abusesaffiliationarrow-downarrow-leftarrow-rightarrow-upattack-typeblueskyburgerchevron-downchevron-leftchevron-rightchevron-upClock iconclosedeletedevelopment-povertydiscriminationdollardownloademailenvironmentexternal-linkfacebookfilterflaggenderglobeglobegroupshealthC4067174-3DD9-4B9E-AD64-284FDAAE6338@1xinformation-outlineinformationinstagraminvestment-trade-globalisationissueslabourlanguagesShapeCombined Shapeline, chart, up, arrow, graphLinkedInlocationmap-pinminusnewsorganisationotheroverviewpluspreviewArtboard 185profilerefreshIconnewssearchsecurityPathStock downStock steadyStock uptagticktooltiptriangletwitteruniversalitywebwhatsappxIcons / Social / YouTube

This page is not available in Burmese and is being displayed in French

Article

13 May 2025

Author:
Ruth Alonga, Deutsche Welle (Allemagne)

RDC: L'exploitation artisanale des minerais stratégiques continue sous le regard attentif des rebelles

"En RDC, situation paradoxale à Rubaya", 13 mai 2025

A Rubaya dans l’est, sous le contrôle du M23, les creuseurs artisanaux affirment travailler dans de meilleures conditions, avec plus de sécurité et moins de taxes illégales qu'avant.

Depuis plus d’un an, la cité de Rubaya, dans l’est de la République démocratique du Congo, est passée sous le contrôle du groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda. Malgré l’instabilité, l’exploitation artisanale des mines continue dans cette zone riche en minerais stratégiques : coltan, cassitérite et manganèse.

Dans les collines verdoyantes du Nord-Kivu, des milliers de creuseurs artisanaux extraient chaque jour ces ressources essentielles à la fabrication de téléphones, ordinateurs et batteries. Rubaya est aujourd’hui un point névralgique dans la chaîne d’approvisionnement mondiale des technologies...

Alan Ndibeshe, 26 ans, travaille depuis cinq ans dans les mines de Rubaya. Il témoigne d’un changement depuis la prise de contrôle du M23. 

"Avant, les Wazalendo n’étaient pas tendres avec nous ; ils prenaient tout ce que nous avions. Aujourd’hui, c’est mieux. Même si on paie encore des taxes, ce n’est plus aussi exorbitant", a-t-il déclaré dans une mine où il creuse - sous le regard attentif des rebelles.

Le calme relatif offert par la nouvelle administration rebelle attire de nombreux creuseurs, malgré l’illégalité et les risques.

Sur le site très actif de D4 Gakombe, la production bat son plein. Vianey Jean Marc, responsable d’un puits souterrain d’extraction du manganèse, explique que : "Par jour, nous pouvons sortir 30 à 40 kilos. Selon le marché, cela peut rapporter jusqu’à 1 200 dollars."

Le manganèse local, surnommé coltan jaune, contient du coltan et voit sa valeur augmenter. "Ce coltan contenu dans le manganèse lui donne plus de poids. C’est ce qui sert à fabriquer les téléphones dans le monde entier", a déclaré Baraka, ouvrier sur le site.

Les creuseurs vendent leurs minerais à des négociants locaux. Ceux-ci, à leur tour, les revendent aux grands négociants qui transportent les sacs de minerais vers les comptoirs de la ville de Goma.

S’exprimant récemment sur la question, Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’AFC M23 a affirmé que les minerais pourraient être exportés via le Rwanda, comme cela a toujours été le cas, même sous le contrôle de Kinshasa, car Il n’y a pas de route reliant Goma à la capitale congolaise.

Fin avril 2024, le M23 soutenu par le Rwanda selon les Nations Unies, s’est emparé de la mine de Rubaya. Selon plusieurs estimations, cette mine produirait entre 20 et 30 % du coltan utilisé dans le monde.

Timeline