Ferrovial continue de profiter des centres de traitement de réfugiés offshore établis par l’Australie à Nauru et Manus Island malgré les accusations de mauvais traitements, selon Amnesty International

Auteur: Amnesty International, Publié le: 1 August 2017

« Australie. Ferrovial continue de gagner une fortune en profitant du désespoir des réfugiés », 27 juillet 2017

Malgré ses tentatives pour se distancier du système délibérément cruel de « traitement » des réfugiés employé par l’Australie, la multinationale espagnole Ferrovial a encore engrangé des millions d’euros issus des maltraitances infligées aux réfugiés et aux demandeurs d’asile à Nauru et sur l’île de Manus au cours du premier semestre 2017 [grâce à Broadspectrum, sa filiale australienne qui gère des centres de traitement pour les réfugiés], a déclaré Amnesty International…

« Ferrovial a répondu aux critiques concernant sa complicité dans ce système par l’indifférence et le déni, mais l’argent a continué de rentrer. L’entreprise doit assumer la responsabilité de ses actions – pendant un an et demi, elle a été partie intégrante d’un système appliqué à Nauru qui est si intrinsèquement cruel et abusif que nous pensons qu’il s’apparente à de la torture. » [selon Lucy Graham, chercheuse à Amnesty International]…

Depuis 2012, l’Australie a mis en place un système de « centres de traitement offshore » pour les réfugiés à Nauru…et sur l’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée…Certains ont subi des attaques physiques et des agressions sexuelles de la part de membres du personnel des entreprises qui gèrent ces centres, et les cas d’automutilation et de tentatives de suicide sont fréquents…

Ferrovial a tenté de contrer les critiques concernant ses activités en mettant en avant son annonce faite en 2016, selon laquelle l’entreprise ne renouvellerait pas son contrat avec le gouvernement australien lorsqu’il arriverait à échéance le 31 octobre 2017…

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Entreprises concernées: Broadspectrum (formerly Transfield Services) Ferrovial