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Des paysans cambodgiens attaquent Bolloré et Socfin-KCD en justice en France pour le préjudice causé par leur activité agricole

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Article
14 November 2019

Un tribunal français demande aux cambodgiens accusant Bolloré de spoilation de leurs terres de produire des titres de propriété

Auteur: Patricia Jolly, Le Monde (France)

« Les paysans cambodgiens accusant Bolloré de spoliation invités à produire des preuves », 11 novembre 2019 [abonnement]

Quatre-vingts Bunongs – des paysans du Mondol Kiri, province de l’est du Cambodge – qui accusent le groupe de l’industriel français Vincent Bolloré d’avoir accaparé leurs terres, en 2008, pour en faire des plantations de caoutchouc, devront faire la preuve de leur identité et fournir leurs titres de propriétés, d’ici au 20 janvier 2020.

Dans une ordonnance rendue le 8 novembre, le tribunal « invite » chacun d’entre eux à communiquer avant cette date – à laquelle se tiendra une audience de mise en état du dossier – « tout document officiel établissant l’existence, la nature, la localisation, la surface exacte et le référencement de la ou des terres dont il est demandé la restitution », « tout document notarié, individualisé et officiel établissant la propriété de chacun sur la ou les terres revendiquées » et « tout document justifiant de l’état civil de chacun »...

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Article
2 October 2019

[vidéo] France / Cambodge: des paysans contre Bolloré

Auteur: TV5 Monde

Le combat de paysans cambodgiens contre le groupe français Bolloré. Ils ont saisi la justice française pour réclamer la restitution de leurs terres.

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Article
1 October 2019

Le combat de paysans cambodgiens contre Bolloré

Auteur: Pascale Égré, Le Parisien (France)

...Les débats, très techniques, disent toute la complexité de cette action en responsabilité civile lancée en 2015 par Me Rilov au nom d'une cinquantaine de plaignants -80 désormais. Elle vise le groupe de l'industriel Vincent Bolloré et de deux de ses entités, la Compagnie du Cambodge et la Socfin-KCD, société de droit cambodgien de culture de l'hévéa.

Peuple de la province du Mondol Kiri, à l'est du Cambodge, les Bunongs ont vu leurs paysages et leur mode de vie, fondés sur une agriculture itinérante et la collecte de produits de la forêt, totalement bouleversés par le développement de plantations d'hévéas, les arbres à caoutchouc, à un rythme intensif à partir de 2007.

À l'été 2015, des villageois de Busra décident d'assigner Bolloré en France pour réclamer la restitution de leurs terres et l'octroi de dommages et intérêts. Ils accusent la Socfin-KCD d'avoir obtenu sa concession sans concertation avec les populations et de façon illégale. Bolloré, « actionnaire minoritaire » de la Socfin (à hauteur de 39 %), conteste toute responsabilité...

Les avocats de Bolloré et des deux sociétés, qui arguent notamment de l'absence de titres de propriété « justifiant la spoliation des terres », ont demandé le rejet des demandes des plaignants. Le tribunal rendra sa décision le 8 novembre.

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Article
1 August 2015

Plainte des Bunongs du Mondolkiri contre le groupe Bolloré : des «accusations ineptes», selon Socfin

Auteur: Krystel Maurice, Cambodge Post

Suite à notre article « Les Bunongs du Mondolkiri assignent le groupe Bolloré en justice en France » du 29 juillet, le groupe Socfin-KDC, holding du groupe Bolloré qui gère des plantations d’hévéas au Cambodge, nous a fait parvenir par courriel sa réaction le 31 juillet. Dans un communiqué de son siège du Luxembourg, la société réfute les « accusations ineptes » rapportées contre la société…«…Socfin est un groupe dont la mission première est de gérer des plantations de caoutchouc ainsi que d’autres cultures, selon des valeurs de durabilité, de responsabilité et d’éthique. A ce titre, le groupe place le respect total des populations riveraines au sein desquelles il opère et de leur environnement au rang de priorité absolue et inconditionnelle »…«…[I]l est important de souligner que les terrains sur lesquels les plantations ont été développées appartiennent à l’Etat cambodgien et en aucun cas aux groupes Socfin ou Bolloré…»…« Dans le cadre défini par les autorités locales, notre groupe a reçu 846 demandes de compensations en provenance de 492 familles. 819 demandes ont été acceptées…Dans certains cas, lorsque les populations ont considéré que le projet ne correspondait pas à leurs attentes, les familles concernées ont conservé leurs parcelles. »

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Article
29 July 2015

S’estimant «piétinés», des paysans cambodgiens attaquent le groupe Bolloré en justice

Auteur: AFP

…[U]ne cinquantaine de paysans cambodgiens assignent en justice, en France, deux sociétés du groupe Bolloré, réclamant la «réparation» du «préjudice matériel et moral» causé par leur activité agricole dans la région. «Le développement de l’hévéaculture par Bolloré au sein de la commune de Bousra…s’est fait systématiquement au détriment des habitants Bunongs…», dénonce l’assignation délivrée à la société Bolloré et à la Compagnie du Cambodge. Ces paysans…qui demandent la «restitution de terres» et des «indemnisations», subissent «la perte de leurs ressources économiques, la destruction de leurs lieux de culte et la dégradation de leur environnement» du fait de l’activité d’une coentreprise du groupe, Socfin-KCD, expliquent-ils…[L]’action devant le tribunal de grande instance de Nanterre vise la société Bolloré et la Compagnie du Cambodge...[qui] «exercent à partir de la France le pouvoir opérationnel dans le Bousra au sein de la joint-venture Socfin-KCD dont elles dirigent et organisent au quotidien les activités», justifie l’assignation. Une allégation que réfute le groupe Bolloré…«la Compagnie du Cambodge n’a plus de plantations au Cambodge depuis un demi-siècle», et ajoute n’être «qu’un actionnaire minoritaire et financier (à 39%, NDLR) dans Socfin, qui est géré et contrôlé par la famille belge Fabri»…

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