été condamnés pour des faits similaires et des pratiques commerciales agressives et trompeuses...

Selon ce témoin, qui s'est constitué partie civile mais qui ne s'est pas présenté à l'audience, comme les autres victimes d'ailleurs, « au moins 25 personnes » vivaient dans la même situation. « On n'avait ni toilettes, ni douche, continue l'ancien ramoneur devant les policiers. Pour se laver, c'était à l'extérieur et à l'eau froide. Quant à la caravane, elle était toute pourrie, avec des champignons. Il était impossible d'ouvrir la fenêtre. »...

Toujours dans son audition, le fugitif précise toucher 10 euros sur les ramonages facturés un peu plus de 80 euros. Lors de la période d'essai, c'est encore moins… c'est 4 euros. « C'est faux, s'exclame l'un des prévenus à la barre. Je payais mes salariés au Smic. Je ne sais pas pourquoi il dit ça. Et si je les payais en espèces, c'est tout simplement parce qu'ils n'avaient pas de compte en banque. »