Il est urgent d'adopter un traité international responsabilisant les multinationales pour éviter l'exploitation des travailleurs, selon une ONG

Auteur: Collectif Ethique sur l'étiquette , Publié le: 23 April 2019

« Rana Plaza, 6 ans après : Au Bangladesh, L’Accord sécurisant les usines de confection menacé d’expulsion. Des mesures cosmétiques des donneurs d’ordre. L’urgence d’adopter un traité international responsabilisant les multinationales », 23 avril 2019

6 années après ce qui demeure le pire accidentde l’industrie mondiale du textile, le Bangladesh pourrait redevenir « le » pays dangereux pour les travailleurs de l’habillement : l’Accord, signé après l’effondrement de l’immeuble, sur pression de la société civile, pour financer la rénovation des usines, est menacé d’expulsion par la Cour suprême, en entente avec le gouvernement bangladais et la puissante fédération patronale du secteur (BGMEA). Alors que le gouvernement n’est pas en mesure, faute d’avoir bâti une institution solide, d’assurer la sécurité des travailleurs dans cette industrie stratégique, et que l’Accord a constitué la seule véritable évolution durable post-Rana Plaza, ce départ constituerait un recul sans précédent et symbolique dans la lutte pour l’amélioration des droits des travailleurs du textile dans le monde...

Sans cadre international contraignant, qui permette d’engager la responsabilité d’une multinationale lorsque son activité se traduit par des violations graves des droits humains, il est illusoire d’envisager que l’industrie du textile ne soit plus fondée sur l’exploitation de femmes et d’hommes dans des pays aux législations moins-disantes.

La loi sur le devoir de vigilance, adoptée en France en mars 2017, a constitué une première brèche mondiale dans l’impunité dont jouissent les multinationales ; il est urgent aujourd’hui de l’internationaliser...

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