Egypte : Les défenseurs du droit du travail victimes de torture, licenciements collectifs et procès militaires, selon un rapport

Un rapport publié par Front Line Defenders enquête sur la détention et les procès militaires actuellement intentés contre 26 ouvriers civils d'Alexandria Shipyard. Le rapport analyse aussi la participation de l'entreprise française Naval Group, actuellement en contrat avec le ministère égyptien de la Défense à un moment où les abus contre les défenseurs des droits du travail sont en recrudescence. 

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Réponse
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29 January 2019

Naval Group's response

Auteur: Naval Group

We are not indifferent to the situation of the employees of our partner Alexandra Shipyards. Naval Group has a strong ethics and compliance policy which is applied rigourously in all its international subsidiaries. The Egyptian yard is not a subcontractor of Naval Group. The Egyptian Ministry of Defence has awarded a direct contract to the Alexandria shipyard in Egypt. Alexandria Shipyard (ASY) is a public shipyard whose staff are managed in accordance with Egyptian law. We have no contractual relationship allowing us to intervene in matters related to its workforce. We do not interfere in internal affairs. Naval Group's teams (15 to 25 employees) ensure the transfer of technology. Naval Group's goal in Egypt is to develop excellent technical skills in order to create an autonomous capacity for the construction and maintenance of ships in the long term. Naval Group's action is in line with the strict framework of French regulations on the sale of weapons for the export market. No sale of naval systems is carried out without prior authorization issued by an interministerial commission placed under the Prime Minister and chaired by the Secretary General of Defence and National Security (Interministerial Commission for the Study of Exports of War Materials (CIEEMG)). Naval Group scrupulously complies with the provisions of international treaties and local laws in force in which the company operates with the highest level of compliance.

Article
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Auteur: France 24

As Emmanuel Macron heads to Egypt, activists are calling on the French president to address abuses at [the Alexandria Shipyard Company] building battleships in partnership with a French company, [Naval Group]. 

Labour rights violations have proceeded under the noses of managerial staff of the French company, Naval Group, according to the 45-page report, “Striking Back: Egypt’s Attack on Labour Rights Defenders”… 

The Front Line Defenders report states that during the two-year labour dispute – which saw civilian workers in police stations and military tribunals while their lawyers faced intimidation by the Egyptian military – Naval Group staff had a “permanent presence” at the factory as per the 2014 contract agreement…

When asked about the allegations, Naval Group Press Relations Director Emmanuel Gaudez declined to comment. In an emailed response to FRANCE 24, Gaudez noted, 

“The Egyptian shipyard is not the subcontractor of Naval Group. We have no leeway to intervene in labour-related matters. The Alexandria Shipyard (ASY) is a public construction site governed by Egyptian law; we do not intervene in internal affairs. The Egyptian Ministry of Defence has a direct contract at the Alexandria Shipyard in Egypt. Alexandria Shipyard (ASY) is a public shipyard whose personnel are managed according to Egyptian law...”

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Rapport
14 January 2019

Les abus contre les défenseurs des droits du travail en Egypte

Auteur: Front Line Defenders

D'après les défenseurs des droits humains (DDH) interviewés par Front Line Defenders, les défenseurs du droit du travail en Égypte n'ont jamais autant été en danger depuis des décennies...

[Depuis 2013, plus de 15000 civils ont été déférés devant des tribunaux militaires et] en 2017, une nouvelle loi sur les syndicats criminalise les grèves organisées dans des "secteurs stratégiques" et prévoit jusqu'à 15 ans d'emprisonnement pour la création de "syndicats politiques", soit tout syndicat indépendant non aligné sur la position du gouvernement...

Sous le régime actuel, le gouvernement a cherché et obtenu plusieurs nouveaux contrats d'armement avec les entreprises et pays européens, [notamment l’entreprise française Naval Group.]

Elle est engagée dans des contrats d'armement avec l'Égypte pour des montants de plus de trois milliards de dollars [et] dans une usine détenue et gérée par l'armée à Alexandrie où 26 ouvriers civils et DDH ont été arrêtés et sont jugés par des tribunaux militaires pour "incitation à la grève". 

Ce rapport se concentre sur le chantier naval Alexandria Shipyard, car il s'agit d'une étude de cas qui illustre la façon dont l'armée a violemment réprimé une action en faveur du droit du travail.

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Article
14 January 2019

Un rapport révèle que les défenseurs du droit du travail en Égypte font face à la "pire répression depuis des décennies"

Auteur: Front Line Defenders

Selon un nouveau rapport publié…par Front Line Defenders,…organiser des mouvements dans des entreprises ou des secteurs gérés par l'armée expose les DDH à un risque accru et direct de poursuites militaires…

Des ouvriers du chantier naval, des organisateurs de grève et des militants d'Alexandria Shipyard sont jugés par un tribunal militaire depuis juin 2016, après une grève pacifique lors de laquelle ils réclamaient un salaire minimum, du matériel de sécurité et des primes…

Pendant que les procès militaires se déroulaient, les contrats de défense français passés avec l'Égypte ont augmenté, pour atteindre trois milliards d'euros.

Front Line Defenders a mené une enquête approfondie pendant neuf mois sur la présence de Naval Group, un entreprise française majoritairement détenue par l’Etat, dans les locaux d'Alexandria Shipyard. 

Le chantier naval appartenant au gouvernement égyptien, Naval Group a une responsabilité claire, en vertu de son propre code de conduite, des normes de l'OIT, des Principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme, et potentiellement en vertu de la loi française récemment adoptée sur le devoir de vigilance, de respecter les droits humains dans le cadre de toutes ses opérations, y compris lorsqu'elle opère par le biais de sous-traitants…

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