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3 Jul 2019

Auteur:
Corinne Audouin, France Inter

Samsung France mis en examen pour "pratiques commerciales trompeuses"

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Des mineurs de moins de 16 ans employés à la chaîne pour assembler des téléphones. Des horaires de travail à rallonge. Des conditions d'hébergement déplorables, entassés à 6 ou 8 dans un dortoir de 10 m², sans eau courante. L'exposition sans protection à des substances chimiques toxiques. C'est ce qu'ont constaté entre 2012 et 2017 plusieurs ONG dans des usines où sont fabriqués les produits Samsung.

Pourtant...[s]ur le site français de la marque [Samsung], on peut lire à la rubrique "Philosophie" : "Samsung s’engage à respecter les lois et les réglementations locales ainsi qu’à appliquer un strict code de conduite global à l’ensemble de son personnel [...] Samsung est déterminée à devenir une entreprise citoyenne socialement et environnementalement responsable dans toutes ses communautés, de par le monde."

Ces beaux discours ont-ils valeur d'engagement commercial ?...

Pour la première fois, un magistrat français a estimé que ces promesses ne devaient pas rester des paroles en l'air. Le 17 avril dernier, Renaud Van Ruymbeke, juge d'instruction au pôle financier du TGI de Paris, a mis en examen Samsung France, pour avoir, entre 2012 et 2017, commis des "pratiques commerciales trompeuses" en diffusant sur son site internet des engagements éthiques, notamment le respect des droits fondamentaux (interdiction du travail forcé, exploitation salariale, esclavage des enfants), la responsabilité sociale et environnementale de la société, et le recours à des fournisseurs intègres...

Chez Samsung France, "on ne commente pas une procédure en cours". Un responsable du service de presse nous a indiqué que l'entreprise conteste le bien fondé des plaintes : "Il est de notre responsabilité de veiller à ce que Samsung, ses fournisseurs et ses sous-traitants respectent les meilleures pratiques concernant les conditions de travail, la protection de l'environnement et le respect des réglementations locales."

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