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Article

7 jan 2026

Auteur:
Hansa Nancoo, l'express.mu

Maurice : Un syndicaliste dénonce les abus dont seraient victimes les étrangers qui travaillent dans le secteur agricole

Allégations

"Derrière les champs, une réalité préoccupante pour des migrants", 7 janvier 2026

À peine la nouvelle année entamée que la Special Migrant Workers Unit du ministère du Travail se retrouve déjà confrontée à un dossier sensible mettant en lumière la vulnérabilité de travailleurs étrangers employés à Maurice. En cause : des conditions de vie jugées insalubres, qui ont poussé ces derniers à solliciter l’aide du syndicaliste Fayzal Ally Beegun, afin que leur situation soit portée à la connaissance des autorités.

Ces travailleurs, originaires du Népal et de l’Inde, seraient employés au sein d’une entreprise du secteur agricole, un domaine moins souvent associé aux accusations d’abus, mais qui n’échappe pas aux risques d’exploitation. Selon les informations recueillies, leur quotidien soulèverait de sérieuses inquiétudes, tant sur le plan humain que sanitaire.

Cette affaire survient dans un contexte où la question des travailleurs migrants a été récemment abordée au plus haut niveau de l’État. Lors de son message de vœux, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a reconnu l’importance de cette main d’œuvre étrangère, rendue nécessaire par l’indisponibilité de travailleurs locaux dans plusieurs secteurs...

Mais il ne faut pas oublier l’enjeu crucial du respect des normes internationales, Maurice ayant été placée l’an dernier sur une liste américaine liée au travail forcé. Une situation que les autorités souhaitent à tout prix éviter de voir se reproduire.

Pour Fayzal Ally Beegun, le traitement réservé aux travailleurs étrangers est aujourd’hui un test de crédibilité pour le pays. «Le bon traitement de ces travailleurs est primordial si nous voulons éviter d’être à nouveau blacklistés», affirme-t-il. Or, ce qu’il dit avoir constaté récemment le laisse profondément préoccupé.

Selon ses déclarations, les travailleurs concernés seraient transportés dans les caissons de vans, sans protection adéquate. Plus alarmant encore : leurs conditions d’hébergement. «Le dortoir est dans un état déplorable. La cour est jonchée de détritus. Deux bassins, placés au fond, servent à la vaisselle. Les toilettes et les salles de bains sont insalubres, avec une odeur persistante», décrit-il.

Au-delà de l’indignité, ces conditions représenteraient un risque sanitaire réel...Il ajoute que ces travailleurs n’auraient toujours pas perçu leur salaire du mois de décembre, ni leur bonus de fin d’année, les plaçant dans une situation de précarité extrême...

Le dossier prend une tournure encore plus sensible avec des allégations de confiscation de passeports dès l’arrivée au pays, une pratique strictement interdite. Fayzal Ally Beegun affirme également qu’un travailleur aurait été déporté après avoir contesté ses conditions de travail, avec l’intervention des forces de l’ordre...

Le syndicaliste indique avoir saisi le ministre du Travail...et appelle à une réaction rapide face à ce qu’il qualifie d’urgence humanitaire. Il demande notamment que des mesures fermes soient prises à l’encontre des entreprises qui ne respecteraient pas leurs obligations, allant jusqu’à suggérer qu’elles soient privées du droit de recruter des travailleurs étrangers...