Dissimuler ce message

Bienvenue au Centre de Ressources sur les Entreprises et les Droits de l’Homme.

Nous nous faisons un devoir de travailler avec les militants de la société civile, les entreprises et les gouvernements afin d’aborder les inégalités de pouvoir, d’identifier les voies recours en cas d’abus, et d’assurer la protection des individus et de la planète.

Les entreprises et les communautés affectées nous remercient toutes deux des ressources et du soutien que nous leur apportons.

Ceci est uniquement possible grâce à votre soutien. S’il vous plaît, songez à faire un don dès aujourd’hui.

Merci,
Phil Bloomer, Directeur Exécutif

Faire un don maintenant Dissimuler ce message

France : Ouverture du procès contre France Télécom pour le harcèlement institutionnel qui aurait été à l’origine d’une vague de suicides entre 2007 et 2010

Auteur: RFI, Publié le: 6 May 2019

« Suicides à France Télécom : ouverture d'un procès hors-norme », 5 mai 2019 

Après la vague de suicides à France Télécom entre 2007 et 2010, le procès des ex-dirigeants de l'entreprise dont son ancien patron Didier Lombard s’ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. Six autres dirigeants et cadres de l'entreprise comparaissent pour harcèlement moral et complicité de ce délit. Syndicats et victimes attendent un procès exemplaire.

France Télécom, c'est le procès d'un drame humain, dû à une politique de déstabilisation sans précédent dans le monde du travail. Entre 2007 et 2010, période retenue par la prévention, 19 employés se sont suicidés.

A cette époque, l'entreprise prend le virage des nouvelles technologies. Le groupe dévoile son plan Next. Son objectif : le départ de 22 000 salariés. Un plan doublé d'une très grande violence sociale.

En évoquant les employés dont un grand nombre ont un statut de fonctionnaire, la direction parle de bâtonnets à supprimer. Et lorsque le nombre de salariés mettant fin à leurs jours au travail explose, le PDG Didier Lombard évoque une mode du suicide.

Ce procès, fondateur, sera celui d'un système de harcèlement institutionnel, prévient Sylvie Topaloff, avocate des parties civiles.

« Il est fondateur en ce sens qu’il vise une politique et non pas des agissements individuels, et il est fondateur dans ce sens qu’il vise le degré supérieur dans la hiérarchie d’une entreprise qui a institué, créé, inventé cette politique. »

Syndicats et victimes espèrent donct un procès exemplaire. Un procès qui pourrait même ouvrir la voie à la reconnaissance du harcèlement moral institutionnel.

Tout lire

Entreprises concernées: France Telecom (now Orange)