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Kéniéba : Éviter l’effet de contagion

Auteur: Diala Thiény Konaté, maliactu.net (Mali) , Publié le: 13 June 2018

Kéniéba, chef-lieu de Cercle éponyme, est surtout connue pour sa richesse en or. Cependant, depuis quatre mois, la cité se singularise par des manifestations aux conséquences parfois dramatiques...Il y a environ deux mois, ce sont les femmes de Kéniéba qui prenaient la même ville en otage en installant des barrages sur les grandes artères et en enflammant des pneus. Hier, lundi, c’était le tour des jeunes rassemblés dans une association dénommée Bureau Communal de la Jeunesse de se manifester de façon très violente dans un conflit avec la société Randgold qui exploite la mine de Gounkoto...il ressort que c’est une mauvaise gestion de la crise qui est à la source de ce déferlement de violence des jeunes de Kéniéba. L’attaque des symboles de l’État, qui est inacceptable quelles que soient les raisons évoquées, montrent cependant que les autorités locales n’ont pas su prendre la mesure de la crise qui couvait et n’ont, par conséquent, pas su y apporter les réponses de nature à calmer les ardeurs et faire baisser la tension dans les cœurs et les esprits. Pourtant, la sortie des femmes de Kéniéba contre la pénurie d’eau potable dans la ville et la marche de protestation des populations pour se désolidariser de la délégation de la ville venue soutenir IBK, auraient dû inciter les autorités locales à prendre au sérieux toutes les questions sociales de la cité minières et environs...Si l’intermédiation a pleinement fonctionné dans cette crise grâce à l’Huissier Sylvain Famakan Kéita qui a obtenu la levée du siège de la mine de SOMILO par les jeunes frondeurs, on ne comprend pas la décision des responsables de la société minière de poursuivre en justice des travailleurs de la mine impliqués dans l’occupation de celle-ci, après un début de solution. En plus, le Préfet...n’aurait pas accordé toute l’attention nécessaire aux sollicitations des jeunes du Bureau Communal de la Jeunesse...il semble que toutes les voies de recours ayant été épuisées pour le règlement pacifique de ce qui n’était qu’un différend, les jeunes de Kéniéba étaient désespérés de voir leurs problèmes se régler un jour. Cela ne justifie certes pas l’explosion de violences constatées, car celles-ci n’ont fait qu’empirer les choses, mais il l’explique en partie.

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