Rep. dem. du Congo: Les multinationales ne font pas le nécessaire face aux allégations de travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement en cobalt pour les batteries, selon un nouveau rapport

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Article
28 November 2017

La London Metal Exchange lance une enquête sur les sources d'approvisionnement en cobalt des fournisseurs

Auteur: Ludovic Dupin, Novthic (France) (copyright: www.novethic.fr)

 « Travail des enfants : la plus grande bourse des métaux au monde s’inquiète de l’origine du cobalt échangé à londres », 27 novembre 2017

Après la mise sur le marché de cobalt en dessous des cours, le London Metal Exchange (LME), première place mondiale pour l’échange des métaux non-ferreux, lance une enquête sur les sources d’approvisionnement des fournisseurs. Sans le citer, l’institution vise en particulier un acteur chinois très présent en République démocratique du Congo, d’où provient la moitié du cobalt de la planète. [Lire la suite : http://www.novethic.fr/actualite/energie/transition-energetique/isr-rse/travail-des-enfants-la-plus-grande-bourse-des-metaux-au-monde-s-inquiete-de-l-origine-du-cobalt-echange-a-londres-145101.html

[Fait référence à Yantai Cash Industrial]

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Article
23 November 2017

Travail des enfants en RDC : un intermédiaire chinois lance une enquête

Auteur: Jeune Afrique

Le Chinois Yantai Cash - exportateur de métaux - a affirmé ouvrir une enquête sur sa chaîne d’approvisionnement en cobalt congolais, à la demande de la Bourse des métaux de Londres et après avoir été mis en cause de manière indirecte par un rapport d'Amnesty International...L’exportateur de métaux chinois Yantai Cash a déclaré...diligenter une enquête pour savoir si des enfants travaillent dans des mines congolaises qui lui fournissent du cobalt...La veille, le Financial Times a révélé...que la LME avait adressé une discrète mise en demeure à l’ensemble des sociétés intervenant sur le marché pour réclamer qu’ils garantissent le caractère « responsable » de leurs sources de matières premières...Visant particulièrement les secteurs de l’automobile et de la téléphonie mobile, tous deux gros consommateurs de cobalt, les deux ONG avaient pointé seize multinationales –  Ahong, Apple, BYD, Daimler, Dell, HP, Huawei, Inventec, Lenovo, LG, Microsoft, Samsung, Sony, Vodafone, Volkswagen et ZTE – qu’elles estimaient n’être pas en mesure de s’assurer que le cobalt extrait par des enfants n’était pas utilisé dans la fabrication de leurs produits...Le nom de la société chinoise Yantai Cash, en revanche, n’apparaissait pas dans ce rapport, mais des acteurs du marché la soupçonnent de s’approvisionner auprès de mines artisanales, plus susceptibles que les mines industrielles de recourir au travail des enfants. Liu Xiaohan, directeur de Yantai Cash, a affirmé que Yantai Cash ne disposait d’aucun employé ou bureau en République démocratique du Congo : l’entreprise achète le cobalt dans les ports chinois, et non directement auprès des mines de RDC. Il a en outre déclaré que chaque nouveau fournisseur de la société devrait désormais s’engager à fournir les certifications relatives à sa chaîne d’approvisionnement.

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Réponse
21 November 2017

Réponses des entreprises

Les entreprise suivantes ont exprimé leur désaccord sur au moins un des cinq critères de leur classement: Apple, BMW, Daimler, Dell, Fiat Chrysler Automobiles (FCA), General Motors (GM), HP, Huawei, Zhejiang Huayou Cobalt Co, Hunan Shanshan Energy Technology, L&F Co., Lenovo, LG, Microsoft, Renault, Samsung, Sony, Tesla, Tianjin Lishen Battery Joint-Stock Co., Vodafone, Volkswagen and ZTE.    

Les entreprise suivantes n'ont pas répondu à Amnesty International: Tianjin B&M Science & Technology Joint Stock Co. Ltd., Amperex Technology Co., BYD Co., Coslight Tehcnology International Group, Shenzhen BAKBattery Co..

