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Article

22 Jul 2021

Auteur:
Human Rights Watch et Inclusive Development International

Les abus liés aux chaînes d’approvisionnement en aluminium, angle mort du secteur automobile

Les constructeurs d’automobiles devraient renforcer leurs actions face aux violations des droits humains commises le long de leurs chaînes d’approvisionnement en aluminium et dans les mines de bauxite qui en fournissent le minerai, ont déclaré Human Rights Watch et Inclusive Development International dans un rapport. Les constructeurs d’automobiles ont utilisé près d’un cinquième de l’aluminium consommé dans le monde en 2019 et l’on prévoit qu’ils doublent leur consommation d’aluminium d’ici à 2050, alors qu’ils effectuent leur transition vers des véhicules électriques...

Ce rapport de 75 pages, intitulé « L’aluminium, angle mort du secteur automobile : Pourquoi les constructeurs automobiles devraient se soucier des conséquences de la production d’aluminium sur les droits humains », décrit les chaînes d’approvisionnement mondiales qui relient les constructeurs d’automobiles à des mines, à des raffineries et à des fonderies dans des pays comme la Guinée, le Ghana, le Brésil, la Chine, la Malaisie et l’Australie. Le rapport s’appuie sur des entretiens et sur de la correspondance avec neuf grands constructeurs d’automobiles : BMW, Daimler, Ford, General Motors, PSA (qui appartient désormais au groupe Stellantis), Renault, Toyota, Volkswagen et Volvo. Human Rights Watch et Inclusive Development International ont évalué comment l’industrie automobile fait face aux impacts de la production d’aluminium en matière de droits humains, de la destruction de terres agricoles et de la pollution de sources d’eau causées par les mines et les raffineries aux importantes émissions de gaz à effet de serre dues à l’électrolyse de l’aluminium. Trois autres constructeurs – BYD, Hyundai et Tesla – n’ont pas répondu à nos demandes d’informations...

« Les constructeurs d’automobiles considèrent l’aluminium comme une matière première essentielle pour la transition vers des véhicules plus économes en carburant », a déclaré Jim Wormington, chercheur senior sur l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch. « Ils devraient se servir de leur pouvoir économique accru pour protéger les communautés dont les terres et l’environnement subissent les effets négatifs de l’industrie de l’aluminium. »...

Bien que bon nombre des principaux constructeurs d’automobiles du monde se soient engagés publiquement à s’occuper des violations des droits humains commises le long de leurs chaînes d’approvisionnement, ils ont pris peu de mesures pour évaluer l’impact réel de la production d’aluminium sur ces droits et pour y remédier. Ils ont plutôt donné la priorité à des procédures de diligence raisonnable le long de leurs chaînes d’approvisionnement en d’autres matières premières essentielles pour la construction de véhicules électriques, comme le cobalt qui est nécessaire aux piles électriques.

Du fait qu’elles impliquent une extraction de surface, les mines de bauxite s’étendent sur de vastes zones, entraînant souvent la destruction de terres agricoles qui assuraient la subsistance de communautés locales...[Elles]...peuvent également avoir un impact dévastateur sur les rivières, les ruisseaux et les sources souterraines dont dépendent ces communautés pour leur consommation d’eau et pour l’irrigation de leurs terres.