Gambie: Greenpeace appelle à une meilleure protection des défenseurs de l’environnement suite à la mort de trois manifestants

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18 June 2018

Gambie: au moins deux morts lors d’une manifestation dispersée par la police

Auteur: RFI

En Gambie, au moins deux personnes sont mortes...lors d’une manifestation. Des défenseurs de l’environnement se sont regroupés à Faraba Banta...L’unité d’intervention de la police est alors intervenue pour disperser les manifestants et a tiré à balles réelles....le président Adama Barrow « regrette la perte de vies humaines à Faraba » et annonce avoir ordonné une enquête. Des manifestants s’étaient rassemblés pour protester contre l’exploitation de sable dans leur petite ville. Le ton est alors monté avec l’unité de la police qui est détachée sur place depuis le début du mois. Les affrontements ont fait deux morts...[et sept blessés] parmi les manifestants et trois membres de la PIU, l'Unité d'intervention de la police. Le porte-parole de l’hôpital de Banjul où ont été évacués les corps confirme que les deux victimes, deux jeunes hommes de 17 et 22 ans, ont été tuées par balle...l’inspecteur général de la police indique que les forces de l’ordre présentes sur place n’étaient pas autorisées à faire usage de leur arme à feu. Le président Barrow appelle « à la retenue »...[et]...« regrette la perte de vies humaines à Faraba ». Adama Barrow « appelle au calme et à la retenue »...« trois policiers armés sont en détention » et...le président a « ordonné une enquête approfondie sur la question aussi rapidement que possible ». Cela fait déjà plusieurs semaines que la tension est palpable à Faraba Banta. Les habitants craignent que l’exploitation de sable n’aboutisse à la destruction de leur environnement et de leurs rizières. « Une directive a été donnée pour suspendre toutes les activités minières jusqu'à nouvel ordre »...

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20 June 2018

Gambie: la société civile en colère après la mort de deux manifestants

Auteur: RFI

En Gambie, après la mort lundi 18 juin de deux manifestants tués par la police dans la ville de Faraba Banta, les citoyens font entendre leur désarroi. Selon l'inspecteur général de la police, les agents de l'unité d'intervention n'étaient pas autorisés à utiliser des balles réelles. Pourtant, deux jeunes hommes de 17 et 22 ans sont morts par balles lorsqu’un rassemblement contre l'extraction de sable a été dispersé. Le gouvernement a réitéré mardi sa promesse d'effectuer une enquête indépendante. Cinq policiers et six civils ont été arrêtés. La société civile s'alarme de l'éruption d'une telle violence de la part des forces de l'ordre. Beaucoup de Gambiens ressentent un mélange d'indignation et de tristesse, comme l'activiste et avocat Salieu Taal, créateur du mouvement #GambiaHasDecided (« La Gambie a décidé ») : « Je suis totalement atterré. Je pensais que la Gambie avait vraiment décidé de changer. J'espère que le président va prendre des actions rapidement et que le message envoyé sera clair : aucun policier n'est autorisé à utiliser une force disproportionnée contre les citoyens en toute impunité. » Contrairement à l'ancien régime de Yahya Jammeh, la société civile peut désormais faire entendre sa voix. L'Institut pour les droits de l'homme et le développement en Afrique (IHRDA) et son directeur, Gaye Sowe, ont été parmi les premiers à réagir et à demander une enquête. « On doit rappeler à l'Etat ses responsabilités, déclare Gaye Sowe. Et quand on parle d'enquête, on veut qu'elle soit transparente, efficace, et surtout qu'elle débute très vite. » Un journaliste qui couvrait la manifestation a aussi été arrêté et détenu plusieurs heures sans motif. Emil Touray, président du syndicat des journalistes, s'en alarme : « Nous nous inquiétons que les forces de sécurité continuent à agir comme sous le régime de Jammeh. Le syndicat des journalistes va œuvrer pour que la lumière soit faite sur la façon dont Pa Madou a été traité par les policiers. » L'incident de Faraba intervient alors que le nouveau gouvernement travaille sur sa réforme promise du secteur de la sécurité.

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21 June 2018

Greenpeace Afrique appelle à une meilleure protection des défenseurs de l’environnement

Auteur: Greenpeace Afrique

Suite aux manifestations contre l’exploitation du Zircon ayant occasionné, la mort, en début de semaine, de deux écologistes et d’un étudiant gambiens et de nombreux blessés à Faraba Banta, Greenpeace Afrique appelle à une meilleure protection des défenseurs de l’environnement. Nous partageons la douleur des familles des personnes tuées lors de ces affrontements et souhaitons prompt rétablissement aux blessés. Manifester pacifiquement est un droit inaliénable garanti par la constitution et qui doit être promu par les gouvernements. L’exploitation du zircon par des entreprises étrangères notamment à Niafrang, en Casamance, Julakay en Gambie, pose d’énormes problèmes socio-écologiques. Une situation qui pousse les habitants des villages environnants, certaines associations et des membres de la société civile qui craignent la catastrophe dans la sous-région, à s’ériger en bouclier pour faire entendre leur voix. Les menaces que l’exploitation du sable minéralier peut causer sur l’environnement sont grandes et peuvent aggraver les risques existants résultant du réchauffement climatique, de l’érosion côtière, de la pollution marine et de la salinisation accrue des eaux et des sols. Nous exhortons les autorités sénégalaises et gambiennes à prendre leurs responsabilités et à exiger des études d’impact environnemental et social indépendantes pour mieux cerner les risques liés à cette exploitation du zircon.

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22 June 2018

Gambie: démission du chef de la police après les événements de Faraba Banta

Auteur: RFI

En Gambie, les événements de Faraba Banta ont poussé le chef de la police à remettre sa démission au président jeudi 21 juin. Trois personnes sont mortes lundi dans cette ville au sud de Banjul, alors que la police a tiré à balles réelles sur des manifestants. Ces habitants s'étaient rassemblés pour protester contre l'exploitation de sable qui menaçait leur environnement et leurs rizières. La pression, depuis, a poussé l'inspecteur général à mettre fin à ses fonctions. La démission de Landing Kinteh a été acceptée par le président ce jeudi. Le chef de la police était la cible des critiques après les violences de Faraba Banta. Il avait toutefois précisé qu'il n'avait pas donné l'ordre aux policiers de l'unité d'invention de tirer à balles réelles sur les manifestants. L'inspecteur général de la police était en poste depuis exactement un an. Dans l'attente d'une nouvelle nomination, c'est son adjoint, Alhagie Mamour Jobe, qui le remplace. Cinq policiers de l'unité qui se trouvait sur place ont par ailleurs été arrêtés. Et une commission d'enquête sera constituée sur décision du président. Composée de défenseurs des droits de l'homme, d'avocats, et de représentant du gouvernement et de la police elle aura un mois pour établir les circonstances de la mort de ces trois Gambiens. Adama Barrow doit se rendre ce vendredi après-midi dans la ville de Faraba Banta, pour rencontrer les familles des victimes. Quant aux opérations d'extraction de sable, elles sont interrompues jusqu'à nouvel ordre.

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