Sierra Leone : Des ONG dénoncent l’emprisonnement d’opposants à l’exploitation de plantations de Socfin ; Bolloré et Socfin répondent

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Réponse
22 February 2016

Réponse de Bolloré

Auteur: Bolloré

...[L]e Groupe Bolloré...rappelle qu’il n’est qu’un actionnaire du Groupe Socfin...Il ne peut donc pas être directement tenu pour responsable des actions ou des décisions prises par Socfin. Cependant, le Groupe Bolloré exerce son devoir de vigilance...[Il] a organisé une réunion en octobre 2014, avec les représentants des riverains des plantations (dont notamment Shiaka Sama de Sierra Leone et Neth Prak du Cambodge). Les représentants ont été reçus à Paris où le Groupe, en tant que médiateur, a recueilli leurs revendications et les a ensuite transmises à Socfin pour suivi...Le groupe Socfin, créé il y a un siècle, affirme qu’aucune des critiques n’est avérée. Le Groupe Bolloré a toute raison de croire à ces réponses et maintenir son investissement qui permet beaucoup de créations d’emplois et améliore la possibilité pour les populations locales de se nourrir au meilleur prix tout en bénéficiant de services sociaux...Le  Groupe Bolloré rappelle qu’il est régulièrement noté par des agences sur sa performance extra financière, et que sa notation s’améliore. Qu’il  lui soit fait crédit de l’existant et de  sa volonté  de  progresser. Quant à la question soulevée par certains médias à propos du procès Bastamag, à savoir « est-il encore permis d’informer sur les activités du Groupe Bolloré ? », le Groupe répond : Informer est un droit, diffamer est une infraction.

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Réponse
22 February 2016

Réponse de Socfin

Auteur: Socfin

La Haute Cour de Sierra Leone a rendu justice en faveur de la Socfin Agricultural Company (Groupe
Socfin) pour des exactions commises, depuis 2013, par six personnes (dégradation de palmiers) dans sa plantation. Il est regrettable que certaines organisations en déduisent un manque d’indépendance de la part des institutions judiciaires sierra léonaises, qui par leur action quotidienne, participent au développement de leur pays...[E]n 2009, le Ministre de l’Agriculture du Sierra Leone après une visite de la plantation de LAC (Socfin) au Libéria, décide de faire appel au Groupe Socfin pour développer un projet dans son pays...S’engage alors un processus de concertation ascendante avec l’ensemble des parties prenantes...C’est alors qu’une majorité de planteurs villageois prennent la décision de participer au projet de SAC, alors que d’autres s’abstiennent...Par conséquent, ces actions symboliques (exactions), encadrées par des associations extérieures sont de nature à fragiliser les relations construites au fil du temps localement. A plusieurs reprises, des soi-disant « associations représentantes des riverains » se sont avérées ne pas représenter ni légalement ni légitimement les populations riveraines des plantations et sont parfois même au service d’intérêts personnels...

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Article
11 February 2016

Est-il encore permis d’informer sur les activités du groupe Bolloré ?

Auteur: Rédaction de Bastamag dans Reporterre (France)

Le groupe Bolloré poursuit le site indépendant Bastamag et d’autres sites internet. Enjeu : une enquête sur l’accaparement des terres dans les pays pauvres. La plainte du groupe industriel contre ces médias pose des questions essentielles sur la liberté d’informer…L’audience du procès en diffamation que le groupe Bolloré intente à Bastamag se déroulera le jeudi 11 février…Le groupe Bolloré estime diffamatoire pas moins de huit paragraphes – ainsi que le titre et le surtitre – d’un article de synthèse publié par Bastamag en octobre 2012 et consacré à la question de l’accaparement des terres, ces appropriations de terres à grande échelle par des fonds d’investissements ou des multinationales, principalement en Afrique et en Asie… Ce procès pose plusieurs questions importantes : L’accaparement des terres serait-il devenu un sujet impossible à évoquer sans risquer une longue procédure judiciaire ?...[E]st-il encore possible d’évoquer les activités du groupe Bolloré et leurs impacts sociaux et environnementaux ?...

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Article
10 February 2016

Sierra Leone : Emprisonnement de Shiaka Sama, procès de journalistes en France, les voix critiques contre Bolloré réduites au silence

Auteur: AEFJN, AFASPA, Confédération Paysanne, FIDH, Intenational Alliance of Local Communities, GRAIN, Oakland Institute, Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, Peuples Solidaires, ReAct, Sherpa et Survie

A la veille d’un nouveau procès intenté par Bolloré contre des journalistes de médias français, des organisations dénoncent l’emprisonnement le 5 février de 6 leaders des communautés locales affectées par les investissements de la SAC, une filiale de Socfin, société liée au groupe Bolloré. Il y a un an, Shiaka Sama, l’un des militants arrêtés, avait été invité à Paris par le groupe Bolloré à la table des négociations pour résoudre les conflits liés à l’exploitation de plantations par des filiales de la Socfin en Afrique et au Cambodge. Aujourd’hui, il est derrière les barreaux...Avec lui cinq autres militants ont été écroués, jugés coupables de la destruction de 40 palmiers à huile...[Ils] nient les faits...[Le Groupe Bolloré] a reçu Shiaka Sama et d’autres représentants de communautés à Paris le 24 octobre 2014. Il s’était alors engagé à une deuxième réunion de négociation en 2015 qui n’a finalement pas eu lieu...[Le] 11 février 2016 se déroule l’audience des journalistes de Bastamag, accusés de diffamation par le Groupe Bolloré suite à la publication d’un article dénonçant l’accaparement des terres...La pression morale et financière de telles procédures affaiblit la liberté d’expression en France, et accentue le déséquilibre entre les défendeurs de droits ou journalistes, et les groupes tels que Bolloré...

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