abusesaffiliationarrow-downarrow-leftarrow-rightarrow-upattack-typeburgerchevron-downchevron-leftchevron-rightchevron-upClock iconclosedeletedevelopment-povertydiscriminationdollardownloademailenvironmentexternal-linkfacebookfiltergenderglobegroupshealthC4067174-3DD9-4B9E-AD64-284FDAAE6338@1xinformation-outlineinformationinstagraminvestment-trade-globalisationissueslabourlanguagesShapeCombined Shapeline, chart, up, arrow, graphlocationmap-pinminusnewsorganisationotheroverviewpluspreviewArtboard 185profilerefreshIconnewssearchsecurityPathStock downStock steadyStock uptagticktooltiptwitteruniversalityweb
Article

25 Jul 2022

Auteur:
Anna Lauweres / Wim Van de Velden, L'Echo (Belgique)

55 victimes présumées de traite d'êtres humains sur un chantier de Borealis

Borealis, l'un des principaux acteurs de la chimie européenne, construit une usine de plastique à Kallo, en Flandre-Orientale, à proximité du port d'Anvers…

"Des victimes de traite d'êtres humains étaient effectivement employées sur le chantier naval", confirme l'auditeur du travail Bart Wens au Tijd. Il est chargé de l'enquête visant à déterminer si, outre l'exploitation, il existe ou non un cas de traite des êtres humains au sens strictement juridique du terme. Plusieurs indicateurs vont déjà dans ce sens. Les hommes – tous d'origine philippine et bengalie – auraient reçu un salaire mensuel d'à peine 650 euros pour travailler six jours par semaine.

"Pour être clair: il ne s'agit pas d'employés de Borealis. Ce seraient des employés de notre contractant IREM-Ponticelli", déclare Anne Cornelissen, porte-parole de Borealis. L'entreprise souligne qu'elle attend de tous ses partenaires qu'ils se comportent de manière éthique et conforme. "Le bien-être de toutes les personnes travaillant avec et pour Borealis est notre priorité absolue."

IREM-Ponticelli, basée en France, n'a pu être joint pour un commentaire ce lundi soir.

…Sur la base des premiers témoignages de huit victimes, la police a pu localiser 47 autres personnes ayant également travaillé sur le site. Il s'est avéré qu'ils étaient logés dans les mêmes locaux, qui, selon une source proche de l'enquête, pourraient également appartenir au sous-traitant qui les employait. "Lorsqu'on leur a demandé si elles voulaient se déclarer formellement comme victimes de la traite des êtres humains, les 55 d'entre elles ont toutes dit oui", déclare Klaus Vanhoutte, directeur général de Payoke.xploitation ou d'esclavage moderne en Belgique.

… D'après l'indice mondial de l'esclavage, on estime que 23.000 personnes sont victimes d'exploitation ou d'esclavage moderne en Belgique.

Chronologie