Ethiopie : Les conditions de travail dans certaines usines de vêtements sont épouvantables, selon la Confédération des syndicats éthiopiens

Auteur: Emeline Wuilbercq, Le Monde (France), Publié le: 15 February 2016

« Le « made in Ethiopia » sur la voie du Bangladesh ? », 12 février 2016

...L'implantation en Ethiopie était une évidence pour le groupe Huajian...« De nombreux fabricants ont été obligés de quitter l'Asie à cause de l'augmentation des salaires et du prix des matières premières, explique Nara Zhou. L'Ethiopie possède le plus grand cheptel d'Afrique. Nous achetons 80 % de notre cuir dans les tanneries locales à moindre coût. » Chez Huajian comme dans la plupart des usines étrangères de textile et de cuir qui se sont implantées en Ethiopie, le salaire mensuel moyen est d'environ 70 euros. Jusqu'à dix fois moins...[qu'en] Chine...Dans l'usine flotte une odeur désagréable de colle, et le bruit des machines est assourdissant. Quelques rares ouvriers portent un masque de protection...Dawit Girma...est à son poste depuis sept heures du matin et le quittera dans huit heures... officiellement...« Le salaire que nous touchons ne nous permet pas toujours de joindre les deux bouts », confie une autre ouvrière...« Quand nous faisons une erreur, les contremaîtres chinois n'hésitent pas à nous réprimander...Au début, ils nous donnaient des coups lorsque nous n'étions pas assez rapides. » Après plusieurs plaintes d'ouvriers à la police, ils se « contentent » désormais de prélever de l'argent directement sur les salaires...A quelques dizaines de mètres de l'usine chinoise, des habitants se plaignent déjà de démangeaisons et de plaques sur la peau. Les déchets de l'usine sont rejetés dans la rivière où les familles viennent chercher de l'eau...[Fait aussi référence à Ayka Addis Textile (filiale de Ayka Textile), George Shoe, Guess, H&M, Leclerc, Naturalizer, Tchibo]

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Entreprises concernées: Guess H&M Leclerc Tchibo