Article
16 November 2017

Amnesty pointe à nouveau du doigt les grands acteurs de la filière cobalt

Auteur: Antoine d’Abbundo, La Croix (France),

« Les géants industriels de l’électronique ou de l’automobile ne font pas assez pour mettre fin aux atteintes aux droits de l’homme dans leurs chaînes d’approvisionnement en cobalt en République démocratique du Congo (RDC). » Tel est...la conclusion du rapport publié...par Amnesty International sur la manière dont 29 multinationales contrôlent – ou plutôt ne contrôlent pas – les conditions dans lesquelles est extrait ce minerai si essentiel à leurs activités...Deux ans plus tard, le constat dressé par le rapport « Temps de recharge » montre que peu de chose a changé. « Nous avons interrogé 29 entreprises pour évaluer leurs politiques de diligence. Aucune n’a fourni de réponse convaincante prouvant qu’elles avaient pris des mesures suffisantes pour se conformer aux normes internationales. Alors même que toutes sont au courant des risques d’atteintes aux droits humaines liés aux activités d’extraction », souligne Sabine Gagnier. L’ONG reconnaît que certaines entreprises du secteur informatique ont fait des efforts ; notamment Apple, Dell et HP. « Ce qui ne fait pas d’eux de bons élèves, mais de moins mauvais, car la plupart des autres n’ont guère fait de progrès », nuance Sabine Gagnier. La situation est pire encore dans le secteur de l’automobile électrique, épinglé dans un chapitre intitulé « La face sombre de la technologie verte ». « Renault et Daimler présentent des résultats particulièrement mauvais. Ils ne respectent pas les règles minimales et leurs chaînes d’approvisionnement présentent d’importantes zones d’ombre », soutient le rapport. « Une réalité d’autant plus inquiétante que la demande de véhicules électriques est en pleine croissance. D’où l’importance que les industriels adoptent des pratiques plus vertueuses », plaide Sabine Gagnier. Dans ses recommandations, l’ONG pointe également la responsabilité de Pékin... mais aussi celle de la RDC qui s’est engagée, entre autres, à mettre fin au travail des enfants pour l’année 2025.

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Article
15 November 2017

Ces enfants qui travaillent pour nos batteries

Auteur: Amnesty International

Renault, Microsoft, Lenovo, BMW...ces marques à la pointe du secteur électronique et du véhicule électrique ne font pas assez pour vérifier leurs chaînes d’approvisionnement de cobalt...Deux années se sont écoulées depuis que nous avons révélé que les batteries utilisées pour leurs produits sont susceptibles d'être liées au travail des enfants en République démocratique du Congo (RDC)...Nous avons rassemblé des informations montrant que des enfants et des adultes extraient le cobalt dans des tunnels étroits creusés manuellement, et sont exposés au risque d'accidents mortels et de graves affections pulmonaires. L'organisation a suivi le parcours du cobalt provenant de ces mines, qui a été livré à une entreprise chinoise de transformation appelée Huayou Cobalt...Nous avons évalué les pratiques de 28 entreprises susceptibles d’être liées à Huayou Cobalt en se basant sur cinq critères reflétant les normes internationales, notamment l'obligation faite aux entreprises de mener des vérifications en exerçant un « devoir de vigilance » sur leurs chaînes d'approvisionnement, et leur obligation de transparence au sujet des risques qui y sont associés en matière de droits humains. L'organisation a pour chaque entreprise indiqué « aucune mesure », « minimum », « modéré » ou « insuffisant » pour chaque critère. Aucune des entreprises citées dans le rapport n'a pris des mesures suffisantes pour se conformer aux normes internationales. Et ce, alors même qu’elles sont toutes averties des risques en matière de droits humains et des atteintes à ces droits liés aux activités d'extraction du cobalt en RDC. Il est fort probable que le cobalt extrait de mines par des enfants soit utilisé dans les batteries de voitures électriques. Les véhicules électriques sont à la traîne par rapport à d'autres secteurs en ce qui concerne les pratiques liées à leurs batteries...Cette nouvelle enquête établit un classement des géants de ce secteur, parmi lesquels figurent Apple, Samsung Electronics, Dell, Microsoft, BMW, Renault et Tesla, basé sur les progrès qu'ils ont réalisés depuis janvier 2016 dans leurs pratiques concernant l'approvisionnement en cobalt. Si une poignée d'entreprises ont réalisé des progrès, d'autres n'ont toujours pas pris les mesures les plus élémentaires, telles qu'une enquête sur les filières d'approvisionnement en RDC...Cette nouvelle enquête établit un classement des géants de ce secteur, parmi lesquels figurent Apple, Samsung Electronics, Dell, Microsoft, BMW, Renault et Tesla, basé sur les progrès qu'ils ont réalisés depuis janvier 2016 dans leurs pratiques concernant l'approvisionnement en cobalt. Si une poignée d'entreprises ont réalisé des progrès, d'autres n'ont toujours pas pris les mesures les plus élémentaires, telles qu'une enquête sur les filières d'approvisionnement en RDC..Apple est devenue la première entreprise à publier les noms de ses fournisseurs en cobalt...Dell et HP ont montré des signes encourageants...Microsoft, par exemple, fait partie des 26 entreprises qui n'ont pas rendu publiques les informations sur leurs fournisseurs...Lenovo présente elle aussi de mauvais résultats...

