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Tunisie: Les ouvrières des champs sous-payées par les exploitants agricoles

« La servitude des Tunisiennes des champs », 14 novembre 2019

[Une] profonde nappe d’eau souterraine du gouvernorat...approvisionne...les exploitations des investisseurs [nationaux et étrangers] qui ont fait main basse sur le foncier agricole de cette région. [G]râce à sa nappe…et aux collines rocheuses…qui lui confèrent un microclimat…la région produit 25 % des fruits et légumes du pays pendant les quatre saisons. Aucune infrastructure hydraulique ne ravitaille les villageois d’El-Hania,…«ici on a des terres mais on n’a pas d’eau… ».

[Zina] cueille les légumes...et les porte jusqu’à l’épuisement comme…des autres où elle travaille…« nous étions dix femmes à ramasser chacune…deux tonnes cueilles pour 13 dinars (4,10 €) revenue par tête…c’est une vraie exploitation ». Naziha, 26 ans, diplômée chômeuse… « Si j’avais imaginé qu’après mes études, je…ferais les récoltes, je n’aurais pas étudié… ». [Elles] ont touché de fait que dix dinars, car un dinar a été donné pour la collation et trois pour le chauffeur…

«Les homme refusent de travailler à dix dinars…[mais] pendant la récolte des olives, les hommes sont payés 25 dinars, les femmes, 12 ». Selon…l’Association tunisienne des femmes démocrates...le travail de récolte est assuré à 79 % par des femmes, le sarclage à 70 % et le semis à 65 %...« Dans nombre de villages, les femmes sont seules cheffes de famille…[aussi] leurs garçons gardent le troupeau après l’école, leurs filles font du ménage [et] pendant la période de récolte…beaucoup d’enfants ne vont pas à l’école…», [Hayet Amani, Victoire pour la femme rurale].

[Ces] femmes précaires restent…sans protection sociale,....[abusé par] le «capitalisme prédateur » qui s’est développé dans la région. Selon [une étude]…un processus de marchandisation des terres en indivision jusque dans la décennie 1990 et des incitations de l’État pour les investissements agricoles ont favorisé l’arrivée de promoteurs et d’entreprises exportatrices [nationaux et étrangers] qui ont acquis à bas prix une partie des terres des paysans pauvres ou endettés.  [En plus], depuis 2015, le Forum tunisien des droits économiques et sociaux a recensé le décès de 40 ouvrières agricoles et plus de 500 blessées. Un observateur résume crûment : « Les [capitalistes nationaux et étrangers]...exploitent les terres, font des bénéfices, exportent l’argent...et laissent les pesticides, les plastiques et la pauvreté sur place. »