Mis en examens pour des soupçons de corruption, Bolloré se dit victime de préjugés contre l'Afrique

Auteur: Le Monde, Publié le: 1 May 2018

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« Dans une tribune, Vincent Bolloré se dit victime de préjugés contre l'Afrique », 28 avril 2018

Le groupe du milliardaire français est soupçonné d'avoir utilisé les activités de conseil d'Havas, entreprise qu'il contrôle, pour obtenir des marchés au Togo et en Guinée...Mis en examen dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de corruption pour l'obtention de concessions portuaires en Afrique, Vincent Bolloré conteste ces accusations et toute irrégularité dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche du 29 avril...Pour l'homme d'affaires...les suspicions à l'égard des activités du groupe Bolloré résultent d'une vision biaisée du « continent d'avenir » qu'est l'Afrique et d'un « traitement inexact et condescendant des Africains »....

L’homme d’affaires déplore aussi qu’« en raison de campagnes véhiculant des informations fausses ou malveillantes », le continent africain, où son groupe a investi « près de 4 milliards d’euros et a contribué à (…) créer énormément d’emplois », soit « appréhendé comme une terre de non-gouvernance, voire de corruption »...

Bolloré revient également sur l'affaire de la Socapalm, société spécialisée dans l'huile de palme au Cameroun, dont son groupe est actionnaire. « Quand je vois la chasse aux sorcières organisée contre nos agissements dans des plantations qui ne nous ont jamais appartenu et où nous n'avons aucun employé... », poursuit l'entrepreneur, en référence à un reportage de France Télévisions...Ce reportage évoquait les activités de la Socapalm et diffusait notamment le témoignage de sous-traitants, pour certains présentés comme mineurs, payés à la tâche, travaillant sans vêtements de protection et logeant dans des conditions insalubres.

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