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Article
15 November 2017

La voiture électrique Zoe de Renault violerait-elle… les droits de l’homme?

Auteur: Alain-Gabriel Verdevoye, Challenges (France)

Amnesty International dénonce les conditions de travail dans les mines de cobalt (métal essentiel aux batteries pour les voitures électriques) en République démocratique du Congo. L'ONG, qui évalue dans un rapport les progrès réalisés par les entreprises dans leurs prise en compte des filières d'approvisionnement, souligne les piètres performances de Renault...La voiture électrique viole les droits de l'homme! C'est ce que révèle un rapport d'Amnesty International publié ce mercredi...Certaines entreprises, à la pointe du secteur électronique et du véhicule électrique, " ne font pas assez pour vérifier leurs chaînes d'approvisionnement de cobalt ", écrit ainsi l'organisation...Plus de la moitié du cobalt - un composant essentiel des batteries lithium-ion - extrait dans le monde provient de la République démocratique du Congo (RDC)...Or, " nos premières enquêtes ont montré que le cobalt extrait des mines par des enfants et des adultes dans des conditions épouvantables en RDC est utilisé dans les chaînes d'approvisionnement de certaines des entreprises les plus connues au niveau mondial ", souligne le rapport...Amnesty International note les " piètres performances " de Renault. Les pires même parmi les constructeurs automobiles étudiés. Tandis que BMW ou Tesla sont jugés comme les meilleurs...Globalement, " les constructeurs de véhicules électriques sont à la traîne par rapport à d'autres secteurs en ce qui concerne les pratiques liées à leurs batteries...Alors que " la demande de batteries rechargeables ne cesse de croître, les entreprises du secteur ont la responsabilité de prouver qu'elles ne tirent pas profit des conditions de travail et de vie misérables des mineurs en RDC ", indique Amnesty. L'ONG a exigé que Renault " assume son devoir de vigilance en République démocratique du Congo", dans une lettre ouverte au PDG Carlos Ghosn...[Fait référence à Nissan].

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Rapport
15 November 2017

Le temps est venu de recharger des batteries "propres". Les atteintes aux droits humains dans la chaîne d'approvisionnement en cobalt de RDC: entre action et inaction des entreprises

Auteur: Amnesty International

Ce rapport détermine aussi à quel point 26 entreprises ont mis en place les mesures relatives au devoir de diligence en matière de droits humains pour connaître l’origine du cobalt contenu dans leurs produits et les conditions dans lesquelles cette substance minérale est extraite et commercialisée. Y figure l’entreprise en amont Zhejiang Huayou Cobalt Company Ltd. (Huayou Cobalt), dont la filiale en propriété exclusive en RDC, Congo Dongfang International Mining SARL (CDM), est un important client pour les négociants de cobalt artisanal...les chercheurs ont par ailleurs relevé que 25 entreprises en aval achetaient probablement, de façon directe ou indirecte, à Huayou Cobalt. Amnesty International a conclu que les 26 entreprises n'avaient pas respecté les normes internationales de devoir de diligence requises en matière de droits humains. Encore plus alarmant : la majorité d'entre elles ont été incapables de répondre à des questions basiques sur l'origine du cobalt contenu dans leurs produits et s'il existait des risques tels que ceux observés par les chercheurs. Amnesty International a également relevé des lacunes et des faiblesses importantes dans la réglementation congolaise de l’exploitation minière artisanale. Le gouvernement de la RDC n’était pas non plus en mesure d’appliquer correctement l'interdiction légale du travail des enfants dans l'exploitation minière artisanale..Ce rapport traite de 29 entreprises, dont Huayou Cobalt (fonderie et « pierre angulaire » de la chaîne d'approvisionnement) et de 28 entreprises en aval. Les sociétés en aval comprennent des sociétés de biens de consommation électroniques comme Apple Inc. (Apple), Huawei Technologies Co., Ltd. (Huawei) et Microsoft Corporation (Microsoft) ; des constructeurs automobiles, notamment le Groupe BMW (BMW), Daimler AG (Daimler) et Tesla Inc. (Tesla) ; des fabricants de cellules de batterie, tels que Samsung SDI Co., Ltd. (Samsung SDI) et LG Chem, Ltd. (LG Chem) ; et des fabricants de cathodes, tels que L&F Co., Ltd. (L&F). Toutes ces sociétés avaient été identifiées dans le cadre des travaux de recherche pour Voilà pourquoi on meurt comme ayant d’éventuels liens avec des chaînes d'approvisionnement de Huayou Cobalt, et parmi celles-ci se trouvent cinq constructeurs automobiles (BMW, Fiat-Chrysler Automobiles NV (Fiat-Chrysler), General Motors Co. (General Motors), le Groupe Renault (Renault) et Tesla)...En s’appuyant sur les normes internationales relatives aux droits humains et aux chaînes d'approvisionnement, le rapport Le temps est venu de recharger des batteries « propres » évalue la qualité des pratiques d'approvisionnement en cobalt de ces 29 entreprises. Des évaluations d’entreprises.sont illustrées au moyen d’icônes de batterie dans le rapport pour représenter l’« état de santé » des pratiques de devoir de diligence de chaque entreprise...[Le rapport contient également des recommandations destinées aux différentes parties prenantes].

