abusesaffiliationarrow-downarrow-leftarrow-rightarrow-upattack-typeblueskyburgerchevron-downchevron-leftchevron-rightchevron-upClock iconclosedeletedevelopment-povertydiscriminationdollardownloademailenvironmentexternal-linkfacebookfilterflaggenderglobeglobegroupshealthC4067174-3DD9-4B9E-AD64-284FDAAE6338@1xinformation-outlineinformationinstagraminvestment-trade-globalisationissueslabourlanguagesShapeCombined Shapeline, chart, up, arrow, graphLinkedInlocationmap-pinminusnewsorganisationotheroverviewpluspreviewArtboard 185profilerefreshIconnewssearchsecurityPathStock downStock steadyStock uptagticktooltiptriangletwitteruniversalitywebwhatsappxIcons / Social / YouTube

Le contenu est également disponible dans les langues suivantes: English, 日本語

Article

2 oct 2025

Auteur:
Libération (France) avec AFP,
Auteur:
NL Times

Pays-Bas : Un tribunal ordonne à Meta de proposer un fil d’actualité sans algorithme sur Facebook et Instagram

Allégations

"Aux Pays-Bas, la justice ordonne des fils d’actualités sans algorithme sur Facebook et Instagram", 2 octobre 2025

Un tribunal d’Amsterdam a ordonné ce jeudi 2 octobre à Meta, la maison-mère d’Instagram et Facebook, d’ajouter à ses deux réseaux sociaux une possibilité de définir par défaut un fonctionnement sans algorithme.

De base, ces plateformes fonctionnent avec des recommandations, c’est-à-dire que les fils d’actualité sont exclusivement alimentés avec des publications susceptibles d’intéresser l’utilisateur, et donc renforce le biais de confirmation. Mais les utilisateurs néerlandais pourraient ainsi définir par défaut un fil d’actualité chronologique, ce qui n’est pour l’instant qu’une simple option. La justice ordonne que cette dernière soit «directement et facilement» accessible sur la page d’accueil de Facebook et Instagram...

Et le tribunal d’Amsterdam est très ferme : «Meta Irlande (le siège européen) doit adapter ses plateformes dans un délai de deux semaines».

L’affaire est portée aux Pays-Bas par Bits of Freedom, une organisation de défense des droits civiques et de la vie privée, dans la perspective des élections du 29 octobre prochain dans le pays. Le tribunal lui a donné raison– en s’appuyant sur les règles européennes des services numériques –, afin d’exiger plus de contrôle de la part des utilisateurs sur les informations qu’ils voient sur leurs réseaux sociaux.

...«Nous sommes en profond désaccord avec cette décision et allons faire appel» [a déclaré Meta] déclaré dans la foulée de la décision de justice. «Nous avons apporté des modifications substantielles à nos systèmes afin de respecter nos obligations réglementaires au titre du DSA, [le règlement européen sur les services numériques, ndlr] et avons informé les utilisateurs néerlandais de la manière dont ils peuvent utiliser nos outils pour découvrir nos plateformes sans personnalisation», a ajouté la multinationale.

Si elle ne se plie pas à la décision de la justice néerlandaise, Meta est sous le coup d’une pénalité de 100 000 euros par jour, avec un maximum de 5 millions d’euros, qu’elle devra verser à Bits of Freedom.