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Affaire

26 Jul 2021

Un rapport invite les constructeurs automobiles à se soucier davantage des conséquences de la production d’aluminium sur les droits humains et l'environnement

Dans un nouveau rapport, Human Rights Watch et Inclusive Development International affirment que les constructeurs d’automobiles devraient renforcer leurs actions face aux violations des droits humains commises le long de leurs chaînes d’approvisionnement en aluminium et dans les mines de bauxite qui en fournissent le minerai. Les constructeurs d’automobiles ont utilisé près d’un cinquième de l’aluminium consommé dans le monde en 2019 et l’on prévoit qu’ils doublent leur consommation d’aluminium d’ici à 2050, alors qu’ils effectuent leur transition vers des véhicules électriques. Le rapport intitulé « L’aluminium, angle mort du secteur automobile : Pourquoi les constructeurs automobiles devraient se soucier des conséquences de la production d’aluminium sur les droits humains », décrit les chaînes d’approvisionnement mondiales qui relient les constructeurs d’automobiles à des mines, à des raffineries et à des fonderies dans des pays comme la Guinée, le Ghana, le Brésil, la Chine, la Malaisie et l’Australie. Il s’appuie sur des entretiens et sur de la correspondance avec neuf grands constructeurs d’automobiles : BMW, Daimler, Ford, General Motors, PSA, Renault, Toyota, Volkswagen et Volvo. Human Rights Watch et Inclusive Development International ont évalué comment l’industrie automobile fait face aux impacts de la production d’aluminium en matière de droits humains, de la destruction de terres agricoles et de la pollution de sources d’eau causées par les mines et les raffineries aux importantes émissions de gaz à effet de serre dues à l’électrolyse de l’aluminium.

Le rapport constate que bien que bon nombre des principaux constructeurs d’automobiles du monde se soient engagés publiquement à s’occuper des violations des droits humains commises le long de leurs chaînes d’approvisionnement, ils ont pris peu de mesures pour évaluer l’impact réel de la production d’aluminium sur ces droits et pour y remédier. Ils ont plutôt donné la priorité à des procédures de diligence raisonnable le long de leurs chaînes d’approvisionnement en d’autres matières premières essentielles pour la construction de véhicules électriques, comme le cobalt qui est nécessaire aux piles électriques...