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Article
15 November 2017

Les géants industriels ne font pas le nécessaire face aux allégations de travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement en cobalt pour les batteries

Auteur: Amnesty International

Une étude portant sur des entreprises du secteur de l'électronique et des constructeurs automobiles met en évidence d'importantes zones d'ombre dans les chaînes d'approvisionnement. - Apple est classée en tête des entreprises pour l'approvisionnement responsable en cobalt – mais la barre n'a pas été placée haut; - Microsoft, Lenovo et Renault sont les entreprises qui ont réalisé le moins de progrès. Les entreprises de premier plan du secteur de l'électronique et du véhicule électrique ne font toujours pas assez pour mettre fin aux atteintes aux droits humains commises dans le cadre de leurs chaînes d'approvisionnement en cobalt, alors que presque deux années se sont écoulées depuis qu'Amnesty International a révélé, à l'issue de son enquête, que les batteries utilisées pour leurs produits sont susceptibles d'être liées au travail des enfants en République démocratique du Congo (RDC), a déclaré l'organisation le 15 novembre. [Le] nouveau rapport, partiellement traduit en français et intitulé Le temps est venu de recharger des batteries « propres », établit un classement des géants de ce secteur, parmi lesquels figurent Apple, Samsung Electronics, Dell, Microsoft, BMW, Renault et Tesla, basé sur les progrès qu'ils ont réalisés depuis janvier 2016 dans leurs pratiques concernant l'approvisionnement en cobalt. Ce rapport montre que si une poignée d'entreprises ont réalisé des progrès, d'autres n'ont toujours pas pris les mesures les plus élémentaires, telles qu'une enquête sur les filières d'approvisionnement en RDC...« Nos premières enquêtes ont montré que le cobalt extrait des mines par des enfants et des adultes dans des conditions épouvantables en RDC est utilisé dans les chaînes d'approvisionnement de certaines des entreprises les plus connues au niveau mondial. Quand nous avons pris contact avec ces entreprises, nous avons constaté que beaucoup ne demandaient même pas d'où provenait le cobalt, a déclaré Seema Joshi, spécialiste de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains à Amnesty International. « Près de deux ans plus tard, certaines des entreprises les plus riches et puissantes au monde trouvent encore des excuses pour ne pas enquêter sur leurs chaînes d'approvisionnement. Et celles qui ont mené des enquêtes ne révèlent pas ce qu'elles ont découvert sur les risques en matière de droits humains et les atteintes à ces droits. Si les entreprises restent dans l'ignorance concernant la provenance de leur cobalt, il en va de même pour leurs clients. « Il est grand temps que cela change. Alors que la demande de batteries rechargeables ne cesse de croître, les entreprises du secteur ont la responsabilité de prouver qu'elles ne tirent pas profit des conditions de travail et de vie misérables des mineurs en RDC. Les solutions en matière d'énergie pour l'avenir ne doivent pas être fondées sur des atteintes aux droits humains. »...Amnesty International a écrit à chacune des 29 entreprises dans le cadre de ses recherches (voir ci-après) et permis à chacune de faire des commentaires au sujet de notre première ébauche de conclusions. Les entreprises suivantes ont contesté leur classement concernant au moins un des cinq critères utilisés : Apple, BMW, Dell, Fiat-Chrysler, General Motors, HP, Hunan Shanshan, Microsoft, Sony, Tesla et Tianjin Lishen...

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