abusesaffiliationarrow-downarrow-leftarrow-rightarrow-upattack-typeburgerchevron-downchevron-leftchevron-rightchevron-upClock iconclosedeletedevelopment-povertydiscriminationdollardownloademailenvironmentexternal-linkfacebookfiltergenderglobegroupshealthinformation-outlineinformationinstagraminvestment-trade-globalisationissueslabourlanguagesShapeCombined Shapeline, chart, up, arrow, graphlocationmap-pinminusnewsorganisationotheroverviewpluspreviewArtboard 185profilerefreshnewssearchsecurityPathStock downStock steadyStock uptagticktooltiptwitteruniversalityweb
Article

France : Nouvelle audience dans l’action en justice de travailleurs migrants contre Laboral Terra pour conditions de travail inhumaines

«« Un animal était traité mieux que nous » : d’anciens travailleurs agricoles devant la justice à Arles » 18 juin 2020

Un procès, intenté par cinq ex-employés agricoles, se tenait devant les prud’hommes, à Arles (Bouches-du-Rhône), ce mardi 16 juin. Trois femmes et deux hommes, tous ressortissants marocains, dénoncent leurs conditions de travail « indignes » dans des exploitations du sud de la France, rapporte France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ils avaient été « détachés » dans le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et le Gard par une agence d’intérim espagnole, Laboral Terra...

Cette société, aujourd’hui en liquidation judiciaire, se retrouve au cœur de ce procès avec huit entreprises agricoles. Ce système de détachement se serait beaucoup développé dans le monde agricole dans les années 90. Les agences d’intérim étaient souvent basées à l’étranger, et notamment en Espagne, où le coût d’un salarié au Smic est moins cher d’environ 40 % par rapport à la France, rappelle la chaîne régionale...

Selon l’avocat de deux plaignantes, ces agences d’intérim violent le droit européen sur le détachement. « Les contrats ont été signés en France avec des salariés qui étaient en France » sans rentrer en Espagne....Les cinq ex-salariés demandent à Laboral Terra plusieurs dizaines de milliers d’euros de rappel sur salaire, d’indemnités et de dommages et intérêts, notamment pour « prêt illicite de main-d’œuvre »...

Parmi les personnes concernées, de nombreux salariés étrangers, notamment des travailleurs Sud-Américains venus d’Espagne via une société d’intérim notait Libération, et dont les conditions de vie sur place interpellent. À Arles, une enquête publiée lundi sur Médiapart et réalisée par Marsactu révélait que certains « sont confinés au milieu des champs », et « patientent sans salaire ni indemnité, pour l’instant ».