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Madagascar: Les paysans menacés par différentes formes d'accaparement des terres, selon un analyste

"À Madagascar, l’accaparement des terres peut prendre des formes diverses", 7 janvier 2020

C’est sans doute à Madagascar que ce basculement a été le plus spectaculaire, puisque le groupe sud-coréen Daewoo avait entrepris en 2008 de s’y faire attribuer 1 300 000 hectares de terres cultivables. La colère paysanne avait alors abouti au renversement en mars 2009 du président de la République de l’époque...et au retrait de Daewoo...

Le groupe canadien Rio Tinto, qui s’intéresse particulièrement à l’ilménite, avait ciblé depuis 1998 la région de Taolagnaro (Fort-Dauphin) pour y lancer une exploitation de grande ampleur. Des manifestations parfois violentes avaient retardé le chantier mais tout était rentré « dans l’ordre »...le groupe australien Base Resources...souhaite exploiter l’ilménite, le zircon et le rutile, par le biais d’une société de droit malgache nommée Base Toliara à qui a été concédée une zone de 7 000 hectares...1 020 paysans de l’ethnie masikoro détenteurs de parcelles sont concernés par l’emprise minière...

...un ancien dignitaire du régime conteste à 300 paysans l’occupation de près de 600 hectares de terres très fertiles...Et si un arrangement amiable conduisait à une indemnisation, ces familles devraient également partir. Nous sommes donc en présence d’un exemple d’accaparement de terres... l’État souhaite préempter 1 000 hectares de rizières pour y construire une ville nouvelle... les détenteurs des rizières qui occupent actuellement la zone impactée se sont mobilisés et entendent faire valoir leurs droits, invoquant leur présence sur place de longue date, leur activité agricole menacée...