Turquie: Nestlé et Ferrero font l'objet d'allégations de violation des droits du travail des réfugiés Syriens dans les fermes de noisettes

Le 28 avril 2019, le New York Times a publié un rapport de David Segal sur les conditions de travail des réfugiés syriens effectuant un travail pénible dans les fermes produisant 70% des noisettes dans le monde pour des entreprises de confiserie telles que Nestlé, Godiva (Ulker) et Ferrero. L'enquête met en lumière plusieurs problèmes de droits de l'homme des réfugiés, déplacés par la guerre en Syrie dans les 600 000 exploitations de noisettes dispersées dans toute la Turquie.
L'article suggère que si presque toutes les les travailleurs dans les exploitations agricoles en Turquie perçoivent un salaire minimum (2 020 lires ou 339 dollars américains par mois), ce salaire est loin du salaire vital.
L'article montre que les travailleurs ont peu de recours légaux ou de protection. En tant que tel, le Code du travail turc ne s'applique pas aux entreprises agricoles comptant moins de 50 employés, de sorte qu'une grande partie de la surveillance de cette culture incombe aux entreprises de confiserie. »Et les entreprises non contrôlées dont le chiffre d'affaires s'élève à plusieurs milliards de dollars, comme nous le savons tous, ne sont pas connues pour leur efficacité. surveillance bienveillante et traitement équitable des travailleurs.
Le travail des enfants a également été reconnu comme un problème récurrent dans les élevages de noisettes en Turquie.
Le Centre de ressources sur les entreprises et les droits de l'homme a invité Nestlé et Ulker à répondre. Nestlé a envoyé une réponse, disponible ci-dessous en Anglais. Ulker n'a pas repondu. La reponse de Ferrero figure dans l'article ci-dessous.

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20 May 2019

Turquie : Des fermes de noisettes fournissant Nestlé et Ferrero accusées de sous-payer des réfugiés syriens, selon une enquête du New York Times

Auteur: Olivier Petitjean, Observatoire des multinationales (France)

« En Turquie, des réfugiés syriens exploités cueillent des noisettes pour Nestlé et Ferrero », 14 mai 2019 

…Une enquête du New York Times révèle l’exploitation croissante des réfugiés syriens en Turquie, dans les fermes qui approvisionnent Ferrero, le fabricant du Nutella, mais aussi Nestlé…

…Ferrero absorberait à lui seul le tiers des noisettes turques, dans des conditions économiques qui ont favorisé le recours au travail bon marché - notamment, de plus en plus, celui de réfugiés syriens.

…Aujourd’hui, un nombre croissant des saisonniers employés comme cueilleurs de noisettes sont des réfugiés syriens, une population particulièrement vulnérable. Peu d’entre eux ont des permis de travail, de sorte qu’ils sont dépourvus de protection juridique.

Le Code du travail turc ne s’applique pas aux entreprises agricoles de moins de 50 employés, et la régulation de cette filière revient donc de fait aux entreprises agroalimentaires donneuses d’ordre. Ferrero déclare superviser un effort global pour interdire le travail des enfants et fixer des standards minimaux de rémunération et de sûreté…

Mais superviser de manière exhaustive les exploitations de noisettes en Turquie est une entreprise d’une difficulté exceptionnelle, parce qu’elles sont très nombreuses et très indépendantes. Le salaire minimum, payé par la plupart des agriculteurs, ne suffit pas à maintenir une famille au-dessus du seuil de pauvreté…

Les propriétaires de fermes sont eux-mêmes économiquement à la merci des donneurs d’ordre…

[Selon une enquête réalisée en 2017 par la Fair Labor Association sur la chaîne d’approvisionnement en noisettes de Nestlé] …72% des travailleurs déclaraient gagner à peine de quoi vivre, 99% travailler 7 jours par semaine, et la situation en termes de travail des enfants avait « détériorié durant l’année écoulée » en raison de la guerre en Syrie.

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20 May 2019

Ulker did not respond