Cameroun : la Commission des droits humains alerte sur les risques que la corruption fait peser sur les terres, les ressources naturelles et les moyens de subsistance des populations autochtones
"Populations autochtones : la CDHC alerte sur l'impact de la corruption et l'exploitation illégale des ressources" - Stop Blabla Cam, 10 août 2026
« À l'occasion de la Journée internationale des populations autochtones, célébrée le 9 août 2026, la Commission des droits de l'homme du Cameroun (CDHC) a alerté sur les conséquences de la corruption pour ces communautés… ce phénomène compromet leur accès aux services publics et peut favoriser l'exploitation illégale des terres, des forêts et des autres ressources naturelles dont dépend une partie de leurs moyens de subsistance. »
« La corruption "favorise l'exploitation illégale des terres, des forêts et des ressources naturelles dont dépendent étroitement ces communautés, souvent au mépris de leur consentement libre, préalable et éclairé"… L'exploitation non contrôlée de ces espaces peut ainsi fragiliser simultanément leurs revenus, leur sécurité alimentaire et leur patrimoine culturel. » La Commission établit également un lien entre corruption et détournement des ressources de santé : « la corruption fragilise le soutien institutionnel attendu par les sage-femmes autochtones en privant les structures de santé de base de médicaments essentiels, d'infrastructures adaptées et de programmes d'accompagnement dédiés à la valorisation des médecines traditionnelles. »
La CDHC recommande aux ministères concernés « d'associer davantage les représentants des populations autochtones, y compris les sage-femmes, à l'élaboration des politiques concernant la santé, l'environnement, le patrimoine culturel et le développement local », et appelle à développer des programmes de documentation et de sauvegarde des savoirs traditionnels dans le respect du consentement libre, préalable et éclairé des communautés. « Le défi sera désormais de traduire ces recommandations en dispositifs permettant aux communautés concernées de participer effectivement aux décisions qui touchent leurs territoires, leurs ressources naturelles et leurs modes de vie. »