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Article

6 Déc 2022

Auteur:
Antoine Gibert, Forest Peoples Programme

UE : La protection des droits des peuples autochtones doit être maintenue dans la loi sur la déforestation, déclare le Forest Peoples Programme, alors que la France continuerait de bloquer les négociations

"Le gouvernement Macron: dernier obstacle à la protection des peuples autochtones dans le droit européen", 2 décembre 2022

Alors que les négociations sur le règlement européen sur la déforestation importée se finalisent à Bruxelles, les partisans de l’exploitation forestières et les opposants à la protection des droits humains dans les chaines d’approvisionnement des entreprises redoublent d'efforts pour affaiblir la loi. Les négociations entre la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l'UE doivent en effet s'achever la semaine prochaine, lorsque les négociateurs s'accorderont sur un compromis en vue de l'adoption d'un texte final. Un point crucial actuellement visé par les complices des violations de l'environnement et des droits humains, est la protection des droits des peuples autochtones et des communautés locales, y compris leurs droits fonciers coutumiers et leur droit au consentement libre, préalable et éclairé.

Les dispositions en question, ajoutées par le Parlement européen après avoir reçu un large soutien de la quasi-totalité de l'échiquier politique, étaient censées garantir que la consommation européenne des produits réglementés (cacao, soja, bois, huile de palme, et plus) ne contribuerait plus au vol et à la destruction des terres autochtones et, ainsi, renforcerait la capacité de l'UE à réduire son impact sur la déforestation et la dégradation des forêts. Toutefois, le large consensus adopté par les représentants directs des citoyens de l'UE s'est avéré plus litigieux pour les représentants des gouvernements, la Suède et la Finlande ayant activement repoussé ces améliorations. Et plus récemment, un acteur majeur de la politique européenne, le gouvernement français, a rejoint la conversation et a l'intention d'expurger le règlement de toute exigence de respect des droits collectifs des peuples autochtones et des communautés locales …

Seule la France continue de s'opposer à tout compromis sur la question et sera la seule responsable si l'UE rate cette occasion unique de protéger les peuples des forêts qui risquent continuellement leur vie pour protéger leurs communautés, leurs terres et leurs moyens de subsistance et s'opposer à la destruction perpétuelle de leurs forêts.

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