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المقال

5 يونيو 2025

الكاتب:
Didier Makal, Mongabay

La RDC déterminée à exploiter son pétrole, la société civile s'inquiète et met en garde

"RDC : Après les mines, l’ère du pétrole au cœur des enjeux", 5 juin 2025

L’exploration et l’exploitation du pétrole sont irréversibles, a annoncé le ministre des hydrocarbures de la République démocratique du Congo (RDC). Même si le gouvernement a annoncé la mise à l’écart des blocs pétroliers estimés dangereux pour les écosystèmes, des défenseurs de l’environnement restent inquiets. Il est cependant possible d’exploiter le pétrole, à condition d’adopter une gouvernance rigoureuse et transparente des ressources pétrolières, selon les spécialistes...

Le pétrole pourrait bien supplanter, voire dépasser le cuivre, le cobalt, le diamant, l’or et le coltan, précieuses ressources minérales qui ont longtemps pesé sur l’économie du [pays]...

Mais l’expérience des mines est souvent évoquée pour rappeler des faiblesses constatées dans l’industrie minière, notamment en ce qui concerne la protection de l’environnement et le bien-être économique des populations.

Plusieurs des 52 blocs pétroliers concernés par les explorations pétrolières à venir abritent d’importants écosystèmes. C’est le cas des forêts primaires, des tourbières qui comptent parmi les plus importantes du monde...

« C’est la première chose qui a été prise en compte, à savoir détoxifier nos blocs de tous les espaces qui gênaient les ONG et qui, selon eux, allaient en contresens de la protection de l’environnement », assure le ministre des hydrocarbures...Mais [le ministre] insiste : « Maintenant, la politique du gouvernement, c’est d’explorer et de produire. (…) Le gouvernement ne reculera plus »...

D’après le rapport, de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) de l’année 2022, les revenus du secteur extractif collectés par l’État auprès des entreprises extractives ont atteint 7,3 milliards USD, contre 3,6 USD en 2021, soit une hausse de 99,12 %. Le secteur pétrolier a généré précisément 328,76 millions USD de revenus pour le Trésor public, indique le même rapport. Cela représente 4,46 % des revenus extractifs du pays qui se sont élevés à 7,04 millions USD, faisant des hydrocarbures un secteur d’avenir.

Mais, l’essentiel du pétrole congolais est exporté brut à partir de Muanda, dans le sud-ouest du pays, où il est extrait principalement par la société franco-britannique Perenco...

Le pétrole changera-t-il la donne, en améliorant le bien-être économique et social des Congolais comme promis par le gouvernement ? Pour sa part, Sarah Ngomba, ingénieure en raffinage et pétrochimie et chercheuse à l’université de Kinshasa, le Congo peut atténuer l’impact de l’exploitation du pétrole.

Elle propose de mixer innovation technologique, rigueur dans l’application des normes environnementales et volonté politique. « Cela demande une volonté politique forte, des ressources et une gestion rigoureuse ». Il faut, pour cela, explique-t-elle, une entreprise nationale de raffinage, ou le renforcement de la société publique pétrolière Sonahydroc...En plus, « des Études d’impact environnemental (EIE) indépendantes et obligatoires, avant tout forage [et] l’installation des systèmes de surveillance, pour détecter rapidement les fuites ou pollutions » sont nécessaires, explique Ngomba...

Pour cette dernière, il faudra aussi, la consultation préalable des communautés locales, avec le droit à la compensation et les sanctions fermes en cas de violation des normes environnementales, ajoute-t-elle. La protection de l’environnement et des populations ne doit pas être une option, mais une exigence réglementaire...