France : Des ONG demandent l’ouverture d’une enquête pour complicité de torture et disparitions forcées en Egypte contre Amesys (renommée Nexa Technologies)

surveillance

Souscrire au flux RSS de cette rubrique

Tous les éléments de cette histoire

Article
9 November 2017

Répression en Egypte : la société française Amesys visée par une plainte

Auteur: Le Monde (France) avec AFP

La société française Amesys, déjà au cœur d’une enquête pour son matériel de surveillance fourni à la Libye de Mouammar Kadhafi, fait l’objet d’une nouvelle plainte déposée jeudi 9 novembre à Paris visant la vente d’un système similaire à l’Egypte en pleine vague répressive.

...Dans leur plainte remise au pôle crimes contre l’humanité du parquet de Paris, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et la Ligue des droits de l’homme (LDH) s’interrogent sur une possible « participation » de l’entreprise française Amesys (devenue Nexa Technologies) « aux opérations de répression menées par le régime Al-Sissi via la vente de matériel de surveillance »...

...La plainte s’appuie sur une enquête...[de]Télérama... qui révélait la vente en mars 2014 par d’ex-dirigeants d’Amesys, opérant derrière deux nouvelles entités, d’« un système d’écoute à 10 millions d’euros pour lutter – officiellement – contre les Frères musulmans », l’opposition islamiste en Egypte.

...« Alors que le président égyptien vient d’être reçu en grande pompe par le président français, on ne peut qu’être sidéré de l’attitude des gouvernements français successifs », qui ont « fermé les yeux sur la vente d’outils permettant d’identifier puis d’arrêter les opposants de la société civile », a déploré Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH.

Tout lire

Article
9 November 2017

Vente de matériel de surveillance à l'Égypte : Demande d'ouverture d'une enquête auprès du parquet de Paris

Auteur: FIDH

Le 5 juillet 2017, le journal Télérama révélait que la société Amesys avait « changé de nom et d'actionnaires pour vendre ses services au nouveau pouvoir égyptien. Sans que l'État français y trouve à redire » .

...[L]a FIDH [et la Ligue des Droits de l'Homme, avec le soutien du Cairo Institute for Human Rights Studies, ont] déposé une « dénonciation » auprès du Pôle crimes contre l’humanité du Parquet de Paris, afin de demander l’ouverture d’une enquête pour complicité de torture et disparitions forcées en Egypte. Le 19 octobre 2011, nos organisations avaient déposé une première plainte contre AMESYS... En mai 2017, la société Amesys a été placée sous le statut de témoin assisté pour complicité d’actes de torture commis en Libye entre 2007 et 2011.

...L’action judiciaire seule ne saurait toutefois masquer le manque de volonté politique des autorités françaises, qui auraient du empêcher l’exportation de technologies de surveillance « à double usage » par les ex dirigeants d’Amesys vers l’Égypte, où la répression bat son plein depuis le coup d’État du Général Al Sissi.

Tout lire

Article
23 December 2017

France : Une information judicaire est ouverte concernant la vente de matériel de surveillance de Nexa Technologies au régime égyptien

Auteur: FIDH

« Vente de matériel de surveillance à l'Egypte : le parquet de Paris ouvre une information judiciaire », 22 décembre 2017

En réponse à la demande d’ouverture d’enquête de la FIDH et de la LDH, soutenue par le Cairo Institute for Human Rights Studies (CIHRS), le Pôle crimes contre l’humanité du Parquet de Paris vient de décider d’ouvrir une information judiciaire pour la vente de matériel de surveillance par une entreprise française à l’Égypte. En faisant la lumière sur le contrat passé entre le régime autoritaire d’Al Sissi et l’entreprise Nexa Technologies (ex Amesys) et ses conséquences, l’enquête pourrait conduire à une mise en examen pour complicité de tortures et disparitions forcées. Un signal puissant à destination des entreprises de surveillance et d’armement, et des autorités françaises.

...En ouvrant une information judiciaire, le Parquet de Paris reconnaît la gravité des faits allégués, permettant aux associations de se constituer parties civiles et ouvrant la possibilité à des victimes égyptiennes de se constituer partie civile et venir témoigner en France.

...Cette nouvelle enquête devrait notamment permettre de mettre à jour la nature du contrat passé entre Nexa Technologies et le régime Al Sissi, ses modalités d’exécution, et ses conséquences sur les défenseurs des droits de l’Homme et les militants de la société civile égyptienne. Le pays compte aujourd’hui des dizaines de milliers de prisonniers politiques, couramment exposés à la torture, des conditions inhumaines de détention, l’absence de procès équitable.

Tout lire