abusesaffiliationarrow-downarrow-leftarrow-rightarrow-upattack-typeburgerchevron-downchevron-leftchevron-rightchevron-upClock iconclosedeletedevelopment-povertydiscriminationdollardownloademailenvironmentexternal-linkfacebookfiltergenderglobegroupshealthC4067174-3DD9-4B9E-AD64-284FDAAE6338@1xinformation-outlineinformationinstagraminvestment-trade-globalisationissueslabourlanguagesShapeCombined Shapeline, chart, up, arrow, graphlocationmap-pinminusnewsorganisationotheroverviewpluspreviewArtboard 185profilerefreshIconnewssearchsecurityPathStock downStock steadyStock uptagticktooltiptwitteruniversalityweb
Article

31 Aoû 2020

Auteur:
L'Economiste Maghrébin avec TAP

Tunisie: La majorité des ouvrières agricoles ne reçoivent pas un salaire décent et indiquent être exposées à des violences au travail

"Kairouan: 58% des ouvrières agricoles en Tunisie reçoivent un salaire net quotidien compris entre 10 et 15 dinars", 30 août 2020.

58% des ouvrières agricoles en Tunisie reçoivent une rémunération journalière comprise entre 10 et 15 dinars. C’est ce qui ressort d’une étude sur les femmes travaillant dans le secteur agricole en Tunisie...cette même étude fait ressortir que 30% de ces ouvrières agricoles gagnent quotidiennement moins de 10 dinars...cette étude a été réalisée par l’Agence de la démocratie locale de Kairouan. Elle porte sur un échantillon de 600 ouvrières agricoles et 300 agriculteurs. Et ce, dans les gouvernorats de Kairouan, Sidi Bouzid et Mahdia. On y apprend que cette rémunération minime est le résultat de l’incapacité de l’État à protéger ces franges sociales...16%...ont déclaré qu’ils préfèrent la main-d’oeuvre féminine. Car elle accepte des rémunérations moins importantes que celles demandées par les hommes...

Ensuite, ont été abordées les conditions de transport des ouvrières agricoles. 61% déclarent se déplacer vers leur lieu de travail en ayant recours à un transporteur spécialisé. Tandis que 39% de ces femmes ont indiqué que leurs employeurs assurent leur transport. Pour ce qui est de la couverture sociale, on note qu’uniquement 31% de ces femmes sont affiliés à une caisse de sécurité sociale...Enfin, l’enquête révèle que 59% des femmes interrogées sont exposées à la violence dans les fermes. 40% de ces femmes indiquent qu’elles ont été soumises à des violences morales (insultes, mépris…). Alors que 31% déclaraient avoir subi de la violence verbale et 29% de la violence physique.