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Pour protéger la planète, un groupe d'ONG demande à la France d'arrêter de financer l'exploitation industrielle des forêts tropicales

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Document
7 December 2015

La France accueille la Conférence de Paris sur le climat tout en injectant des millions d'euros dans l'exploitation industrielle des forêts tropicales

Auteur: Global Witness

« À l’occasion de la COP21, l’Agence française de développement se présente comme un investisseur majeur dans des projets respectueux du climat, notamment en ce qui concerne la protection des forêts », a déclaré Alexandra Pardal de Global Witness. (1) « Mais d’après nos enquêtes, l’AFD a investi des millions d’euros ces vingt dernières années dans l’industrie forestière du bassin du Congo associée à la destruction de la forêt, à l’exploitation illégale, à l’évasion fiscale et à des complicités dans la violence visant les populations locales. »...un groupe d’organisations non-gouvernementales et de scientifiques, dont Global Witness...appellent la France à cesser de promouvoir l’exploitation forestière industrielle dans le bassin du Congo, près de 12 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre étant le résultat de la destruction des forêts...« Il est ridicule de suggérer que l’exploitation forestière puisse être respectueuse de l’environnement. Chaque arbre abattu en entraîne huit autres dans sa chute. Une fois coupée, la forêt primaire a besoin de six à huit siècles pour se régénérer », a conclu Alexandra Pardal. « La politique d’investissement de l’Agence française de développement est entièrement conçue pour défendre les propres intérêts économiques de la France – elle n’est pas à la hauteur de ses engagements envers l’Afrique et nuit aux propres objectifs climatiques de la France. Si la France veut que son leadership de la COP soit pris au sérieux, il faut que le gouvernement cesse de soutenir l’exploitation forestière industrielle, activité totalement incompatible avec un climat sain et un avenir durable. »

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Document
7 December 2015

Pour protéger le climat de la planète, la France doit se désengager du secteur d’exploitation forestière industrielle dans le bassin du Congo

Auteur: Global Witness, Greenpeace et partenaires

Depuis vingt ans, la France soutient en effet l’industrie du bois dans cette région, en partant du principe que si les entreprises forestières adoptent un certain nombre de règles et d’outils, notamment des « plans d’aménagement forestier », elles pourront gérer de manière durable leurs concessions forestières et contribueront au développement des pays producteurs. Depuis 1990, la France a ainsi mis à disposition, via l’Agence française de développement (AFD), plus de 120 millions d’euros de prêts et subventions aux sociétés forestières de la région...Mais cette politique de soutien à l’industrie forestière se fonde sur des postulats erronés et a des résultats désastreux...l’exploitation forestière industrielle, même celle dite « sélective »...et même celle opérant avec des « plans d’aménagement forestier », endommage durablement la biodiversité et entraîne une vaste déforestation...il est incontestable que la dégradation de ces forêts par une exploitation forestière industrielle, même certifiée, les rend plus vulnérables au changement climatique...Sur le plan économique et social...aucun Etat forestier du bassin du Congo n’a réduit son taux de pauvreté grâce à l’exploitation industrielle de ses forêts. Au contraire : l’industrie du bois détruit progressivement l’écosystème « forêt » dont dépendent 75 millions de personnes et prive les communautés locales et autochtones de leurs droits fonciers et coutumiers. Les conflits entre les entreprises et les communautés environnantes sont nombreux...Les conséquences de la mal gouvernance et du non-respect des lois et des droits peuvent être dramatiques : en République centrafricaine, les principales entreprises forestières actives en 2013 et 2014 se sont rendues complices de graves violations des droits de l’homme en raison de financements qu’elles ont donnés à des milices armées.

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