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Article

3 nov 2025

Auteur:
Romane Ganneval, Le Point (France)

UE : Ce que change la directive sur la transparence salariale

"Transparence salariale : ce que ça va changer pour les entreprises et les salariés", 3 novembre 2025

...[A] partir de juin 2026, impossible d'esquiver le débat : la directive européenne sur la transparence salariale obligera les entreprises françaises de plus de 100 salariés à rendre publics leurs écarts de rémunération entre femmes et hommes.

...[L]es entreprises seront désormais dans l'obligation d'indiquer la rémunération proposée, ou au moins une fourchette de salaire, dès la publication de leurs offres d'emploi.

...[I]l sera désormais interdit de demander le salaire actuel d'un candidat en poste, ou le salaire passé d'une personne en recherche d'emploi. L'objectif est d'éviter que les rémunérations antérieures continuent d'influencer la négociation, une situation qui pénalise particulièrement les femmes, souvent moins bien payées à poste équivalent et moins habituées à négocier leur salaire que leurs homologues masculins.

...Chaque salarié pourra désormais demander, par écrit, à connaître les niveaux moyens de rémunération ventilés par sexe pour des postes identiques ou de valeur égale...Ce droit d'accès pourra être exercé directement par le salarié, ou via les représentants du personnel, voire par une autorité externe compétente en matière d'égalité professionnelle.

Les entreprises devront également rendre accessibles les critères utilisés pour fixer les salaires et en déterminer l'évolution. Ces critères devront être objectifs et neutres du point de vue du genre...

...[C]ette transparence devra s'appliquer dans le respect du règlement général sur la protection des données (RGPD)...

...[S]i un écart injustifié supérieur à 5 % est constaté entre des salariés exerçant le même métier, une évaluation conjointe devra être lancée afin d'en identifier les causes et de corriger la situation.

Plus souple que l'Index égalité femmes-hommes, obligatoire dès 50 salariés, la directive sur la transparence salariale concernera les entreprises de plus de 100 salariés, tenues de rendre publics les écarts de rémunération entre femmes et hommes. Dès 2026, les entreprises de plus de 250 salariés devront publier chaque année leurs données. Les structures plus petites suivront : celles de 150 à 249 salariés en 2027, puis celles de 100 à 149 salariés en 2031, avec un reporting tous les trois ans...

...Si des différences apparaissent entre les salaires des femmes et des hommes pour une même catégorie de salariés, et qu'elles ne peuvent être justifiées par des critères objectifs, l'entreprise disposera de six mois pour y remédier...

C'est sans doute le changement le plus marquant de la directive : le renversement de la charge de la preuve...Avec la nouvelle directive,...[c]e sera désormais à l'employeur de prouver qu'il respecte l'égalité salariale et que les différences observées reposent sur des critères objectifs...