Gabon: Les employés de Shell sont grève générale pour exiger de meilleures indemnités de séparation suite à la décision de la compagnie de quitter le pays

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17 January 2017

Gabon: les employés de Shell Gabon sont en grève

Auteur: RFI

Au Gabon, les employés de Shell Gabon sont en grève. A l'origine, une décision du groupe anglo-néerlandais de quitter le Gabon après 56 ans de présence. Des pourparlers sont en cours avec d'éventuels repreneurs. Le personnel, qui craint d'éventuels licenciements, exige des indemnités conséquentes mais la direction ne cède pas. La situation est bloquée et le personnel menace de fermer les robinets. Ils sont environ 400. Tous étaient fiers de travailler pour Shell Gabon...La séparation est douloureuse. Les salariés boudent les indemnités proposées et la direction a quasiment rompu les pourparlers. Le personnel est entré en grève et a réduit la production de 22 500 barils par jour. Les pertes sont de plus de 5 millions de dollars. Ce mardi, les employés menacent de tout couper. Ce serait grave pour tout le secteur a prévenu lundi Sylvain Mayabith, secrétaire général de l'ONEP, l' Organisation nationale des employés du pétrole. « Si demain matin (mardi) au réveil, nous n’avons pas satisfaction, nous nous réservons le droit d’appliquer la grève dans sa dureté, c’est-à-dire zéro production de Shell Gabon, zéro production de Total Gabon transitant par Shell, … zéro enlèvement pétrolier de toute barge prête à être en action ou en mouvement. C’est la moitié de la production du pays qui serait paralysée ! » Shell est arrivé au Gabon en 1960. La compagnie a décidé de vendre tous ses sites de production pour conserver uniquement ses permis en haute mer non encore exploités. Carlligth, un fonds d'investissement américain serait sur le plan de racheter Shell Gabon. Les salariés craignent une vague de licenciements.

 

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16 January 2017

Les grévistes de Shell Gabon menacent de paralyser la production pétrolière du pays dans 24 heures

Auteur: Martin Safou, Gabonactu.com (Gabon)

Les 400 agents de Shell Gabon unanimement en grève générale et illimitée depuis le 12 janvier dernier pour exiger des meilleures indemnités de séparation suite à la décision de la compagnie de quitter le Gabon ont décidé lundi de paralyser la production pétrolière de la compagnie si la direction ne réserve pas une suite favorable à sa proposition de sortie de crise soumise vendredi dernier, a annoncé à la presse le Secrétaire général adjoint de l’Organisation gabonaise des employés du pétrole (ONEP), Sylvain Mayabith. « Dans 24 heures si nous n’avons pas une suite favorable, nous allons passer à une production zéro », a tonné Sylvain Mayabith dans un point de presse devant le siège de Shell à Libreville où le personnel inquiet a planté un piquet de grève. Si cette menace est mise à exécution, les conséquences seront énormes et à la chaine dans la filière. L’arrêt complet des activités de Shell Gabon impacterait les sociétés Total, Addax Petroleum, Perenco et Maurel & Prom. Ces compagnies utilisent les pipe-lines de Shell et son terminal pétrolier pour évacuer leur production. « C’est quasiment la moitié de la production pétrolière du pays qui sera impactée », a souligné M. Mayabith. Depuis le déclenchement de la grève, la production de la compagnie a baissé de 30% soit une chute de 22 500 barils par jour. Le syndicat estime la perte financière à 4,5 millions de dollars en 4 jours de grève.

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16 January 2017

Shell-Gabon va vendre ses actifs, grève des salariés inquiets pour leur avenir

Auteur: La Libre Belgique (Belgique)

Le géant pétrolier Shell va céder sa filiale au Gabon, provoquant l'inquiétude de ses 400 salariés qui ont menacé lundi de durcir une grève lancée le 12 janvier jusqu'à l'arrêt total de la production. Shell doit signer courant janvier un accord de vente de ses actifs au Gabon avec le fonds d'investissement américain Carlyle, indique une source proche du dossier, avançant une transaction d'un montant compris entre 600 millions et un milliard de dollars. "Nous ne commentons pas les rumeurs des salles de marché, donc nous n'ajouterons rien à cette occasion", a indiqué le groupe Royal Dutch Shell à partir de Londres.Le groupe français Pérenco était également candidat au rachat des actifs de Shell, présent au Gabon depuis 1960, l'année de l'indépendance. La vente ne porterait que sur les activités "on-shore" (terrestres) de Shell-Gabon qui exploite cinq champs dans la région de Port-Gentil la capitale économique et pétrolière...Les 400 salariés gabonais doivent être repris par le nouveau propriétaire. Ils s'inquiètent cependant du départ d'une société qui "a créé et promu un environnement de travail d'une qualité exceptionnelle", selon leur syndicat, l'Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP). L'ONEP estime donc que "le départ de Shell Gabon est un véritable préjudice moral" et demande une indemnisation pour les salariés. Les salariés ont entamé jeudi une grève qui s'est traduite par une réduction progressive de la production, entre 30 et 50%.

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