Une ONG souligne l’impact du modèle économique d’adidas, Nike et Puma sur les travailleurs de leurs chaînes d’approvisionnement ; avec les réponses des entreprises

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Réponse
14 June 2016

Réponse de Nike

Auteur: Nike

...Nous changeons notre point de vue sur la production car nous savons que si les ouvriers sont valorisés, nous assisterons à un bouleversement concernant les questions de rémunérations, d'heures supplémentaires, de conditions de travail et d'engagement des travailleurs. Le respect du Code de conduite Nike a toujours été une condition non négociable pour nos sous-traitants. Nous cherchons désormais à travailler avec un nombre plus réduit d'usines partenaires, de meilleure qualité, qui partagent notre philosophie selon laquelle des ouvriers valorisés sont la base d'un business model efficace et durable....

Tandis que notre relation avec les ouvriers et les usines continue d'évoluer, nous tenons les engagements qui découlent de notre rôle de leader du secteur et du pouvoir qui nous est conféré par la transparence de notre chaîne d'approvisionnement...

Nous travaillons avec nos usines partenaires pour obtenir un meilleur engagement et pour valoriser leurs ouvriers. Depuis 2012, nous avons lancé dans quatre pays plusieurs programmes de recherche pilotes dont l'objectif est, entre autres, de tester l'état d'esprit des équipes dirigeantes et l'engagement des travailleurs, de créer de nouveaux systèmes de rémunérations et d'avantages pour les ouvriers, et de fournir des smartphones pour aider et répondre aux besoins des travailleurs. Le but de ces efforts est d'engager, de donner du pouvoir et de connecter les ouvriers, pour qu'ils puissent être des moteurs de changements positifs sur et en dehors de leur lieu de travail...

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Réponse
7 June 2016

Réponse d'adidas

Auteur: adidas

...Pour le Groupe adidas, les aspects financiers de sponsoring n'ont aucune incidence sur la gestion et la certification des conditions de travail dans notre supply chain. Et contrairement aux affirmations du rapport de l'ONG, nous estimons respecter notre engagement en faisant preuve de responsabilité dans l'approvisionnement de nos produits.

De notre point de vue, les déclarations du rapport font des généralités. Les pratiques d'approvisionnement et les tendances en matière de confection ne sont guère étayées, sont mal informées et sont donc trompeuses...

Les décisions relatives aux passages de commandes sont complexes. Elles ne dépendent pas de la localisation d'un fournisseur dans un pays où les salaires sont les plus bas, mais d'un
ensemble de facteurs...

Nous nous préoccupons du bien-être des travailleurs fabriquant nos produits et nous prenons des mesures afin d'augmenter progressivement les rémunérations et d'offrir des salaires justes. Ces mesures sont prises en partenariat avec nos fournisseurs et la Fair Labor Association...

 

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Réponse
7 June 2016

Réponse de Puma

Auteur: Puma

L’équipementier sportif PUMA a eu connaissance du rapport « Anti Jeu » publié par le Collectif Ethique sur l’étiquette, membre du réseau Clean Clothes Campaign. La publication affirme que les marques de sport ne font pas suffisamment preuve d’engagement pour construire des partenariats avec leurs fournisseurs sur le long terme et ne sont pas disposées à leur donner les moyens leur permettant d’améliorer leurs conditions sociales et de travail.

PUMA met à disposition des salariés de nos entreprises partenaires plusieurs canaux pour exprimer leurs réclamations. Ainsi, notre Code de Conduite est par exemple affiché chez tous nos fournisseurs de rang 1 dans le monde. Ce code contient les adresses mail et les numéros de téléphone de notre équipe de contrôle de conformité, qui reçoit et traite plus de 100 plaintes de travailleurs par an...

La publication mentionne également que les fournisseurs au Vietnam et en Indonésie paient des salaires inférieurs au salaire minimum. PUMA a vérifié les salaires payés par ses fournisseurs au Vietnam et en Indonésie dans le cadre d’audits réguliers. Nous n’avons pas identifié de cas où un fournisseur PUMA aurait payé moins que le salaire minimum légal dans ces pays...

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Article
6 June 2016

Euro 2016 : quand Nike et Adidas fuient leur « responsabilité sociale » pour payer des salaires toujours plus bas

Auteur: Germain Levebvre et Ivan du Roy, Observatoire des multinationales

…Le déséquilibre est gigantesque : le contrat de sponsoring que Nike a conclu avec Cristiano Ronaldo pourrait permettre à 19 500 ouvriers vietnamiens travaillant dans les usines sous-traitantes de Nike d’être rémunérés pendant un an au salaire vital, tel qu’estimé par une alliance de syndicats et d’organisations non gouvernementales asiatiques, l’Asian Floor Wage [2]. « Ces chiffres choquants illustrent le modèle des grands équipementiers sportifs : une surenchère dans la communication marketing et dans la recherche de rentabilité pour les actionnaires, sans que les travailleurs qui contribuent à leur croissance en bénéficient réellement », commente Nayla Ajaltouni, du Collectif éthique sur l’étiquette…

C’est tout le paradoxe de l’industrie des équipementiers sportifs, incarnés par ses principaux acteurs, Nike, Adidas et Puma…Leurs dépenses de marketing et de sponsoring, ainsi que leurs dividendes, connaissent une inflation galopante, pendant que celles consacrées aux salaires versés par leurs sous traitants en Asie, principalement en Chine, au Vietnam et en Indonésie, demeurent désespérément stables à des niveaux très bas…

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Rapport
1 June 2016

Anti-jeu – les sponsors laissent les travailleurs sur la touche

Auteur: Collectif Ethique sur l'Etiquette

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Article
1 June 2016

Le Collectif Ethique sur l’étiquette lance la campagne « Anti-jeu » Et un rapport sur les impacts sociaux du modèle économique de Nike, Adidas et Puma

Auteur: Collectif Ethique sur l'Etiquette

  • 0,6 centimes dévolus au salaire des ouvriers de la confection pour la fabrication du maillot de l’équipe d’Allemagne vendu 85 euros, pour un bénéfice net de 24,3 euros pour Adidas ;
  • Un doublement des dividendes pour Nike depuis 2010 et un doublement de ses ventes en 10 ans ;
  • Une augmentation de l’investissement dans le sponsoring qui aurait permis à plus de 165 000 travailleurs vietnamiens et 110 000 travailleurs indonésiens de recevoir un salaire vital ;
  • Un modèle « target costing » d’optimisation des coûts de production poussé à outrance qui confine les salaires des ouvriers à une simple variable d’ajustement ;
  • Un désinvestissement progressif de la Chine, dont les salaires minimum rejoignent désormais des niveaux décents, vers des pays offrant une main d’œuvre bradée, malgré des performances économiques saluées.

Tels sont quelques-uns des principaux enseignements du rapport « Anti-jeu » commandité par le Collectif Ethique sur l’étiquette, qui analyse l’impact, pour les travailleurs de leurs chaînes d’approvisionnement, du modèle économique des 3 principaux sponsors des équipes de l’Euro 2016 – Nike, Adidas, Puma...Résultat, les travailleurs de leurs chaînes d’approvisionnement, situés principalement en Asie, touchent des salaires en deçà du minimum nécessaire pour vivre décemment – en deçà d’un salaire vital. En contradiction avec le discours affiché de ces sponsors, qui se positionnent, à force déclarations publiques, comme des acteurs plus responsables que les autres marques du secteur.

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